ÉlectricitéIEC 60364-5-52 · RGIE Livre 1

Calcul de chute de tension d'un câble

Calculez la chute de tension de vos câbles en monophasé 230 V, en 3 × 230 V, en 3N × 400 V ou en courant continu, et comparez-la aux repères de l'IEC 60364-5-52 : le RGIE ne fixe aucune limite chiffrée. Longueur maximale et section minimale. Outil gratuit.

Mis à jour le

Paramètres du circuit
Le calcul réagit en direct — glissez aussi la longueur directement sur le schéma.
Exemples :

Réseau & conducteur

V
Glissez la poignée pour ajuster la longueur du câble.Schéma de principe, non à l'échelle

Charge & liaison

A
m

Distance tableau → récepteur (pas l'aller-retour).

10 mm²

Repère de chute de tension — IEC 60364-5-52, annexe G

5 %

Le RGIE ne fixe aucune chute de tension maximale : ce chiffre est un repère de conception, pas une exigence du contrôle.

Chute de tension totale
1,35%
Repère respecté

5,42 V perdus sur 50 m — repère 5,00 % (autres usages, type A, réseau public BT).

Tension à l'arrivée394,6 V
Longueur max.203 m
Section minimale4 mm²
Pertes Joule346 W
27 %Utilisation du repère
0 %Repère 5,00 %

u = √3 × (0,0225 × 50 / 10 × 0,85 + 0,08·10⁻³ × 50 × 0,53) × 32,0 = 5,42 V entre lignes — IEC 60364-5-52, annexe G

ΔU totale1,35 %/ repère 5,00 %
27 %
Repère respecté

Analyse graphique

Chute de tension par sectionIB = 32,0 A · L = 50 m
repère 5,00 % (autres usages)3,342,261,4100,9160,6250,4350,350section en mm² · ΔU totale en %
Chute de tension selon la longueur10 mm² · Cuivre
5,00 % (repère)L max ≈ 203 m50 m · 1,35 %0122244longueur en m

La section retenue (10 mm², en bleu) est comparée aux sections normalisées voisines pour vos paramètres — les barres bleu clair passent sous le repère, les grises le dépassent.

Sections normalisées face au repère

Section (mm²)Chute de tension (V)Chute de tension (%)vs repère (5,00 %)Repère
4minimale13,373,34
67 %
Sous le repère
68,952,24
45 %
Sous le repère
10retenue5,421,35
27 %
Sous le repère
163,430,86
17 %
Sous le repère
252,240,56
11 %
Sous le repère
351,630,41
8 %
Sous le repère
501,180,29
6 %
Sous le repère

Cliquez sur une ligne pour recalculer avec cette section. Repère de 5,00 % : IEC 60364-5-52, annexe G, type A (autres usages, type A, réseau public BT). Le RGIE ne fixe pas de limite chiffrée.

Dimensionner complètement le câble

Courant admissible, facteurs de correction, court-circuit : validez la section retenue avec l'outil câble industriel.

Qu'est-ce que la chute de tension d'un câble électrique ?

Tout conducteur présente une résistance : lorsqu'un courant le traverse, une partie de la tension disponible au départ du circuit est « perdue » dans le câble avant d'atteindre le récepteur. C'est la chute de tension, exprimée en volts ou en pourcentage de la tension nominale. Une chute excessive provoque des dysfonctionnements concrets : éclairage qui faiblit, moteurs qui chauffent et perdent du couple, électronique qui redémarre, pertes d'énergie par effet Joule payées sans rien produire.

Chute de tension maximale : ce que dit le RGIE, d'où viennent les 3 % et 5 %

Le RGIE ne fixe aucune chute de tension maximale. Le Livre 1 demande que la chute de tension, dans les conditions normales de service, soit « compatible avec un fonctionnement sûr » des machines et appareils alimentés (sous-section 5.2.1.2 b). Sa section 4.6.1 traite des baisses et coupures de tension, là encore sans valeur chiffrée.

Les pourcentages que l'on rencontre sur les chantiers viennent de l'annexe G de l'IEC 60364-5-52, une annexe informative. Elle donne des repères de l'origine de l'installation jusqu'au point d'utilisation : 3 % en éclairage et 5 % pour les autres usages quand l'installation est alimentée par le réseau public basse tension (type A), 6 % et 8 % quand elle l'est par un transformateur privé, c'est-à-dire un client raccordé en haute tension avec sa cabine (type B). Le calculateur compare la chute à l'un de ces repères, ou à la valeur de votre choix.

Le tableau donne aussi la chute équivalente en volts sous 230 V et sous 400 V : c'est ce que lira un multimètre entre le départ et l'arrivée du câble.

Repère (IEC 60364-5-52, annexe G)ÉclairageAutres usages
Repèresous 230 Vsous 400 VRepèresous 230 Vsous 400 V
Type A — réseau public basse tension3 %6,9 V12 V5 %11,5 V20 V
Type B — transformateur privé (cabine haute tension)6 %13,8 V24 V8 %18,4 V32 V

Repères de l'annexe G de l'IEC 60364-5-52 (informative), non imposés par le RGIE. Au-delà de 100 m de canalisation, ils peuvent être majorés de 0,005 % par mètre, sans dépasser 0,5 % : le plafond est atteint à 200 m. Dans une installation du type B, l'annexe recommande de garder autant que possible les valeurs du type A dans les circuits terminaux. Les équivalents en volts sont calculés par l'outil.

Le contrôle ne porte pas sur ce chiffre. Pour une installation domestique courante, Volta rappelle que le calcul des câbles n'est pas demandé au contrôle avant mise en service : le respect du tableau des sections et calibres, repris aujourd'hui au tableau 4.11 du Livre 1, y suffit. En non domestique, en revanche, le calcul des câbles est le moyen de démontrer à l'organisme agréé que les canalisations conviennent, chute de tension comprise.

La formule de calcul (IEC 60364-5-52, annexe G)

Le calculateur applique la formule de l'annexe G, sous la forme suivante :

u = b ×(
ρ₁ × LS
× cos φ + λ × L × sin φ)× IB
ΔU (%) = 100 ×
uU
  • b : facteur de circuit, égal à 2 en monophasé et en courant continu (aller et retour) et à √3 en triphasé, la chute étant alors exprimée entre lignes ;
  • ρ₁ : résistivité du conducteur en service, soit 1,25 × ρ₀ : 0,0225 Ω·mm²/m pour le cuivre, 0,036 Ω·mm²/m pour l'aluminium ;
  • L : longueur simple de la canalisation (m) ;
  • S : section des conducteurs (mm²) ;
  • λ : réactance linéique, prise égale à 0,08 mΩ/m en l'absence d'autres données (négligeable en dessous de 25 mm², sensible sur les fortes sections) ;
  • cos φ : facteur de puissance de la charge (≈ 1 en éclairage LED ou résistif, 0,85 pour un moteur en service, 0,35 pendant un démarrage) ;
  • IB : courant d'emploi du circuit (A) ;
  • U : tension du circuit. 230 V en monophasé, que le circuit soit raccordé entre une ligne et le neutre ou entre deux lignes d'un 3 × 230 V ; 230 V entre lignes pour un circuit triphasé en 3 × 230 V ; 400 V entre lignes en 3N × 400 V ; la tension nominale en courant continu.

L'annexe G écrit le triphasé avec b = 1 et rapporte la chute à la tension entre ligne et neutre, U / √3. Le pourcentage est identique, mais cette tension n'existe pas sur un 3 × 230 V, où le neutre n'est pas distribué : écrire la chute entre lignes évite l'erreur classique qui consiste à diviser par 230 V au lieu de 133 V.

Exemple de calcul pas à pas

Prenons un départ triphasé 3N × 400 V alimentant une machine de 32 A (cos φ = 0,85) par un câble cuivre de 10 mm² sur 50 m, dans une installation raccordée au réseau public basse tension (repère du type A : 5 %) :

  1. Résistance d'un conducteur : R = ρ₁ × L / S = 0,0225 × 50 / 10 = 0,1125 Ω ;
  2. Réactance : X = 0,08 mΩ/m × 50 m = 0,004 Ω (négligeable ici, sin φ ≈ 0,53) ;
  3. Chute dans un conducteur : (0,1125 × 0,85 + 0,004 × 0,53) × 32 ≈ 3,13 V ;
  4. Chute entre lignes : u = √3 × 3,13 ≈ 5,42 V ;
  5. Chute relative : ΔU% = 100 × 5,42 / 400 = 1,35 %, sous le repère de 5 %.

Sur un 3 × 230 V, le même câble parcouru par le même courant perd les mêmes 5,42 V, mais rapportés à 230 V : 2,36 %. Câblé en monophasé 230 V, il subirait environ 2,7 %. C'est exactement le calcul que l'outil déroule en direct, avec le détail de la formule affiché sous le verdict.

Réseau 3 × 230 V : pourquoi la chute y est plus forte

Une partie des installations belges est encore alimentée en 3 × 230 V, sans neutre : 230 V entre deux lignes. Un récepteur triphasé y est alimenté sous 230 V au lieu de 400 V. Pour la même puissance, il appelle donc 1,74 fois plus de courant, et la chute relative, proportionnelle au courant et inversement proportionnelle à la tension, est multipliée par (400 / 230)², soit environ 3.

Reprenons la machine de l'exemple : 18,8 kW. En 3N × 400 V, elle appelle 32 A et le câble de 10 mm² sur 50 m chute de 1,35 %. En 3 × 230 V, elle appelle 55,7 A et le même câble chute de 4,1 %, tout près du repère de 5 %. Avant de reprendre une section calculée pour un 400 V, vérifiez le réseau réellement présent au compteur.

Longueur maximale et section minimale : comment les déterminer ?

À section, courant et cos φ constants, la chute de tension est proportionnelle à la longueur. La longueur maximale se déduit donc par une simple règle de trois à partir d'un calcul de référence :

Lmax = L ×
ΔU_repère − ΔU_amontΔU%

où ΔU_repère est le repère retenu, ΔU_amont la chute déjà consommée en amont du circuit et ΔU% la chute calculée pour la longueur L. Le calculateur applique cette relation en intégrant aussi la majoration au-delà de 100 m, si elle est active. La démarche inverse donne la plus petite section sous le repère : l'outil parcourt les sections normalisées, de 1,5 à 630 mm², et retient la première qui tient. Attention : la section finale doit aussi vérifier le courant admissible et la tenue au court-circuit.

Abaque des longueurs maximales en 230 V monophasé

Pour situer un ordre de grandeur avant même de saisir un calcul, voici les longueurs maximales d'un circuit monophasé 230 V en cuivre, à facteur de puissance unitaire (éclairage LED, convecteur, prises). Elles valent pour un circuit entre ligne et neutre comme entre deux lignes d'un 3 × 230 V. Le repère retenu est de 5 % (autres usages, type A) ; en éclairage, avec 3 %, les longueurs se réduisent de 40 %.

Section10 A16 A20 A25 A32 A
1,5 mm²38 m23 m19 m15 m11 m
2,5 mm²63 m39 m31 m25 m19 m
4 mm²102 m63 m51 m40 m31 m
6 mm²162 m95 m76 m61 m47 m
10 mm²281 m171 m131 m102 m79 m
16 mm²449 m281 m224 m175 m131 m

Longueurs calculées par le moteur de cet outil, majoration au-delà de 100 m comprise. Elles ne portent que sur la chute de tension. En domestique, le tableau 4.11 du Livre 1 limite en outre le calibre de la protection selon la section : 16 A en disjoncteur sur 1,5 mm², 20 A sur 2,5 mm², 25 A sur 4 mm², 40 A sur 6 mm² et 63 A sur 10 mm².

Du compteur au récepteur : où se cumule la chute de tension

Le repère ne s'applique pas câble par câble, mais au trajet complet : depuis l'origine de l'installation jusqu'au point d'utilisation le plus défavorisé. Pour une installation raccordée au réseau public, cette origine est la sortie du coffret de comptage du gestionnaire de réseau (GRD). Entre les deux, la tension se perd par tranches successives : la liaison vers le tableau principal, l'alimentation d'un tableau divisionnaire, puis le circuit terminal. C'est leur somme qui se compare aux 3 ou 5 %.

Aucune de ces tranches n'a de repère propre : elles se partagent une enveloppe unique. En pratique, on réserve 1 à 2 % à la liaison vers le tableau principal quand elle est longue, pour laisser aux circuits terminaux de quoi desservir les points éloignés. Le calculateur gère ce partage par le champ chute amont des paramètres avancés.

Chute de tension en milieu industriel : les pièges classiques

Les grandes longueurs. Dans un atelier ou un entrepôt, les départs de 80 à 200 m sont courants : la chute de tension devient alors le critère dimensionnant du câble, avant même le courant admissible. Le calculateur affiche la longueur maximale pour la section choisie et la plus petite section sous le repère pour la longueur réelle.

Le cumul des chutes. Le repère s'applique de l'origine de l'installation au récepteur, en traversant tous les tableaux intermédiaires. Un départ du tableau général vers un tableau divisionnaire qui consomme déjà 1,5 % ne laisse que 6,5 % au circuit terminal sur un repère de 8 % (type B). Renseignez la chute amont pour vérifier le cumul.

Le démarrage des moteurs. Un moteur asynchrone en démarrage direct appelle 5 à 8 fois son courant nominal sous un cos φ d'environ 0,35. La chute de tension instantanée peut être très supérieure à celle du régime établi : si elle dépasse 10 à 15 %, le couple de décollage, proportionnel au carré de la tension, peut devenir insuffisant. Activez l'option « circuit moteur » pour contrôler ce point.

L'aluminium. Fréquent sur les liaisons de forte section pour son coût et son poids, l'aluminium présente une résistivité 60 % plus élevée que le cuivre : à section égale, la chute de tension est d'autant plus grande.

Grandes longueurs en résidentiel : portail, dépendance, pompe, borne de recharge

La chute de tension n'est pas qu'un sujet d'industriel. En habitat, les circuits qui posent problème sont presque toujours les départs éloignés du tableau : motorisation de portail en bout de terrain, abri de jardin ou dépendance, pompe de puits ou de piscine, borne de recharge dans un garage détaché. Sur ces circuits de 30 à 100 m, la section qui suffit au courant de la protection peut ne plus suffire à la chute de tension : un portail alimenté en 1,5 mm² à 60 m fonctionne par temps doux et cale l'hiver.

Deux réflexes : calculer avec le courant réellement appelé (y compris la pointe de démarrage pour une pompe ou un compresseur, souvent 5 à 8 fois le courant nominal) et vérifier la chute pour la longueur réelle du cheminement, pas la distance à vol d'oiseau. Pour une borne de recharge, le circuit débite son courant maximal pendant des heures : viser une chute nettement inférieure au repère réduit aussi les pertes Joule, payées à chaque charge.

Courant continu 12 V, 24 V, 48 V : le cas le plus sensible

Le calculateur traite aussi le courant continu (photovoltaïque, batteries, bateau, camping-car, alimentation de secours). La formule se simplifie (pas de réactance ni de cos φ, b = 2 pour l'aller et le retour), mais la chute relative devient critique : 1,5 V perdus représentent 0,65 % sous 230 V… et 12,5 % sous 12 V. Entre un parc batterie 12 V et un convertisseur de 500 W (environ 42 A), quelques mètres de câble sous-dimensionné suffisent à faire décrocher l'appareil. En basse tension continue, on vise couramment 1 à 3 % de chute : utilisez le repère personnalisé.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 53 tests automatisés construite sur des références externes, et non sur ses propres sorties.

  • Vérité analytique en courant continu. La loi d'Ohm est refaite indépendamment du moteur : sur 20 m de cuivre 6 mm² sous 30 A, la chute doit valoir 4,5 V exactement, soit 9,375 % sous 48 V. Le moteur retrouve ces valeurs au dernier chiffre.
  • La formule de l'annexe G réécrite sous sa forme d'origine. L'outil exprime la chute triphasée entre lignes ; les tests reprennent l'écriture de la norme, rapportée à la tension entre ligne et neutre. Sur 216 combinaisons de section, de longueur, de cos φ et de réseau, les deux écritures donnent le même résultat.
  • Les tableaux publiés sur cette page sont produits par le moteur lui-même. Les repères de 3, 5, 6 et 8 %, leurs équivalents en volts et l'abaque sont calculés à l'affichage. Les résistivités, la réactance et l'exemple chiffré, en 3N × 400 V, en 3 × 230 V et en monophasé, sont contrôlés un à un.
  • Longueur maximale et section minimale vérifiées par leur définition. À la longueur maximale annoncée, la chute recalculée atteint exactement le repère, avec ou sans majoration au-delà de 100 m. La plus petite section retenue tient le repère, et la section juste en dessous ne le tient pas.
  • Anciens calculs et liens. Un calcul enregistré avant la version belge et le lien de la page d'accueil se rouvrent sur le même résultat. Une origine d'installation absente retombe sur le repère le plus sévère, et une saisie absurde ne produit aucun résultat.

Références

  • RGIE, Livre 1 — Installations à basse tension et à très basse tension, annexé à l'arrêté royal du 8 septembre 2019, version du SPF Économie intégrant l'arrêté royal du 6 octobre 2025 (applicable depuis le 1er avril 2026). Sous-section 5.2.1.2 b : la chute de tension doit être compatible avec un fonctionnement sûr des appareils ; section 4.6.1 : baisses et coupures de tension ; aucune valeur chiffrée. SPF Économie.
  • IEC 60364-5-52:2009 — Installations électriques à basse tension, partie 5-52 : choix et mise en œuvre des matériels électriques, canalisations. Annexe G (informative) : formule de calcul, ρ₁ = 1,25 × ρ₀, λ = 0,08 mΩ/m, repères des types A et B et majoration au-delà de 100 m. Version consolidée avec l'amendement 1 de 2024. IEC Webstore.
  • Volta — « Calcul des câbles : une bénédiction ou une malédiction ? », 13 août 2018. Le RGIE ne donne pas de chute de tension maximale ; repères de 3 et 5 % de l'annexe informative ; calcul des câbles non demandé en domestique, seul moyen de démontrer le respect du RGIE en non domestique. Fiche Volta (PDF).
  • Synergrid — CE1, « Courants de court-circuit sur le réseau public basse tension », version du 15 avril 2025. Origine de l'installation à la sortie du coffret de comptage du GRD (prescription C1/117). Note Synergrid (PDF).

Questions fréquentes

Non. Le Livre 1 demande seulement que la chute de tension, en service normal, reste compatible avec un fonctionnement sûr des appareils alimentés (sous-section 5.2.1.2 b). Sa section 4.6.1 traite des baisses et coupures de tension, sans chiffre non plus. Les 3 % et 5 % souvent cités viennent de l'annexe G de l'IEC 60364-5-52, une annexe informative. Contrairement à la NF C 15-100 française, qui en fait des limites, ce sont donc en Belgique des repères de conception.

L'annexe G distingue deux cas. Type A, installation alimentée par le réseau public basse tension : 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages. Type B, installation alimentée par son propre transformateur (client raccordé en haute tension, avec sa cabine) : 6 % et 8 %, en gardant autant que possible les valeurs du type A dans les circuits terminaux. Au-delà de 100 m, le repère peut être majoré de 0,005 % par mètre, sans dépasser 0,5 %. Le calculateur accepte aussi un repère personnalisé, plus sévère par exemple.

Celle de l'annexe G de l'IEC 60364-5-52 : u = b × (ρ1 × L / S × cos φ + λ × L × sin φ) × IB. b vaut 2 en monophasé et en continu, √3 en triphasé quand la chute est exprimée entre lignes. ρ1 est la résistivité du conducteur en service (0,0225 Ω·mm²/m en cuivre, 0,036 en aluminium), λ = 0,08 mΩ/m la réactance linéique, L la longueur simple, S la section et IB le courant d'emploi. La chute relative vaut ΔU% = 100 × u / U, U étant la tension du circuit.

Oui, sur deux points. Le neutre n'y est pas distribué : un circuit monophasé est raccordé entre deux lignes, sous 230 V, et se calcule comme tout monophasé (b = 2). Un circuit triphasé y a 230 V entre lignes, et non 400 V. À puissance égale, il appelle donc 1,74 fois plus de courant qu'en 3N × 400 V, et sa chute relative est environ trois fois plus forte.

En monophasé, le courant parcourt l'aller et le retour : la chute est comptée sur deux conducteurs (b = 2). En triphasé équilibré, la chute entre lignes ne vaut que √3 fois la chute d'un conducteur. À courant, longueur et section égaux, un circuit 3N × 400 V chute donc environ deux fois moins, en pourcentage, qu'un monophasé 230 V. En 3 × 230 V, la tension de référence reste 230 V : le gain n'est que de 2/√3, soit 13 %.

Tout dépend du courant appelé et de l'usage. Pour un circuit « autres usages » en 230 V, avec le repère de 5 %, un départ de 16 A sur 50 m demande au moins 4 mm² en cuivre ; à 30 m, le 2,5 mm² suffit tout juste. Pour de l'éclairage (repère de 3 %), la section grimpe plus vite avec la distance. Saisissez vos valeurs réelles : le calculateur affiche la plus petite section sous le repère et la longueur maximale.

L'annexe G admet une chute plus forte pendant le démarrage, à condition que la tension reste dans les limites prévues par la norme du matériel. La pratique courante limite la chute à 10 à 15 % aux bornes du moteur pendant le démarrage (courant d'appel de 5 à 8 fois In en démarrage direct, cos φ voisin de 0,35). Au-delà, le couple de décollage, qui varie comme le carré de la tension, chute fortement et les protections risquent de déclencher.

Non : la formule utilise la longueur simple L de la canalisation, du tableau au récepteur. L'aller et le retour du courant sont déjà comptés par le facteur b (b = 2 en monophasé et en courant continu).

Parce que la chute relative est rapportée à la tension nominale : 1,5 V perdus dans un câble représentent 0,65 % en 230 V mais 12,5 % en 12 V. À puissance égale, le courant est aussi beaucoup plus élevé en basse tension, ce qui aggrave la chute. En photovoltaïque, sur bateau ou en camping-car, on vise donc souvent 1 à 3 % seulement.

Quatre leviers, par ordre d'efficacité : augmenter la section des conducteurs (la chute est inversement proportionnelle à S), raccourcir la canalisation ou rapprocher un tableau divisionnaire, passer en triphasé quand le récepteur le permet, et améliorer le facteur de puissance de la charge. Remplacer l'aluminium par du cuivre à section égale réduit aussi la chute de 37,5 %.

Le repère porte sur le trajet complet, depuis l'origine de l'installation jusqu'au récepteur. En Belgique, cette origine est la sortie du coffret de comptage du gestionnaire de réseau (GRD). La liaison vers le tableau n'a pas de repère propre : elle consomme une part de l'enveloppe. L'usage est de lui réserver 1 à 2 % quand elle est longue. Saisissez cette part dans le champ « chute amont » du calculateur.

Oui, et le calcul l'intègre déjà. Un conducteur en charge est plus chaud, donc plus résistif, qu'un conducteur froid. L'annexe G ne prend donc pas la résistivité à 20 °C mais la valeur en service, ρ1 = 1,25 × ρ0 : 0,0225 Ω·mm²/m pour le cuivre et 0,036 pour l'aluminium. Le calcul se place d'emblée dans la situation défavorable du câble chaud.

Pour un circuit « autres usages » et le repère de 5 %, en cuivre et à facteur de puissance unitaire, un 2,5 mm² tient environ 39 m sous 16 A et 31 m sous 20 A. En éclairage, avec le repère de 3 %, ces longueurs se réduisent de 40 %. Ces valeurs ne portent que sur la chute de tension : en domestique, le Livre 1 limite par ailleurs le 2,5 mm² à un disjoncteur de 20 A (tableau 4.11).