MaçonnerieNBN EN 13813

Calcul ragréage : quantité au m² et nombre de sacs

Ce calculateur estime en temps réel les besoins matière d'un ragréage. À partir de la surface à couvrir (m²) et de l'épaisseur moyenne (mm), il calcule la masse de poudre, le nombre de sacs à commander, l'eau de gâchage, le primaire d'accrochage et un budget indicatif.

Mis à jour le

Paramètres du ragréage
Renseignez la surface et l'épaisseur — le calcul réagit en direct.

Sol à ragréer

m²
mm

Généralement entre 3 et 30 mm

Produit & conditionnement

kg/m²/mm
10%
Ragréage à prévoir
18sacs
Ragréage autolissant standard

440 kg de poudre, marge de 10 % incluse + 5,0 L de primaire d'accrochage. Gâchage : 90 à 108 L d'eau.

Masse440 kg
Primaire5,0 L
Budget507,12 €
Épaisseur & type de ragréage10 mm
fibréchape0102030

Ragréage autolissant — jusqu'à 10 mm, un autolissant classique convient.

Quantités à commandermarge 10% incluse

Ragréage

18 sacs

de 25 kg

Total : 440 kg

Primaire d'accrochage

5,0 L

≈ 0.2 L/m²

Pour 25 m²

Estimation du budget

ProduitQuantitéTotal
Ragréage (sac 25 kg)18 sacs447,12 €
Primaire d'accrochage5,0 L60,00 €
Total estimé507,12 €

Comment calculer la quantité de ragréage ?

Le calcul repose sur la consommation du produit — que les fabricants appellent aussi le rendement — toujours indiquée sur le sac en kg/m²/mm : c'est la masse de poudre nécessaire pour couvrir 1 m² sur 1 mm d'épaisseur. Selon les produits, elle varie de 1,5 à 1,7 kg/m²/mm ; ce calculateur retient 1,6 kg/m²/mm, la valeur médiane des fiches techniques du marché.

Masse de ragréage

M = S × e × C

M : masse de poudre à prévoir, en kg (résultat du calcul) · S : surface à recouvrir, en m² (donnée que vous saisissez) · e : épaisseur moyenne de la couche, en mm (généralement entre 3 et 30 mm) · C : consommation ou rendement du produit, en kg/m²/mm (1,6 dans ce calculateur, à ajuster selon la fiche technique)

Le nombre de sacs s'obtient ensuite en divisant la masse totale par le conditionnement (25 kg pour la quasi-totalité des ragréages), puis en arrondissant au sac supérieur :

Nombre de sacs =
M25 kg
(arrondi au supérieur)

M : masse de poudre majorée de la marge de sécurité, en kg · le conditionnement courant est de 25 kg, plus rarement 20 ou 30 kg · l'arrondi se fait toujours au sac entier supérieur : on ne commande pas un demi-sac

Exemple : pour une pièce de 25 m² à rattraper sur 10 mm d'épaisseur moyenne, il faut 25 × 10 × 1,6 = 400 kg de ragréage, soit 16 sacs de 25 kg. Le calculateur ajoute le primaire d'accrochage sur la base de 0,2 L/m², soit ici 5 litres, et l'eau de gâchage correspondante.

L'ordre des opérations compte. La marge de sécurité s'applique à la masse avant l'arrondi au sac supérieur, jamais après : arrondir d'abord reviendrait à laisser l'arrondi absorber la marge. L'effet est mesurable — sur les 65 combinaisons de surface et d'épaisseur testées, une marge de 10 % ne change rien au nombre de sacs dans 11 % des cas, parce que l'arrondi la couvrait déjà. Dans les 89 % restants, elle ajoute bien au moins un sac.

Combien de sacs de ragréage pour 10, 20, 50 m² ?

Voici directement le nombre de sacs de 25 kg à commander, pour une consommation de 1,6 kg/m²/mm et hors marge de sécurité. Ce tableau est généré par le moteur de calcul de l'outil : il affiche exactement ce que le calculateur ci-dessus retourne.

Surface3 mm5 mm10 mm15 mm20 mm
10 m²2471013
12 m²3481216
15 m²35101520
20 m²47132026
25 m²58162432
30 m²610202939
40 m²813263952
50 m²1016324864
60 m²1220395877
80 m²16265277103
100 m²20326496128

Lecture : pour 20 m² en 5 mm, il faut 7 sacs ; les mêmes 20 m² en 10 mm en demandent 13. La quantité est strictement proportionnelle à l'épaisseur — c'est elle, et non la surface, qui fait exploser le budget. Ajoutez 5 à 10 % si le sol est creusé ou si vous mesurez l'épaisseur à l'œil plutôt qu'à la règle.

Combien de m² couvre un sac de 25 kg ?

C'est la question la plus fréquente, et la réponse dépend entièrement de l'épaisseur coulée. Sur la base d'une consommation de 1,6 kg/m²/mm, un sac de 25 kg couvre :

ÉpaisseurConsommationSurface par sac de 25 kg
3 mm4,8 kg/m²≈ 5,2 m²
5 mm8,0 kg/m²≈ 3,1 m²
10 mm16,0 kg/m²≈ 1,6 m²
20 mm32,0 kg/m²≈ 0,8 m²
30 mm48,0 kg/m²≈ 0,5 m²

Retenez l'ordre de grandeur : à 3 mm, un sac couvre environ 5 m² ; à 10 mm, à peine plus de 1,5 m². Doubler l'épaisseur divise par deux la surface couverte, d'où l'intérêt de mesurer l'épaisseur moyenne réelle (règle de 2 m posée au sol, cales aux points bas) plutôt que de l'estimer à l'œil. C'est aussi ce rapport qui donne le coût matière au m² : divisez le prix du sac par la surface couverte — un sac à 25 € étalé sur 3,1 m² revient à 8 €/m² de fourniture en 5 mm, et à 16 €/m² en 10 mm.

Consommation réelle des produits du commerce

La valeur par défaut de 1,6 kg/m²/mm n'est pas une moyenne inventée : elle est encadrée par les fiches techniques ci-dessous, relevées en août 2026. Reportez toujours la consommation du produit que vous achetez dans le champ « Consommation » du calculateur — l'écart entre 1,5 et 1,7 kg/m²/mm représente 13 % de poudre.

ProduitTypeConsommationÉpaisseurEau / sac 25 kgCirculable
Sikafloor-310 LevelSikaAutolissant1,5 kg/m²/mm3 à 10 mm5,0 à 5,5 L≈ 4 h à 20 °C
Sikafloor-330 Fibré LevelSikaFibré1,6 kg/m²/mm3 à 20 mm6 L4 à 6 h à 20 °C
184 SOLFIBREParexlankoFibré1,6 kg/m²/mm3 à 20 mm5,5 à 6 L3 h ± 1 h
weberniv PolyWeberFibré polyvalent1,7 kg/m²/mm3 à 30 mmn.c.carrelage après 24 h

Valeurs relevées sur les fiches produit des fabricants en août 2026 (Sika, Parexlanko et, pour weberniv Poly, la fiche d'un distributeur). Elles évoluent au fil des reformulations : la fiche technique du sac que vous avez en main fait foi.

Quelle quantité d'eau de gâchage ?

Le dosage en eau conditionne à la fois la fluidité et la résistance finale. Les fiches techniques demandent 5 à 6 litres d'eau par sac de 25 kg de poudre, soit 20 à 24 % du poids : 5,0 à 5,5 L pour le Sikafloor-310 Level, 5,5 à 6 L pour le Parexlanko 184 SOLFIBRE, 6 L pour le Sikafloor-330 Fibré Level.

Eau de gâchage

V = 0,20 à 0,24 × N × m

V : volume d'eau, en litres · N : nombre de sacs · m : masse d'un sac, en kg · le coefficient 0,20 à 0,24 est le rapport eau/poudre relevé sur les fiches techniques — il ne se règle pas à l'œil, un excès d'eau fait ressuer le mortier et chuter sa résistance

Gâchez toujours en versant la poudre dans l'eau, et non l'inverse, puis malaxez au mélangeur lent jusqu'à obtenir une pâte sans grumeaux. Le temps ouvert d'un ragréage se compte en dizaines de minutes (environ 25 minutes pour le 184 SOLFIBRE) : ne gâchez que ce que vous pouvez couler et débuller dans ce laps de temps.

Ragréage autolissant, autonivelant ou fibré : lequel choisir ?

Les trois mots désignent des mortiers fluides de la même famille, et le vocabulaire commercial les mélange volontiers. Le ragréage autolissant (souvent vendu comme autonivelant ou auto-nivelant) est très fluide : il s'étale presque seul et donne une finition prête à recouvrir. Il est conçu pour les faibles épaisseurs, typiquement de 3 à 10 mm. Le ragréage fibré incorpore des microfibres qui reprennent les tensions de retrait : il accepte de plus fortes épaisseurs (20 mm couramment, jusqu'à 30 mm pour les fibrés forte épaisseur) et résiste mieux sur les supports qui travaillent — anciens parquets, planchers bois, sols chauffants, dalles fissurées.

C'est la règle appliquée par le calculateur : au-delà de 10 mm d'épaisseur, il recommande un ragréage fibré pour limiter le risque de fissuration. Et au-delà de 30 mm, le ragréage n'est plus la bonne solution : orientez-vous vers une chape de rattrapage.

Un repère complète le choix : le classement mécanique de la NBN EN 13813, du type CT-C16-F4, donne la résistance en compression (C, en MPa) et en flexion (F) du mortier durci. C'est lui qui figure sur la déclaration de performance du produit : vérifiez-le au regard de l'usage du local et des exigences du revêtement posé.

Réussir son ragréage : la préparation fait tout

La préparation du support est la phase la plus critique. Le sol doit être propre, sec, dépoussiéré et débarrassé de toute partie friable ; les produits de cure sur béton doivent être éliminés par grenaillage ou ponçage. Les fissures sont traitées et l'humidité résiduelle du support contrôlée avant de ragréer : le seuil admissible dépend du revêtement prévu et figure dans sa fiche technique et dans celle du ragréage.

Appliquez le primaire d'accrochage adapté au support, comme le demandent les fiches techniques des ragréages : primaire pour supports poreux sur béton et chape, primaire spécial supports fermés sur ancien carrelage ou peinture de sol. Comptez 0,2 L/m², la valeur retenue par le calculateur.

Le gâchage doit être homogène et l'application rapide. Travaillez par bandes en maintenant un bord frais, débullez à la lisseuse ou au rouleau débulleur, et protégez la surface de la chaleur et des courants d'air pendant les 24 heures qui suivent l'application. Un ragréage bien exécuté crée une planéité que les revêtements actuels — carrelage grand format, sols vinyles, parquet flottant — exigent et ne pardonnent pas.

Côté références produit, les enduits de lissage et enduits de dressage de sol relèvent de la norme NBN EN 13813 (matériaux de chape : propriétés et exigences) : leurs performances figurent sur la déclaration de performance qui accompagne le marquage CE du produit.

Comment ce calcul est vérifié

Le calcul est couvert par une suite de 25 tests automatisés, construite sur des valeurs recalculées indépendamment du moteur et sur les fiches techniques des fabricants.

  • Masse et nombre de sacs. La masse de poudre (surface × épaisseur × consommation) et l'arrondi au sac supérieur sont recalculés indépendamment du moteur : 25 m² en 10 mm donnent 400 kg, soit 16 sacs de 25 kg.
  • Fiches techniques. La consommation par défaut reste dans la fourchette des fiches de fabricants. L'eau de gâchage retrouve leurs 5 à 6 L par sac de 25 kg, et le primaire est compté à 0,2 L/m².
  • Tableaux et FAQ de la page. La table « surface par sac », l'abaque des sacs par surface et par épaisseur et les chiffres de la FAQ sont recalculés case par case.
  • Marge et arrondi. La marge de perte s'applique à la masse avant l'arrondi au sac supérieur. Elle ne fait jamais baisser le nombre de sacs.
  • Saisies au clavier. Une virgule décimale est acceptée. Une surface vide ou une épaisseur nulle laissent le résultat vide au lieu d'afficher une valeur absurde.

Références

  • NBN EN 13813 (2002) — Matériaux de chapes et chapes — Matériaux de chapes : propriétés et exigences. Définit le classement mécanique des mortiers de sol (type CT, classes de compression C et de flexion F) dont relèvent les enduits de lissage. Source du badge affiché en tête de page. Fiche Buildwise.
  • Fiches techniques fabricants consultées en août 2026 : Sika Sikafloor-310 Level et Sikafloor-330 Fibré Level (fra.sika.com), Parexlanko 184 SOLFIBRE(parexlanko.com et batiproduits.com), Weber weberniv Poly (fiche distributeur). Source des consommations, des plages d'épaisseur, des dosages en eau et des délais de circulation et de recouvrement publiés ci-dessus.

Questions fréquentes

Tout dépend de l'épaisseur à rattraper. Pour 20 m² en 5 mm d'épaisseur moyenne, comptez 20 × 5 × 1,6 = 160 kg, soit 7 sacs de 25 kg. En 10 mm, il faut 320 kg, soit 13 sacs ; en 3 mm, 96 kg suffisent, soit 4 sacs. Le tableau « nombre de sacs par surface » plus haut donne directement la valeur pour 10, 12, 15, 20, 25, 30, 40, 50, 60, 80 et 100 m².

Avec une consommation de 1,6 kg/m²/mm, un sac de 25 kg couvre 5,2 m² en 3 mm, 3,1 m² en 5 mm, 1,6 m² en 10 mm et 0,8 m² en 20 mm. La règle est simple : la surface couverte par un sac est le poids du sac divisé par (épaisseur × consommation). Doubler l'épaisseur divise donc la surface couverte par deux.

La consommation d'un ragréage s'exprime en kg de poudre par m² et par millimètre d'épaisseur — c'est ce que les fabricants appellent aussi le rendement. Les fiches techniques du marché s'échelonnent de 1,5 kg/m²/mm (Sikafloor-310 Level) à 1,7 kg/m²/mm (weberniv Poly) ; ce calculateur retient 1,6 kg/m²/mm par défaut, qui est aussi la valeur du Sikafloor-330 Fibré Level et du Parexlanko 184 SOLFIBRE. Concrètement, 1 m² en 5 mm consomme 8 kg de poudre, et 1 m² en 10 mm en consomme 16.

Les fiches techniques demandent 5 à 6 litres d'eau par sac de 25 kg, soit 20 à 24 % du poids de poudre : 5,0 à 5,5 L pour le Sikafloor-310 Level, 5,5 à 6 L pour le Parexlanko 184 SOLFIBRE, 6 L pour le Sikafloor-330 Fibré Level. Respectez précisément le dosage du fabricant : un excès d'eau fait chuter la résistance et provoque le ressuage, un manque d'eau empêche le produit de s'auto-niveler.

Les ragréages fibrés consomment légèrement plus que les autolissants classiques : 1,6 kg/m²/mm pour le Sikafloor-330 Fibré Level et le Parexlanko 184 SOLFIBRE, jusqu'à 1,7 kg/m²/mm pour le weberniv Poly, contre 1,5 kg/m²/mm pour un autolissant classique. L'écart tient moins aux fibres qu'à la granulométrie, mais il compte : à 15 mm sur 30 m², passer de 1,5 à 1,7 kg/m²/mm ajoute 90 kg, soit 4 sacs.

Les autolissants de sol s'appliquent de 3 à 10 mm : sous l'épaisseur minimale du fabricant, la couche manque de cohésion et s'effrite. Au-delà de 10 mm, passez sur un ragréage fibré, qui va de 3 à 20 mm selon les produits, et jusqu'à 30 mm pour les fibrés forte épaisseur. Pour rattraper plus de 30 mm, un ragréage ne suffit plus : il faut une chape de rattrapage.

La planéité d'un support se contrôle avec une règle de 2 m et un réglet de 0,20 m, posés sur cales et pivotés sur place : c'est la méthode de reconnaissance de support imposée avant la pose d'un revêtement collé. Dès que le creux mesuré dépasse la tolérance admise par le revêtement visé, un enduit de préparation s'impose. Le ragréage devient aussi incontournable avant un revêtement mince (lame PVC, sol vinyle, moquette) qui laisserait transparaître le moindre défaut, ou avant un carrelage grand format qui n'accepte aucune bosse.

Oui, à condition que les carreaux soient parfaitement adhérents (sondez-les et recollez ou déposez ceux qui sonnent creux). Dégraissez soigneusement la surface, puis appliquez un primaire d'accrochage spécial supports fermés (non poreux) avant de couler le ragréage. Sans ce primaire adapté, l'enduit n'adhérera pas sur l'émail du carrelage.

Dans la quasi-totalité des cas, oui : les fiches techniques des ragréages en demandent un, adapté à la nature du support. Sur support poreux (béton, chape), il régule l'absorption d'eau pour éviter que le ragréage ne sèche trop vite et ne fissure. Sur support fermé (carrelage, peinture de sol), il crée le pont d'adhérence indispensable. Comptez environ 0,2 L/m², c'est la valeur retenue par le calculateur.

Un ragréage est circulable en 3 à 6 heures à 20 °C selon le produit (3 h ± 1 h pour le Parexlanko 184 SOLFIBRE, environ 4 h pour le Sikafloor-310 Level, 4 à 6 h pour le Sikafloor-330 Fibré Level). Le recouvrement demande davantage : 24 heures pour un carrelage ou une moquette, 48 heures pour un sol PVC, 72 heures pour un parquet collé. Ces délais s'allongent par temps froid ou humide, et sur plancher chauffant les fabricants demandent en plus de couper le chauffage 48 heures avant l'application.