Conversion kVA / kW et calcul de puissance triphasée
Convertissez des kVA en kW (et l'inverse) sur un réseau 3N × 400 V, 3 × 230 V ou monophasé 230 V, et obtenez les puissances active, réactive et apparente ainsi que le courant par ligne. Outil 100 % gratuit.
Mis à jour le
Réseau
triphasé avec neutre : 400 V entre lignes, 230 V entre ligne et neutre.
Entre ligne et neutre : 231 V
≈ 1 résistif / LED · 0,85 moteur en charge · 0,7 moteur à vide.
Le seuil dépend de votre GRD et de votre raccordement : reportez-le depuis sa grille tarifaire. Exprimé en tan φ, il se convertit par cos φ = 1 / √(1 + tan²φ).
Grandeur connue
Puissance qui dimensionne câbles, transformateur et raccordement, pour 32,0 A sur un réseau 3N × 400 V.
S = √(P² + Q²) · l'angle φ traduit le déphasage courant/tension.
Analyse des puissances
| Grandeur | Valeur |
|---|---|
| Puissance apparente S | 22,170 kVA |
| Puissance active P | 18,845 kW |
| Puissance réactive Q | 11,679 kVAr |
| Courant de ligne I | 32,00 A |
| Puissance par ligne (P / 3) | 6,282 kW |
| Tension entre ligne et neutre U₀ | 230,9 V |
| sin φ | 0,527 |
| tan φ | 0,620 |
| Déphasage φ | 31,8° |
Convertir des kVA en kW en triphasé
C'est la question la plus fréquente devant une plaque de transformateur, un groupe électrogène ou un raccordement, et la réponse tient en une ligne : seul le cos φ sépare les deux unités. Le facteur √3 n'intervient pas dans cette conversion. Il ne sert qu'en amont, pour relier la puissance apparente au couple tension-courant (S = √3 × U × I) ; une fois les kVA connus, la conversion vers les kW est identique en monophasé et en triphasé.
Conversion dans les deux sens
S : puissance apparente (kVA) · P : puissance active (kW) · cos φ : facteur de puissance, entre 0 et 1 — 1 pour un récepteur résistif, 0,80 par défaut sur une installation mixte
Le tableau ci-dessous donne, pour des puissances apparentes courantes, la puissance active correspondante à quatre facteurs de puissance, ainsi que le courant appelé par ligne sur les deux réseaux triphasés belges. Ce courant, lui, ne dépend pas du cos φ : c'est la puissance apparente qui fait circuler les ampères.
| Puissance apparente | cos φ = 1 | cos φ = 0,9 | cos φ = 0,85 | cos φ = 0,8 | I en 3 × 230 V | I en 3N × 400 V |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 5 kVA | 5 kW | 4,5 kW | 4,25 kW | 4 kW | 12,6 A | 7,2 A |
| 10 kVA | 10 kW | 9 kW | 8,5 kW | 8 kW | 25,1 A | 14,4 A |
| 15 kVA | 15 kW | 13,5 kW | 12,75 kW | 12 kW | 37,7 A | 21,7 A |
| 20 kVA | 20 kW | 18 kW | 17 kW | 16 kW | 50,2 A | 28,9 A |
| 25 kVA | 25 kW | 22,5 kW | 21,25 kW | 20 kW | 62,8 A | 36,1 A |
| 30 kVA | 30 kW | 27 kW | 25,5 kW | 24 kW | 75,3 A | 43,3 A |
| 40 kVA | 40 kW | 36 kW | 34 kW | 32 kW | 100,4 A | 57,7 A |
| 50 kVA | 50 kW | 45 kW | 42,5 kW | 40 kW | 125,5 A | 72,2 A |
| 75 kVA | 75 kW | 67,5 kW | 63,75 kW | 60 kW | 188,3 A | 108,3 A |
| 100 kVA | 100 kW | 90 kW | 85 kW | 80 kW | 251,0 A | 144,3 A |
| 160 kVA | 160 kW | 144 kW | 136 kW | 128 kW | 401,6 A | 230,9 A |
| 250 kVA | 250 kW | 225 kW | 212,5 kW | 200 kW | 627,6 A | 360,8 A |
Le cas du groupe électrogène. Les groupes se vendent en kVA parce que leur alternateur est limité par le courant qu'il peut débiter, indépendamment du déphasage de la charge. Un 100 kVA n'affiche 80 kW que sous l'hypothèse conventionnelle cos φ = 0,8 : c'est un régime de référence, pas une promesse. Alimentant un atelier à cos φ 0,65, le même groupe ne délivrera que 65 kW utiles — et devant une charge purement résistive, il pourra donner ses 100 kW sans jamais dépasser son courant nominal. Le même raisonnement vaut pour un transformateur, un onduleur ou un raccordement.
Les formules de la puissance triphasée
En régime alternatif équilibré, trois puissances coexistent et forment le triangle des puissances : la puissance apparente S (kVA), produit tension × courant, la puissance active P (kW), seule à produire un travail utile, et la puissance réactive Q (kVAr), échangée avec les champs magnétiques des moteurs et transformateurs. Le facteur de puissance cos φ mesure la part utile : P = S × cos φ.
Réseau triphasé équilibré
U : tension entre lignes (400 V en 3N × 400 V, 230 V en 3 × 230 V) · I : courant de ligne (A) · φ : déphasage entre courant et tension · en monophasé, les mêmes formules s'écrivent sans le facteur √3, avec U = 230 V
Courant de ligne à partir de la puissance active
P : puissance active (W) · U : tension entre lignes (V) · résultat en ampères par ligne — en monophasé, supprimer le √3 et prendre U = 230 V
3N × 400 V ou 3 × 230 V : les deux réseaux triphasés belges
En Belgique, un raccordement triphasé arrive sur l'un de deux réseaux. Le 3N × 400 V distribue trois conducteurs de ligne et un neutre : c'est le couple 230/400 V de la NBN EN 60038. Le 3 × 230 V, encore répandu, n'a pas de neutre : 230 V entre deux lignes, et un appareil monophasé s'y raccorde entre deux lignes. La formule S = √3 × U × I vaut sur les deux réseaux ; seule la tension U change. À courant égal, un 3N × 400 V transporte donc 400/230 = 1,74 fois plus de puissance.
| Réseau | Conducteurs actifs | Entre lignes | Entre ligne et neutre | Circuit monophasé raccordé entre |
|---|---|---|---|---|
| 1 × 230 V | 1 ligne + neutre | — | 230 V | ligne et neutre (230 V) |
| 3 × 230 V | 3 lignes | 230 V | — | deux lignes (230 V) |
| 3N × 400 V | 3 lignes + neutre | 400 V | 230 V | ligne et neutre (230 V) |
Sur un 3 × 230 V, le √3 apparaît par un autre chemin. Sans neutre, un récepteur triphasé se couple en triangle : chaque branche reçoit la tension entre lignes U et porte I/√3. Les trois branches donnent P = 3 × U × (I/√3) × cos φ, soit √3 × U × I × cos φ. La prescription Synergrid C1/107 prévient que ces réseaux sont susceptibles d'être convertis à terme en 3N × 400 V, et recommande une installation intérieure facile à adapter : câble de liaison à quatre conducteurs, canalisations à cinq conducteurs pour les circuits triphasés.
Méthode de calcul : exemple pas à pas
Prenons un moteur asynchrone triphasé de 15 kW alimenté en 3N × 400 V, avec un cos φ de 0,84 à pleine charge. Le calcul se déroule en trois étapes.
1. Courant de ligne. On isole I dans la formule de la puissance active :
2. Puissance apparente. C'est elle qui dimensionne le départ moteur et pèse sur le transformateur :
3. Puissance réactive. Avec cos φ = 0,84, on a sin φ = √(1 − 0,84²) ≈ 0,543 :
Le moteur appelle donc 25,8 A par ligne et « coûte » 17,9 kVA au réseau pour 15 kW utiles ; les 9,7 kVAr restants magnétisent la machine sans produire de travail. On vérifie la cohérence avec le triangle des puissances : √(15² + 9,7²) ≈ 17,9 kVA. Sur un réseau 3 × 230 V, le même moteur appelle 44,8 A par ligne : la puissance apparente ne change pas, mais la tension est 1,74 fois plus basse. Attention à ne pas confondre : sur la plaque signalétique d'un moteur, la puissance indiquée est la puissance mécanique disponible à l'arbre ; la puissance électrique absorbée s'obtient en divisant par le rendement η (Pabs = Pméca / η), avant d'appliquer les formules ci-dessus.
Facteurs de puissance usuels
Le cos φ dépend de la nature des récepteurs, et surtout de leur taux de charge : un moteur asynchrone qui tourne à vide s'effondre autour de 0,2, ce qui explique qu'une machine surdimensionnée dégrade le cos φ de tout un atelier. Quelques ordres de grandeur pour estimer une installation :
| Récepteur | cos φ typique |
|---|---|
| Résistances (chauffage, boiler électrique), éclairage LED à driver corrigé | ≈ 1,00 |
| Moteur asynchrone à pleine charge | 0,80 à 0,90 |
| Moteur asynchrone à 50 % de charge | ≈ 0,73 |
| Moteur asynchrone à vide | 0,17 à 0,30 |
| Lampes à décharge ou fluorescentes non compensées | ≈ 0,50 |
| Poste de soudure à l'arc | 0,50 à 0,60 |
| Four à induction avec compensation intégrée | ≈ 0,85 |
kVA pour dimensionner, kW pour l'énergie, kVAr à compenser
C'est la puissance apparente qui fait circuler le courant : câbles, jeux de barres, transformateur et raccordement se dimensionnent en kVA. À l'inverse, l'énergie active mesurée au compteur correspond à la puissance active. Tout l'écart entre les deux, c'est-à-dire la puissance réactive, circule sans produire de travail : elle échauffe les conducteurs, creuse la chute de tension et occupe de la place dans le transformateur.
S'y ajoute, pour une partie des installations, un motif tarifaire. En Belgique, la facturation de l'énergie réactive relève de la grille tarifaire de chaque gestionnaire de réseau (Fluvius, ORES, Sibelga, RESA…) et dépend du raccordement : le seuil, les périodes et le prix varient. L'outil n'en reprend aucun. Reportez le seuil de votre grille dans le champ facultatif du calculateur : il le compare au cos φ calculé.
Compenser le cos φ : dimensionner une batterie de condensateurs
Compenser consiste à produire localement la puissance réactive que les moteurs appellent, au lieu de la faire transiter depuis le réseau. La puissance de la batterie se lit directement sur le triangle des puissances : la puissance active ne bouge pas, seule la hauteur Q est rabotée. On passe donc d'une tangente à l'autre.
Puissance de la batterie de condensateurs
Qc : puissance réactive à installer (kVAr) · P : puissance active du site (kW) · φ₁ : déphasage mesuré · φ₂ : déphasage visé — tan φ se déduit du cos φ par tan φ = √(1 − cos²φ) / cos φ
Exemple. Un atelier de 100 kW mesuré à cos φ 0,75 veut remonter à 0,95. Les tangentes valent 0,882 et 0,329, d'où Qc = 100 × (0,882 − 0,329) ≈ 55,3 kVAr. La puissance apparente tombe de 133,3 à 105,3 kVA, soit 21 % de courant en moins dans tout ce qui se trouve en amont de la batterie — d'où l'intérêt de la placer au plus près des récepteurs plutôt qu'en tête d'installation, si l'on veut aussi soulager les départs. La règle de proportionnalité est immédiate : la baisse de courant vaut 1 − cos φ₁ / cos φ₂, quelle que soit la puissance du site.
Deux réserves de terrain. La compensation ne corrige que le déphasage du fondamental : devant des variateurs de vitesse ou des alimentations à découpage, le courant est déformé par les harmoniques, et une batterie standard peut entrer en résonance avec l'inductance du transformateur — c'est le cas des gradins anti-harmoniques ou des filtres accordés. Et sur un site à charge très variable, une batterie fixe surcompense à vide : on passe alors en batterie automatique à gradins.
Puissance d'un raccordement selon son calibre
La capacité d'un raccordement se lit dans le calibre de la protection du gestionnaire de réseau de distribution (GRD) : le courant nominal, ou de réglage, de son disjoncteur. La prescription Synergrid C1/107, commune aux GRD belges, en déduit la puissance de raccordement : elle est toujours apparente, donc exprimée en kVA, et vaut S = U × I en monophasé, S = √3 × U × I en triphasé, avec la tension nominale du réseau. Le tableau l'applique à quelques calibres sur les trois réseaux. Il n'indique pas quels calibres votre GRD propose : c'est lui qui les fixe.
| Calibre de la protection | 1 × 230 V | 3 × 230 V | 3N × 400 V |
|---|---|---|---|
| 16 A | 3,7 kVA | 6,4 kVA | 11,1 kVA |
| 20 A | 4,6 kVA | 8,0 kVA | 13,9 kVA |
| 25 A | 5,8 kVA | 10,0 kVA | 17,3 kVA |
| 32 A | 7,4 kVA | 12,7 kVA | 22,2 kVA |
| 40 A | 9,2 kVA | 15,9 kVA | 27,7 kVA |
| 50 A | 11,5 kVA | 19,9 kVA | 34,6 kVA |
| 63 A | 14,5 kVA | 25,1 kVA | 43,6 kVA |
| 80 A | 18,4 kVA | 31,9 kVA | 55,4 kVA |
| 100 A | 23,0 kVA | 39,8 kVA | 69,3 kVA |
Si le raccordement est protégé par des fusibles gG, Synergrid convertit d'abord leur calibre en courant de disjoncteur équivalent : × 1,25 à partir de 16 A, × 1,5 en dessous. Un fusible de 32 A vaut ainsi un disjoncteur de 40 A, soit 9,2 kVA en monophasé.
À puissance égale, le triphasé réduit le courant de ligne : 12 kVA, c'est 52,2 A en monophasé 230 V, 30,1 A par ligne en 3 × 230 V et 17,3 A en 3N × 400 V. C'est pourquoi le triphasé s'impose pour les moteurs de forte puissance (compresseurs, ponts élévateurs, machines-outils). En contrepartie, les charges monophasées doivent être réparties sur les trois lignes. Synergrid demande une répartition des courants aussi uniforme que possible (C1/107, § 5.2.2) : sans elle, la ligne la plus chargée déclenche avant que la capacité totale du raccordement ne soit atteinte.
Une fois le courant de ligne connu, poursuivez l'étude avec nos outils : section de câble industriel (courant admissible, facteurs de correction), chute de tension, ou moteur électrique mono/tri (rendement, couple, démarrage, couplage étoile-triangle, compensation du cos φ).
Et si les charges sont déséquilibrées ?
Les formules en √3, comme ce calculateur, supposent un régime équilibré : trois courants identiques déphasés de 120°. C'est le cas des récepteurs triphasés symétriques (moteurs, résistances triphasées, transformateurs). Dès que des charges monophasées inégales se répartissent sur le réseau, chaque charge se calcule avec sa tension et son propre courant, puis on somme : P = P₁ + P₂ + P₃ et Q = Q₁ + Q₂ + Q₃, la puissance apparente totale valant S = √(P² + Q²). La tension d'une charge monophasée vaut 230 V sur les deux réseaux : entre une ligne et le neutre en 3N × 400 V, entre deux lignes en 3 × 230 V.
En 3N × 400 V, le courant de déséquilibre se referme par le neutre. Le RGIE impose une détection de surintensité sur un neutre de section réduite, sauf s'il est protégé contre les courts-circuits par la protection des lignes et que son courant reste, en service normal, inférieur à son courant admissible (sous-section 4.4.4.4). Il l'impose aussi dès que des courants harmoniques échauffent le neutre au-delà de sa température maximale (4.4.4.8) : ceux de rang 3, produits par l'éclairage LED et les alimentations à découpage, s'y additionnent au lieu de s'annuler.
Comment ce calcul est vérifié
Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 50 tests automatisés, construite sur des références externes et non sur ses propres sorties.
- Recoupement avec une seconde implémentation. Le calculateur de moteur électrique du site recalcule P, S, Q et le courant de ligne avec ses propres formules, écrites séparément. Les deux moteurs donnent les mêmes valeurs sur 36 points de fonctionnement : 3 × 230 V, 3N × 400 V et 690 V, cos φ de 0,60 à 0,95, courants de 10 à 100 A. L'accord tient aussi en monophasé et sur la batterie de condensateurs.
- Le 3 × 230 V refait par le triangle. Chaque branche d'un récepteur en triangle reçoit 230 V et porte I/√3 : la puissance refaite ainsi, branche par branche, coïncide avec √3 × 230 × I × cos φ. En 3N × 400 V, le même contrôle passe par les trois lignes et la tension entre ligne et neutre, qui ressort à 230,9 V.
- Vérité analytique refaite indépendamment du moteur. Un cos φ de 0,80 doit rendre sin φ = 0,60 et tan φ = 0,75 exactement (triangle 3-4-5), et un cos φ de 0,50 doit rendre φ = 60°. L'identité S² = P² + Q² est contrôlée sur les trois réseaux, pour tout cos φ de 0,10 à 1,00.
- Les tableaux de cette page sont produits par le moteur. Réseaux, conversion kVA → kW, puissance de raccordement et facteurs de puissance usuels sortent des mêmes fonctions que le calcul. Chaque puissance de raccordement est aussi recalculée hors du moteur, avec les relations de la prescription Synergrid C1/107.
- Aller-retour et saisies dégradées. Un courant converti en puissance puis reconverti revient à sa valeur de départ, sur 60 combinaisons de réseau, de cos φ et d'intensité. Un champ vide, une tension négative, un cos φ nul ou supérieur à 1 laissent l'outil en attente de données : ni valeur aberrante, ni zéro trompeur.
Références
- RGIE, Livre 1 — Installations à basse tension et à très basse tension (annexe 1 à l'arrêté royal du 8 septembre 2019), version 06 du SPF Économie du 29 octobre 2025, qui intègre l'arrêté royal du 6 octobre 2025, applicable depuis le 1er avril 2026. Terminologie « conducteur de ligne » ; protection du conducteur neutre aux sous-sections 4.4.4.4 (section réduite) et 4.4.4.8 (courants harmoniques). SPF Économie
- NBN EN 60038:2011 — Tensions normales du CENELEC, identique à l'IEC 60038:2009 (7e édition, consolidée avec l'amendement 1 de 2021). Source du couple 230/400 V du réseau 3N × 400 V ; le réseau 3 × 230 V est décrit par les prescriptions des gestionnaires de réseau. Fiche IEC
- Synergrid C1/107 — Prescriptions techniques générales relatives au raccordement d'une installation électrique d'un utilisateur au réseau de distribution basse tension, publiée le 21 août 2024, révision 01 du 5 février 2026. Annexe 5 : puissance de raccordement apparente et équivalence fusible gG / disjoncteur ; § 5.2.2 : répartition des courants ; § 6 : conversion des réseaux 3 × 230 V en 3N × 400 V. Synergrid
- Régime équilibré. Les formules en √3 supposent trois courants égaux déphasés de 120° : elles décrivent les récepteurs triphasés symétriques et les installations correctement réparties. Pour un tableau chargé de départs monophasés inégaux, sommez les charges une à une, comme expliqué plus haut, et vérifiez la protection du neutre.
- Fondamental à 50 Hz, sans harmoniques. Le cos φ employé ici est le facteur de déplacement du fondamental. Devant des variateurs de vitesse, des redresseurs ou des alimentations à découpage, le facteur de puissance réel est plus faible que le cos φ affiché : le courant est déformé, et c'est un calcul harmonique qui donne l'échauffement des conducteurs.
- Les données du GRD restent des saisies. Le calibre de votre raccordement et le seuil de facturation de l'énergie réactive sont fixés par votre gestionnaire de réseau (Fluvius, ORES, Sibelga, RESA…) : l'outil ne contient aucun barème. Sans seuil saisi, il ne porte aucun jugement tarifaire sur le cos φ.
- Un courant, pas encore une section de câble. Il faut lui appliquer le mode de pose, la température ambiante, le groupement de circuits et la longueur : c'est l'objet des outils section de câble industriel et chute de tension. Sur un moteur, entrez la puissance absorbée : l'outil moteur électrique mono/tri fait ce passage depuis la puissance à l'arbre.
Questions fréquentes
Pour aller plus loin