Calcul de déperdition thermique

Chargement de l'éditeur de plan…

Hypothèses de construction (appliquées au plan, surchargeables par pièce)

m
W/m²K
W/m²K
W/m²K
W/m²K
W/m²K
W/m·K
W/m·K
W/m·K

Ponts thermiques : laissez les ψ vides, le supplément forfaitaire ΔU_TB de l'ANB (données du projet) les couvre. Si vous saisissez des ψ issus d'une étude de nœuds constructifs, passez ΔU_TB à 0.

Les murs en contact deviennent des cloisons entre locaux chauffés, les murs libres des parois extérieures. Le plancher sur sol suit la formule de l'ANB ; caves, vides sanitaires et combles prennent la température du tableau NA.4. Les flux verticaux entre niveaux chauffés sont nuls. Pour un pan coupé ou une façade en biais, utilisez « Tracer » (pièce sommet par sommet) ou convertissez une pièce rectangulaire en forme libre depuis l'inspecteur.

Résultats

Déperditions totales ΦHL

3,98kW

3 984 W59 W/m² sur 68 m²

Transmission
Ventilation
1 861W · 47 %
2 123W · 53 %

Où partent les watts ?

Répartition des déperditions par poste physique (flux internes exclus)

3,98kW
  • Parois opaques960 W24 %
  • Fenêtres & portes584 W15 %
  • Sol318 W8 %
  • Ventilation2 123 W53 %

Déperditions par pièce

Transmission, ventilation et relance — pour dimensionner les émetteurs

Transmission Ventilation Relance

Intensité de chauffage par pièce

En W/m² de plancher — repère : moyenne bâtiment 59 W/m²

Charge thermique pièce par pièce

ΦHL de chaque pièce pour dimensionner ses émetteurs, agrégé pour le bâtiment.

PièceConsigne (°C)θintTransmission (W)ΦTVentilation (W)ΦVRelance (W)ΦRHDéperditions (W)ΦHLRatio (W/m²)
Séjour207291 262—1 99174
Cuisine20426186—61245
Chambre18175457—63260
Salle de bains2437095—46577
Entrée16161123—28527
Bâtiment1 8612 12303 98459

Les flux entre locaux chauffés (badge « interne ») sont comptés dans la charge de chaque pièce pour dimensionner ses émetteurs, mais s'annulent dans le total bâtiment (transferts internes à l'enveloppe — NBN EN 12831-1).

Détail des déperditions par pièce et par paroi

ΦHL,i = (HT,i + HV,i) × (θint,i − θe) + Ai × fRH

Valeurs normatives utilisées — traçabilité

Chaque constante par défaut est listée avec sa source (norme + tableau).

Valeur normative utiliséeValeurSource
θint — Séjour / salon20,00 °CNBN EN 12831-1 ANB:2020 — températures intérieures recommandées (Bruxelles Environnement, formation printemps 2025, p. 19)
ΔU_TB — supplément forfaitaire de ponts thermiques0,10 W/(m²·K)NBN EN 12831-1 ANB:2020 — coefficient forfaitaire de ponts thermiques ΔU_TB
fθann — variation annuelle de la température extérieure (sol)1,45 NBN EN 12831-1 ANB:2020 — fθann, variation annuelle de la température extérieure (formule et exemple reproduits par Bruxelles Environnement, formation Bâtiment durable (printemps 2025), p. 44 et 52)
fGW — influence de l'eau souterraine (sol)à confirmer1,15 NBN EN 12831-1 ANB:2020 — fGW, influence de l'eau souterraine (valeur reproduite par Bruxelles Environnement, formation Bâtiment durable (printemps 2025), p. 44 et 52 ; à confirmer dans le texte de l'ANB)
θae — Espace sous toiture isolée (= θmin)0,00 °CNBN EN 12831-1 ANB:2020 tableau NA.4 — température intérieure des espaces non chauffés (reproduit par Bruxelles Environnement, formation Bâtiment durable (printemps 2025), p. 41)
nmin — Séjour / salon0,50 h⁻¹NBN EN 12831-1 ANB:2020 tableau NA.8
n50 — étanchéité inconnue6,00 h⁻¹NBN EN 12831-1 ANB:2020 — n50 inconnu (Buildwise, Heatload, p. 8)
fqv — infiltrations (méthode simplifiée)0,10 NBN EN 12831-1 ANB:2020 — infiltrations, méthode simplifiée (fqv)
Débit exigé — Séjour + espaces analogues3,6 m³/h·m², bornes m³/hNBN D 50-001 (1991), tableau 1, modifiée par les annexes PEB « VHR » (débit exigé, Annexe PEB « VHR » de la Région, point 1.1.1)
ρ·cp/3600 air (0,34)0,34 Wh/(m³·K)EN 12831:2003 §7.2 (ρ·cp/3600, air à ~20 °C)
θint — Cuisine20,00 °CNBN EN 12831-1 ANB:2020 — températures intérieures recommandées (Bruxelles Environnement, formation printemps 2025, p. 19)
nmin — Cuisine0,50 h⁻¹NBN EN 12831-1 ANB:2020 tableau NA.8
θint — Chambre18,00 °CNBN EN 12831-1 ANB:2020 — températures intérieures recommandées (Bruxelles Environnement, formation printemps 2025, p. 19)
nmin — Chambre0,50 h⁻¹NBN EN 12831-1 ANB:2020 tableau NA.8
Débit exigé — Chambre, bureau, étude, salle de jeux + espaces analogues3,6 m³/h·m², bornes m³/hNBN D 50-001 (1991), tableau 1, modifiée par les annexes PEB « VHR » (débit exigé, Annexe PEB « VHR » de la Région, point 1.1.1)
θint — Salle de bains24,00 °CNBN EN 12831-1 ANB:2020 — températures intérieures recommandées (Bruxelles Environnement, formation printemps 2025, p. 19)
nmin — Salle de bains0,50 h⁻¹NBN EN 12831-1 ANB:2020 tableau NA.8
θint — Entrée / circulation16,00 °CNBN EN 12831-1 ANB:2020 — températures intérieures recommandées (Bruxelles Environnement, formation printemps 2025, p. 19)
nmin — Entrée / circulation0,50 h⁻¹NBN EN 12831-1 ANB:2020 tableau NA.8

Mis à jour le · Méthode NBN EN 12831-1 et valeurs publiques de l'annexe nationale ANB:2020

Le calcul de déperdition thermique, socle de tout dimensionnement chauffage

Dessinez le plan de votre logement (surfaces, adjacences et mitoyennetés déduites automatiquement) ou saisissez les pièces au tableau : déperditions thermiques de base pièce par pièce (transmission, sol, ventilation NBN D 50-001, relance), à la température de base de votre commune, valeurs normatives sourcées et note de calcul PDF prête pour le choix d'une pompe à chaleur.

Dimensionner une chaudière, une pompe à chaleur ou des radiateurs commence toujours par la même question : combien le bâtiment perd-il de watts dans les conditions les plus froides ? La NBN EN 12831-1 et son annexe nationale belge (ANB:2020) y répondent par un bilan en régime permanent à la température extérieure de base θe : chaque pièce est traitée séparément, ce qui permet de dimensionner les émetteurs pièce par pièce, puis le bâtiment est agrégé pour dimensionner le générateur.

De la déperdition à la puissance de chauffage en kW

La grandeur que produit la norme s'appelle la charge thermique nominale ΦHL. Exprimée en watts, elle se lit directement en kilowatts : ΦHL / 1 000. C'est la puissance que le générateur doit fournir en continu pour tenir la température de consigne quand il fait θe dehors — ni une consommation annuelle, ni une puissance moyenne.

Charge thermique nominale d'un local

ΦHL = ΦT + ΦV + ΦRH

ΦHL : puissance à installer pour le local (W) · ΦT : déperditions par transmission (W) · ΦV : déperditions par renouvellement d'air (W) · ΦRH : surpuissance de relance, nulle en fonctionnement continu (W)

Deux précisions comptent au moment de commander le matériel. D'abord, la somme des puissances des émetteurs dépasse toujours ΦHL du bâtiment : chaque pièce est dimensionnée pour son propre pire cas, alors que le générateur profite de la non-simultanéité — et, en logement, du fait qu'un flux entre deux pièces chauffées s'annule à l'échelle de l'enveloppe. Ensuite, la réserve pour l'eau chaude sanitaire et les éventuelles marges de sécurité s'ajoutent par-dessus ΦHL : ce sont des choix de conception, et non des prescriptions de la NBN EN 12831-1, dont le titre même est explicite — elle traite la charge de chauffage des locaux.

Méthode du coefficient G ou calcul détaillé : que choisir ?

Beaucoup d'installateurs pré-dimensionnent avec la méthode volumique du coefficient G : P = G × V × ΔT, où G (W/m³·K) résume les pertes du bâtiment entier par mètre cube chauffé et par degré d'écart. C'est un usage professionnel de pré-dimensionnement : elle ne figure pas dans la NBN EN 12831-1 et n'a aucun caractère normatif. Elle reste néanmoins un excellent contrôle de vraisemblance — à condition de savoir ce qu'elle vaut.

Méthode forfaitaire du coefficient G (usage professionnel, hors norme)

P = G × V × ΔT

P : puissance de chauffage (W) · G : coefficient de déperdition volumique, ventilation incluse (W/m³·K) · V : volume chauffé (m³) · ΔT : θint − θe (K)

Pour situer les deux méthodes l'une par rapport à l'autre, la même maison témoin — plain-pied de 100 m² (10 × 10 m), 2,5 m sous plafond, plancher sur sol, plafond sous comble perdu, menuiseries au sixième de la surface habitable, sans système de ventilation, θm,e de 10 °C — a été passée au calcul détaillé pour trois niveaux d'isolation. Les U de plancher sont des U au sens de la PEB, résistance conventionnelle du sol comprise. Le G implicite de la dernière colonne est celui qu'il faudrait employer dans P = G × V × ΔT pour retrouver le résultat du calcul détaillé.

Niveau d'isolationU retenus (W/m²·K)ΦHL à θe = −7 °CW/m² à −7 °CW/m² à −15 °CPart ventilationG implicite
Non isolé (n50 12 h⁻¹, ΔU 0,10)murs 2,50 · plancher 0,67 · plafond 1,60 · fenêtres 5,016,3 kW16320817 %2,42
Isolation moyenne par l'intérieur (n50 7 h⁻¹, ΔU 0,15)murs 0,40 · plancher 0,26 · plafond 0,22 · fenêtres 2,04,8 kW486133 %0,72
Très basse énergie (n50 2 h⁻¹, ΔU 0,05)murs 0,15 · plancher 0,13 · plafond 0,12 · fenêtres 1,32,7 kW273542 %0,41

Trois enseignements s'en dégagent. Les puissances surfaciques retombent dans les fourchettes publiées par Bruxelles Environnement (120 à 180 W/m² avant la PEB, 20 à 40 W/m² en très basse énergie). Le G implicite varie d'au plus 2,1 % entre θe = −7 et −15 °C, ce qui confirme son hypothèse de départ : G est bien une propriété du bâti, à peu près indépendante du climat — la dérive résiduelle vient du sol, qui suit la moyenne annuelle et non le froid de pointe. Enfin, la part de la ventilation passe de 17 % à 42 % du total entre une maison non isolée et une maison très basse énergie : sur un bâtiment performant, se tromper sur le débit d'air pèse plus lourd que se tromper sur l'isolant.

Ce que la méthode G ne saura jamais faire, en revanche, c'est choisir un radiateur. Elle donne un total bâtiment ; elle ne dit rien de la chambre nord sous les combles ni de la salle de bains à 24 °C. C'est précisément l'objet du calcul pièce par pièce.

Transmission : parois, vitrages, ponts thermiques, sol, voisins

Chaque paroi contribue selon ce qu'elle sépare. Vers l'extérieur, c'est U × A, avec un supplément forfaitaire de ponts thermiques ΔU_TB de 0,02 à 0,15 W/(m²·K), 0,10 par défaut, que vous pouvez remplacer par des ponts thermiques saisis en ψ × L. Vers un espace non chauffé (comble, garage, cave, vide sanitaire), la paroi est calculée vers la température que le tableau NA.4 de l'annexe nationale attribue à cet espace : θe, θmin ou θm,e de la commune. Vers une maison voisine, c'est le tableau NA.5 qui s'applique. Les fenêtres sont déduites de la surface opaque : elles ne sont jamais comptées deux fois.

Vers le sol, l'outil applique la formule de l'annexe nationale : 1,45 × 1,15 × A × U, ramenée à la moyenne annuelle θm,e. Le U à saisir est celui du plancher au sens de la PEB ; le calcul « U par couches » le donne directement en mode « plancher sur sol ». Pour une menuiserie dont on ne connaît que le type, l'éditeur de plan propose les Uw par défaut du catalogue du CSTC et les U de portes du document de référence wallon ; pour une menuiserie récente, le Uw du fabricant fait foi.

Ventilation : le poste que l'on sous-estime

Le renouvellement d'air pèse d'autant plus lourd que le bâti est performant : sur la maison témoin ci-dessus, il passe de 17 % du bilan sans isolation à 42 % en très basse énergie, sans même compter de système de ventilation. L'outil suit l'annexe nationale : il additionne les débits de conception du logement, les infiltrations 0,1 × n50 × V (n50 = 6 h⁻¹ si l'étanchéité est inconnue) et complète si besoin jusqu'au minimum de 0,5 renouvellement par heure du tableau NA.8.

Choisissez le système du logement (A, B, C ou D) : chaque pièce sèche reçoit alors par défaut son débit exigé par la NBN D 50-001, compté à la température extérieure en système A ou C. En système D, l'air soufflé est crédité du rendement de l'échangeur : à 80 % de récupération, les 275 W d'un débit de 30 m³/h n'en coûtent plus que 55. Les pièces humides et les circulations, alimentées par l'air des pièces sèches, reçoivent le minimum de 0,5 h⁻¹.

Des résultats défendables : chaque constante a sa source

La crédibilité d'une note de calcul tient à la traçabilité de ses hypothèses. Ici, aucune constante n'est codée « en dur » : θint de l'annexe nationale, nmin, n50 par défaut, fqv, ΔU_TB, températures des tableaux NA.4 et NA.5, débits de la NBN D 50-001… chaque valeur utilisée est listée avec sa source dans les résultats comme dans la note de calcul PDF. Les valeurs reprises d'une reproduction publique non vérifiée sur le texte officiel sont marquées « à confirmer », et celles qui manquent bloquent proprement le poste concerné plutôt que de produire un zéro silencieux.

Le plan 2D qui remplit le calcul à votre place

La saisie la plus pénible d'un bilan thermique (surfaces de parois, adjacences entre pièces, mitoyennetés, planchers et plafonds) est exactement ce qu'un plan contient déjà. L'éditeur 2D déduit tout cela du dessin : les murs en contact deviennent des cloisons entre locaux chauffés (flux internes correctement exclus du total bâtiment), les murs libres des parois extérieures, les murs marqués mitoyens donnent sur le voisin choisi, et chaque fenêtre posée sur un mur retire sa surface de la paroi opaque. Le même moteur normatif calcule ensuite : le dessin ne remplace pas la méthode, il la remplit, et la saisie tabulaire reste disponible pour les cas particuliers.

Les pièces ne sont pas limitées à des rectangles : l'outil « Tracer » pose une pièce sommet par sommet, avec des murs obliques et des angles quelconques (pan coupé, comble aménagé, façade en biais, pièce en L). Les angles se calent d'eux-mêmes sur des multiples de 15° et sur la perpendiculaire au mur précédent — un bâtiment tracé en biais garde donc ses angles droits —, et le tracé s'aimante sur les sommets et les murs déjà dessinés pour que deux pièces soient réellement jointives. Un rectangle existant se convertit en forme libre d'un clic : ses sommets deviennent déplaçables et la poignée au milieu d'un mur le brise en deux. Les longueurs de murs, les surfaces (formule de Gauss) et les cloisons communes sont alors mesurées sur la géométrie réelle, biais compris.

Une note de calcul pensée pour choisir la pompe à chaleur

La note PDF commence par ce dont l'installateur a besoin : la charge thermique du bâtiment à θe, la température de base de la commune, la température intérieure moyenne et la charge de chaque pièce pour les émetteurs, puis les points à vérifier sur la fiche technique de n'importe quelle pompe à chaleur. Ces données se reportent telles quelles dans l'outil Dimensionnement PAC air/eau, mode « Déperditions connues », qui calcule le point de bivalence, l'appoint et le rendement saisonnier.

Température de base et valeurs de l'annexe nationale belge

θe est la température extérieure conventionnelle sous laquelle l'installation doit encore tenir la consigne. L'annexe nationale NBN EN 12831-1 ANB:2020 la fixe commune par commune, avec la moyenne du mois le plus froid θmin et la moyenne annuelle θm,e. C'est une norme payante : l'outil ne reproduit pas ses tableaux communaux et ne devine aucune valeur. Saisissez celles de votre commune, lues dans l'ANB ou dans l'outil Heatload de Buildwise. Les autres valeurs de l'annexe ci-dessous sont celles que des documents publics reproduisent.

DonnéeValeur retenueSource publique
Repère — Flandre — calcul indicatif EPBθe −7 °CValeur forfaitaire unique, quelle que soit la commune flamande, du calcul indicatif joint à la startverklaring et à l'EPC Bouw depuis le 1/1/2026. Ce calcul ne remplace pas un dimensionnement détaillé.
Repère — Bruxelles (1000) — ANB:2020θe −7 °C · θmin 0 °C · θm,e 10 °CValeurs de l'annexe nationale pour la commune de Bruxelles (code postal 1000), telles qu'affichées par l'outil Buildwise dans la formation de Bruxelles Environnement. Une autre commune peut avoir une θe plus basse (Ardenne notamment) : vérifiez-la dans l'ANB.
Températures intérieures θintSéjour / salon 20 °C · Chambre 18 °C · Cuisine 20 °C · Salle de bains 24 °C · WC 16 °C · Bureau 20 °C · Entrée / circulation 16 °C · Autre local chauffé 18 °CRecommandations de l'ANB, tableau reproduit par Bruxelles Environnement
Espaces non chauffés (tableau NA.4)θe : espace ouvert sur l'extérieur (ouvertures / volume > 0,005 m²/m³) ; espace sous toiture non isolée (comble perdu)θmin : espace sous toiture isolée ; sous-sol avec fenêtres ou portes extérieures ; vide sanitaire ; autre espace avec 2 murs extérieurs et une porte extérieure (garage…) ; autre espace avec 3 murs extérieurs ou plusθm,e : sous-sol (> 70 % des murs contre terre) sans fenêtre ni porte extérieure ; autre espace sans mur extérieur ; autre espace avec un seul mur extérieur ; autre espace avec 2 murs extérieurs, sans porte extérieureTableau de l'ANB reproduit par Bruxelles Environnement
Bâtiments voisins (tableau NA.5)Bâtiment voisin habité — θ = θm,eBâtiment voisin non habité, isolé et peu aéré — θ = θminBâtiment voisin non habité, non isolé ou très aéré — θ = θeTableau de l'ANB reproduit par Bruxelles Environnement ; logement du même immeuble : règle de l'EN 12831:2003
Solfθann = 1,45 · fGW = 1,15Formule et exemple de l'ANB reproduits par Bruxelles Environnement ; fGW à confirmer dans le texte de l'ANB
Renouvellement minimal nmin0,5 h⁻¹Tableau NA.8 (résidentiel et non résidentiel)
Étanchéité inconnuen50 = 6 h⁻¹Buildwise, Heatload ; infiltrations = 0,1 × n50 × V
Ponts thermiques ΔU_TB0,02 / 0,05 / 0,10 / 0,15 W/(m²·K)Options de l'ANB, 0,10 par défaut (Buildwise, Bruxelles Environnement)
Débits exigés (pièces)séjour 3,6 m³/h·m², de 75 à 150 m³/h · chambre ou bureau 3,6 m³/h·m², de 25 à 72 m³/h · cuisine fermée, salle de bain (extraction) 3,6 m³/h·m², de 50 à 75 m³/h · WC (extraction) 25 m³/hNBN D 50-001, modifiée par les annexes PEB des trois Régions
Menuiserie inconnuefenêtres Uw 1,97 à 5,83 · portes 3,0 à 6,0 W/(m²·K)Catalogue de valeurs U du CSTC (2015) selon châssis et vitrage ; DRT 2026 de la Région wallonne pour les portes

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 45 tests automatisés, à laquelle s'ajoutent 31 tests pour l'éditeur de plan et la relecture des calculs enregistrés. Tous comparent le calcul à des références extérieures — exemple publié, tableaux de l'annexe nationale, second outil du site, identités algébriques — et jamais à ses propres sorties.

  • L'exemple chiffré de l'annexe nationale est reproduit en entier. Bruxelles Environnement publie le calcul d'une classe selon l'ANB. L'outil retrouve le mur extérieur (26,8 W/K), la dalle sur sol (11,2 W/K), la ventilation (5 690 W) et le total de 6 843 W, à moins de 0,5 W près.
  • Les débits de ventilation sont ceux de la NBN D 50-001. Pour chaque type de pièce, de 0 à 60 m², le débit exigé est recoupé avec celui de notre outil de ventilation pièce par pièce, écrit séparément : ils coïncident partout.
  • Les tableaux publiés sont repris ligne à ligne. Températures intérieures, espaces non chauffés, bâtiments voisins, renouvellement minimal, Uw par défaut du CSTC et U des portes du document de référence wallon sont comparés à leur source. Choisir le type d'un espace non chauffé ou saisir sa température donne la même déperdition.
  • Les formules sont recalculées hors du moteur. Le sol, dont le flux ne dépend que de la moyenne annuelle, la récupération d'une ventilation double flux et le U par couches, plancher sur sol compris, sont refaits séparément : les résultats concordent.
  • Comparaison aux ordres de grandeur publiés. Sur la maison témoin, le calcul détaillé donne 163 W/m² non isolée et 27 W/m² en très basse énergie, dans les fourchettes de Bruxelles Environnement. Le G implicite varie d'au plus 2,1 % entre −7 et −15 °C.
  • Saisies aberrantes et anciens calculs. Projet vide, surface nulle, U négatif, température écrite en toutes lettres : jamais de valeur fantaisiste, le poste en cause est signalé. Un calcul enregistré sur calculpro.fr se recharge, ses valeurs françaises converties ; seule θmin, absente du site français, reste à saisir.

Références

  • NBN EN 12831-1:2017 — Performance énergétique des bâtiments — Méthode de calcul de la charge thermique nominale — Partie 1 : charge de chauffage des locaux. Le tableau D.10b (relance) de l'édition de 2003 reste proposé en option, et son tableau D.5 pour un logement voisin du même immeuble.
  • NBN EN 12831-1 ANB:2020 — annexe nationale belge : températures de la commune, températures intérieures recommandées, n50 par défaut, tableaux NA.4, NA.5 et NA.8, ponts thermiques ΔU_TB, formule du sol, relance (fiche Buildwise, accès après connexion).
  • Bruxelles Environnement, formation Bâtiment durable « Chauffage et eau chaude sanitaire : conception » (printemps 2025) — formules et tableaux de l'ANB, exemple chiffré complet (PDF).
  • Buildwise, Heatload — Manuel utilisateur v1 (mars 2026) — n50 de 6 h⁻¹, minimum de 0,5 h⁻¹, ΔU_TB, débits de conception du système, stratification au-delà de 4 m et relance au cas par cas (PDF).
  • NBN D 50-001 — Dispositifs de ventilation dans les bâtiments d'habitation, telle que modifiée par les annexes PEB « VHR » des trois Régions : débits exigés par pièce.
  • Région wallonne, document de référence pour les pertes par transmission (annexe B1, DRT 2026) — U d'un plancher sur sol (§ 15.2.1), U par défaut des portes (tableau 4), conductivités par défaut (annexe A) (PDF).
  • CSTC (Buildwise), catalogue de valeurs U indicatives (avril 2015) — Uw par défaut d'une fenêtre selon châssis et vitrage (PDF).
  • NBN EN ISO 6946 — Composants et parois de bâtiments — Résistance thermique et coefficient de transmission thermique. Résistances superficielles et lames d'air du calcul de U par couches.
  • Énergie+ (Architecture et Climat, UCLouvain, avec le soutien de la Région wallonne) — Calcul des déperditions et dimensionnement des installations de chauffage.
  • Le coefficient G et la formule P = G × V × ΔT relèvent de l'usage professionnel de pré-dimensionnement : aucune des normes ci-dessus ne les contient. Ils servent ici de contrôle de vraisemblance.

Questions fréquentes

La NBN EN 12831-1 calcule, pièce par pièce, les déperditions par transmission ΦT — parois, vitrages, ponts thermiques, sol, espaces non chauffés et bâtiments voisins — et par renouvellement d'air ΦV : débits de ventilation de conception, infiltrations liées à l'étanchéité du bâtiment, et au moins 0,5 renouvellement par heure selon l'annexe nationale belge. La somme, augmentée le cas échéant d'une surpuissance de relance ΦRH, donne la charge thermique nominale ΦHL.

C'est elle qui dimensionne le générateur, et son détail pièce par pièce qui dimensionne chaque émetteur. Les températures de la commune (base θe, mois le plus froid θmin, moyenne annuelle θm,e) sont fixées par l'annexe nationale (ANB:2020).

Tout dépend de l'isolation et du climat, dans un rapport de 1 à 6. Sur une maison de plain-pied de 100 m² (10 × 10 m, 2,5 m sous plafond, comble perdu, sans système de ventilation), le calcul détaillé donne environ 16,3 kW si elle n'est pas isolée, 4,8 kW avec une isolation moyenne par l'intérieur et 2,7 kW en très basse énergie, pour une température extérieure de base de −7 °C. Sous −15 °C, ces mêmes maisons demandent respectivement 20,8, 6,1 et 3,5 kW.

Ces chiffres dimensionnent le chauffage seul. Si le générateur produit aussi l'eau chaude sanitaire, la réserve nécessaire s'ajoute par-dessus : c'est un choix de conception, pas une prescription de la norme, qui ne traite que la charge de chauffage des locaux.

Le coefficient G est une méthode volumique forfaitaire : P = G × V × ΔT, où G (en W/m³·K) résume les déperditions de tout le bâtiment par mètre cube chauffé et par degré d'écart. C'est un usage professionnel de pré-dimensionnement, pas une méthode normative : il ne figure pas dans la NBN EN 12831-1.

Il reste un bon contrôle de vraisemblance. Passée au calcul détaillé, la maison témoin ci-dessus donne un G implicite de 2,42 non isolée, 0,72 avec une isolation moyenne et 0,41 en très basse énergie. Ce que la méthode G ne sait pas faire, en revanche, c'est dimensionner les émetteurs : elle donne un total, jamais une répartition pièce par pièce.

Sur la maison témoin de 100 m² de plain-pied, le calcul détaillé donne 163 W/m² sans isolation, 48 W/m² avec une isolation moyenne et 27 W/m² en très basse énergie sous une température de base de −7 °C ; sous −15 °C, respectivement 208, 61 et 35 W/m². Ces valeurs tombent dans les fourchettes que Bruxelles Environnement publie : 120 à 180 W/m² pour un bâtiment d'avant la PEB, 20 à 40 W/m² en très basse énergie.

Ces ratios servent de contrôle de vraisemblance, pas de méthode. Ils dépendent fortement de la compacité : une maison en L ou à étage, à surface égale, développe plus d'enveloppe qu'un carré de plain-pied. Seul le calcul pièce par pièce permet de choisir un radiateur.

Elle est fixée commune par commune par l'annexe nationale belge, la NBN EN 12831-1 ANB:2020, avec deux autres températures : la moyenne du mois le plus froid θmin, utilisée pour les combles, garages et vides sanitaires, et la moyenne annuelle θm,e, utilisée pour le sol, les caves fermées et les maisons voisines. C'est une norme payante : l'outil ne la reproduit pas et vous demande de saisir les trois valeurs. L'outil Heatload de Buildwise les affiche quand on choisit la commune.

Deux repères sont proposés : pour Bruxelles (1000), θe = −7 °C, θmin = 0 °C et θm,e = 10 °C, et la valeur unique de −7 °C du calcul indicatif flamand des déperditions. Une commune de l'Ardenne a une température de base plus basse.

Par la formule de l'annexe nationale belge, que Bruxelles Environnement reproduit avec un exemple chiffré : HT,ig = fθann × fGW × A × U × (θint − θm,e)/(θint − θe), avec fθann = 1,45 pour la variation annuelle de la température extérieure et fGW = 1,15 pour l'eau souterraine. U est celui du plancher au sens de la PEB : en méthode simplifiée, une résistance conventionnelle du sol de 1 m²·K/W s'ajoute à celle de la dalle et de son isolant.

Multipliée par (θint − θe), la déperdition vers le sol ne dépend donc que de la moyenne annuelle θm,e, pas du froid de pointe. Un plancher sur vide sanitaire ou sur cave non chauffée se calcule, lui, comme une paroi vers un espace non chauffé, à la température du tableau NA.4.

Les débits de conception du système, selon la NBN D 50-001 pour un logement. Dans un système A, B, C ou D, l'outil attribue par défaut à chaque pièce sèche son débit exigé : 3,6 m³/h par m² de plancher, avec un minimum de 75 m³/h en séjour et de 25 m³/h en chambre. Saisissez le débit réel s'il est supérieur.

Cet air neuf entre à la température extérieure en système A ou C, et préchauffé par l'échangeur en système D. Les pièces humides et les circulations sont alimentées par l'air des pièces sèches : l'outil ne modélise pas ce transfert et leur compte au minimum 0,5 renouvellement par heure à θe.

La charge thermique nominale ΦHL est la puissance que le générateur doit fournir à la température de base θe, eau chaude sanitaire non comprise. La note de calcul PDF de l'outil regroupe les données à reprendre : ΦHL, θe de la commune, température intérieure moyenne et charge de chaque pièce pour les émetteurs.

Reportez-les dans l'outil « Dimensionnement d'une pompe à chaleur air-eau », mode « Déperditions connues » : il y ajoute, selon la NBN EN 14825, le point de bivalence, l'appoint éventuel et le rendement saisonnier, quel que soit le fabricant.

Pas par défaut. Pour un logement, l'annexe nationale belge recommande de ne pas prévoir de puissance de relance, à condition que la régulation ne baisse pas la consigne les jours les plus froids. Avec un chauffage par le sol, système très inerte, une relance n'est généralement pas souhaitable.

Si un abaissement est prévu, l'outil propose en option la méthode simplifiée ΦRH = A × fRH, avec les facteurs du tableau D.10b de l'EN 12831 de 2003 : de 2 W/m² (relance lente de 4 h sur un bâtiment inerte) à 45 W/m² (relance en 1 h après une chute de 3 K).

Entre un séjour à 20 °C et une salle de bains à 24 °C, un flux réel traverse la cloison : il doit être fourni par les émetteurs de la salle de bains, donc compté dans sa charge, sous peine de sous-dimensionner le sèche-serviettes. En revanche, ce flux reste à l'intérieur de l'enveloppe chauffée : ce que la salle de bains perd, le séjour le gagne, et le total s'annule à l'échelle du bâtiment.

L'outil applique cette double règle — flux marqués « internes », comptés au niveau de la pièce et exclus du total bâtiment — là où beaucoup de calculateurs simplifiés les additionnent deux fois ou les ignorent.