Schéma unifilaire

Exécution depuis le 01/06/2023

Ajoutez un circuit dans le panneau de gauche : le schéma unifilaire se dessine automatiquement.

Décrivez votre installation — différentiels, disjoncteurs, circuits — et le schéma unifilaire exigé par le RGIE se dessine automatiquement avec les symboles normalisés du Tableau 2.23. Vérifications du Livre 1 en direct, export PDF, SVG et PNG.

Mis à jour le

Le schéma unifilaire, pièce maîtresse du dossier électrique belge

En Belgique, le RGIE (Règlement Général sur les Installations Électriques, Livre 1 — AR du 08/09/2019) impose pour toute installation domestique neuve, rénovée ou étendue un schéma unifilaire accompagné d'un plan de position (section 3.1.2). Ces documents, établis en deux exemplaires datés et signés par l'installateur et le propriétaire, sont vérifiés puis visés par l'organisme de contrôle agréé lors de la réception : sans eux, le rapport de contrôle ne peut pas être conforme.

Le schéma unifilaire doit mentionner la tension et la nature du courant, les caractéristiques des canalisations (type de câble, section, nombre de conducteurs, mode de pose), les différentiels et disjoncteurs avec leurs caractéristiques, ainsi que les interrupteurs, prises, points lumineux et appareils fixes de chaque circuit — le tout dessiné avec les symboles normalisés du Tableau 2.23 (Livre 1, chapitre 2.13). Chaque circuit est repéré par une lettre (A, B, C…) que l'on retrouve sur le plan de position.

La structure type d'une installation domestique

De l'arrivée du réseau au dernier circuit : protection de branchement du gestionnaire de réseau (pouvoir de coupure 6 000 A) → compteur kWh → différentiel général 300 mA de type A (In ≥ 40 A, bornes d'entrée inaccessibles, marquage 22,5 kA²s ; plus de plombage depuis le 01/11/2026) → jeu de barres du tableau de répartition → différentiels 30 mA subordonnés → disjoncteurs divisionnaires des circuits. Depuis l'AR du 05/03/2023, l'éclairage et les prises doivent eux aussi être protégés par un différentiel ≤ 30 mA, avec un maximum de 8 circuits terminaux par différentiel, dans toute installation dont l'exécution a commencé depuis le 1er juin 2023. La chaîne de terre (boucle ou piquets, sectionneur de terre) figure également sur le schéma.

Unifilaire, multifilaire, plan de position : trois documents à ne pas confondre

Le schéma unifilaire réduit chaque circuit à un trait unique, quel que soit le nombre de conducteurs réellement tirés. Ce n'est pas une simplification approximative : le nombre de conducteurs et la section sont écrits en toutes lettres à côté du trait, sous la forme « XVB 3G2,5 » — trois conducteurs de 2,5 mm², dont un vert/jaune. C'est le document que l'organisme agréé attend, parce qu'il montre d'un coup d'œil l'arborescence des protections.

Le schéma multifilaire dessine au contraire chaque conducteur séparément. Il rend service à l'atelier pour câbler un va-et-vient, un permutateur ou un télérupteur, mais il ne remplace pas l'unifilaire au contrôle. Le plan de position, enfin, n'est pas un schéma : c'est le plan du logement sur lequel on reporte l'emplacement réel des prises, points lumineux, interrupteurs et appareils fixes.

Les deux documents réglementaires se lisent ensemble grâce à un repérage commun : le circuit porte une lettre sur l'unifilaire (A, B, C… puis AA, AB au-delà de vingt-six circuits), et chaque point de ce circuit porte cette lettre suivie d'un numéro sur le plan de position (A1, A2, A3…). Cet outil produit l'unifilaire et attribue les lettres ; le plan de position se dessine sur le plan d'architecte, à part.

Le contrôle électrique : quand les schémas sont réclamés

Deux situations amènent un organisme agréé chez vous, et toutes deux exigent le dossier complet. La mise en service d'une installation neuve, rénovée ou étendue de manière importante fait l'objet d'un contrôle de conformité avant la mise sous tension. La vente d'une habitation déclenche, elle, un contrôle de l'installation existante, dont le rapport est joint à l'acte.

Dans les deux cas, le contrôle porte sur le dossier autant que sur l'installation : l'agent demande le schéma unifilaire et le plan de position, datés et signés, et les compare à ce qu'il mesure dans le tableau. Des schémas absents, ou qui ne correspondent pas au tableau réellement installé, suffisent à faire rédiger le rapport en non-conformité — même quand l'installation elle-même est saine.

Une non-conformité n'empêche pas une vente : elle transfère l'obligation de régulariser à l'acquéreur, dans le délai fixé par le rapport, et pèse dans la négociation. C'est la raison la plus fréquente pour laquelle un propriétaire reconstitue un unifilaire longtemps après les travaux. Reconstituer le schéma avant la visite reste nettement plus simple que de faire lever une non-conformité après coup. Les organismes habilités à délivrer ce rapport sont listés par le SPF Économie ; leur agrément est vérifiable avant toute commande.

Pour une installation existante, indiquez dans l'outil une exécution entamée avant le 1er juin 2023. Le Livre 1 l'autorise à garder ses prises et son éclairage sous le seul différentiel général 300 mA, et plus de 8 circuits derrière un même 30 mA. La dispense couvre aussi les modifications et extensions non importantes. La salle de bains, le lave-linge, le sèche-linge et le lave-vaisselle restent sous 30 mA, quelle que soit la date.

RGIE 2026 : le courant continu entre dans le Livre 1

L'arrêté royal du 6 octobre 2025 (Moniteur belge du 29 octobre 2025, version corrigée publiée au Moniteur belge du 5 novembre 2025) s'applique depuis le 1er avril 2026. Il fait entrer les systèmes en courant continu à basse et très basse tension dans le champ du Livre 1, motivé par la présence désormais courante des batteries d'accumulateurs et des panneaux photovoltaïques dans les logements.

Concrètement, les schémas mis à la terre TN, TT et IT (c'est le nouveau nom des « schémas de mise à la terre ») sont maintenant définis aussi en courant continu, avec les mesures de protection contre les contacts indirects qui leur correspondent ; les définitions générales et les règles de choix du matériel électrique ont été adaptées en conséquence.

Ce que cela change pour votre schéma unifilaire : les prescriptions employées par cet outil — Tableau 4.11, sections minimales, différentiels 30 mA, 8 socles par circuit, différentiel général 300 mA — relèvent de la partie courant alternatif et ne sont pas modifiées par cet arrêté. En revanche, si votre installation comporte un onduleur photovoltaïque ou une batterie domestique, la partie continue (chaînes de modules, coupure DC, régime de neutre côté DC) relève désormais du Livre 1 et fait l'objet d'un schéma distinct, hors du périmètre de cet outil.

Sections et calibres maximaux (Livre 1, Tableau 4.11)

Section cuivreDisjoncteur max.Fusible max.Usage typique
1,5 mm²16 A10 AÉclairage (jamais de socle de prise)
2,5 mm²20 A16 APrises (max. 8 socles), circuits mixtes, électroménager
4 mm²25 A20 ADéparts secondaires
6 mm²40 A32 ATaque de cuisson
10 mm²63 A50 ABorne de recharge, alimentation de tableau divisionnaire

Sections minimales : 1,5 mm² pour les circuits d'éclairage sans socle de prise, 2,5 mm² dès qu'un circuit comporte des prises (Livre 1, Tableau 5.1). Le conducteur de protection (PE) a la même section que les conducteurs actifs.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 79 tests automatisés, construite sur des références extérieures à l'outil et non sur ses propres sorties.

  • Le tableau des sections et calibres publié ci-dessus est celui que l'outil applique. Chaque ligne, de 1,5 mm² → 16 A jusqu'à 10 mm² → 63 A, est vérifiée contre la règle utilisée par le contrôle. Ce que la page affiche et ce que l'outil sanctionne ne peuvent pas diverger.
  • Les prescriptions du Livre 1 sont réécrites dans les tests, indépendamment du moteur. Le Tableau 4.11 est vérifié sur chaque couple section/calibre proposé à la saisie. Les seuils de 8 socles par circuit et de 8 circuits par différentiel 30 mA sont contrôlés juste en dessous et juste au-dessus. Le différentiel général est bien refusé à 500 mA, à In = 25 A et en type AC. Avec une terre entre 30 et 100 Ω, la limite de 16 socles par différentiel est contrôlée de la même façon, un appareil fixe comptant pour un socle. Chaque correction proposée en un clic est rejouée : elle doit lever l'erreur qu'elle vise.
  • La date d'exécution change exactement ce que l'arrêté royal du 5 mars 2023 prévoit. Chaque circuit du catalogue est placé sans différentiel 30 mA, avant puis après le 1er juin 2023, et son verdict est comparé à la liste de l'arrêté. Avant cette date, seuls les prises et l'éclairage sont dispensés. La salle de bains, le lave-linge, le sèche-linge, le lave-vaisselle, la piscine et la borne de recharge restent toujours sous 30 mA.
  • Le catalogue de circuits est mis en regard des règles que l'outil vérifie. Les 18 circuits prédéfinis — éclairage, prises, taque, chauffe-eau, borne de recharge… — passent tous les contrôles du Livre 1 sur leurs valeurs par défaut. L'installation de démonstration affichée aux visiteurs est repassée dans les mêmes contrôles que votre propre saisie.
  • Le repérage et la notation des canalisations se relisent à l'envers. La suite des lettres de circuit (A à Z, puis AA, AB…) est recalculée hors du moteur et comparée repère par repère. Dans « XVB 3G2,5 », le chiffre relu redonne bien le nombre de conducteurs de la polarité choisie, terre comprise.
  • Les saisies incomplètes ne produisent jamais de dessin corrompu. Un circuit sans point d'utilisation, un réseau non reconnu, un nom de circuit contenant des caractères spéciaux : le schéma se dessine malgré tout, et le fichier SVG ou PNG exporté ne contient ni valeur vide ni coordonnée invalide.

Références

  • RGIE, Livre 1 — Installations électriques à basse tension et à très basse tension, annexé à l'arrêté royal du 8 septembre 2019, en vigueur depuis le 1er juin 2020. Source des prescriptions vérifiées par l'outil : section 3.1.2 (schémas obligatoires), 4.2.4.3 (différentiel général, différentiels 30 mA et prise de terre), Tableau 4.11 (calibre maximal selon la section), Tableau 5.1 (sections minimales), 5.3.5.2 (nombre de socles par circuit), 6.5.8.1, 8.2.1 et 8.2.2 (dérogations des installations existantes). SPF Économie.
  • Arrêté royal du 5 mars 2023, Moniteur belge du 28 mars 2023, en vigueur au 1er juin 2023 — extension de l'obligation de différentiel ≤ 30 mA à l'éclairage et aux prises non destinées à des appareils fixes, et limite de 8 circuits terminaux par différentiel 30 mA (Livre 1, 4.2.4.3 b). Les installations dont l'exécution a commencé avant cette date en sont dispensées (6.5.8.1, 8.2.1, 8.2.2). Texte au Moniteur belge.
  • Arrêté royal du 6 octobre 2025, Moniteur belge du 29 octobre 2025, version corrigée publiée au Moniteur belge du 5 novembre 2025, applicable depuis le 1er avril 2026 — introduction des systèmes en courant continu dans le Livre 1 : schémas mis à la terre TN, TT et IT en courant continu et mesures de protection associées. Beswic — SPF Emploi.
  • Volta — Fiche d'information « Types de câbles ». Construction, classe de réaction au feu et modes de pose du VOB, du XVB, de l'EXVB (non armé, classe Eca) et de l'EXAVB (armé). Source des règles de pose enterrée appliquées par l'outil. Fiche Volta (PDF).
  • Volta — Points de charge Mode 3 pour véhicules électriques : choix du différentiel, 20 juillet 2023. Chapitre 7.22 du Livre 1 : différentiel 30 mA au plus, type B ou type A avec détection des défauts continus de 6 mA. Note Volta (PDF).
  • RGIE, Livre 1, chapitre 2.13 — Symboles graphiques (Tableau 2.23). Planche officielle des symboles à employer sur le schéma unifilaire et le plan de position, publiée en PDF par le SPF Économie. Symboles (PDF).
  • SPF Économie — Liste des organismes agréés pour le contrôle des installations électriques, mise à jour du 27 juillet 2026. Permet de vérifier l'agrément d'un organisme avant de commander un contrôle. Liste des organismes agréés (PDF).

Foire aux questions

Oui. Le Livre 1 du RGIE (section 3.1.2) impose un schéma unifilaire et un plan de position pour toute installation domestique nouvelle, modifiée ou étendue de manière importante. Le dossier est établi en deux exemplaires, datés et signés par l'installateur et le propriétaire. Sans ces schémas, l'organisme agréé ne peut pas délivrer un rapport de contrôle conforme.

Oui, en pratique. La vente d'une habitation déclenche un contrôle de l'installation électrique par un organisme agréé, et ce contrôle porte sur le dossier autant que sur l'installation : l'organisme demande le schéma unifilaire et le plan de position, datés et signés. Si les documents manquent, le rapport est rédigé en non-conformité — la vente reste possible, mais l'acquéreur hérite de l'obligation de régulariser dans le délai fixé par le rapport. Reconstituer les schémas avant la visite de contrôle est donc toujours plus simple que de les produire après.

Le schéma unifilaire représente la structure électrique de l'installation : compteur, différentiels, disjoncteurs, canalisations (type, section, nombre de conducteurs) et circuits avec leurs utilisations. Le plan de position situe physiquement sur le plan du logement les prises, points lumineux, interrupteurs et appareils fixes. Les deux documents partagent le même repérage : chaque circuit porte une lettre (A, B, C…) et chaque point un numéro (A1, A2…).

Le RGIE demande le schéma unifilaire. Il représente chaque circuit par une seule ligne, quel que soit le nombre de conducteurs réellement tirés : la section et le nombre de conducteurs sont écrits en toutes lettres à côté du trait (« XVB 3G2,5 »). Le schéma multifilaire, lui, dessine chaque conducteur séparément — c'est un document d'atelier, utile pour câbler un va-et-vient ou un télérupteur, mais il n'est pas ce que l'organisme agréé attend au contrôle.

Oui, le RGIE n'exige pas que le schéma soit établi par un professionnel : la personne qui réalise l'installation peut le dessiner, à condition d'utiliser les symboles normalisés du Tableau 2.23 (Livre 1, chapitre 2.13) et d'y faire figurer les mentions obligatoires (nature du courant, canalisations, protections, nom et adresse). Cet outil dessine le schéma automatiquement à partir de la description de vos circuits.

Maximum 8 socles de prise (simples ou multiples) par circuit (Livre 1, 5.3.5.2), avec une section minimale de 2,5 mm² protégée par un disjoncteur de 20 A maximum. Dans un circuit mixte éclairage + prises, chaque groupe de points lumineux commandé par un même interrupteur compte comme un socle.

Pour une installation dont l'exécution a commencé depuis le 01/06/2023 (AR du 05/03/2023), un différentiel ≤ 30 mA est obligatoire pour la salle de bains, le lave-linge, le sèche-linge, le lave-vaisselle, mais aussi pour l'éclairage et les prises non dédiées à des appareils fixes — avec un maximum de 8 circuits terminaux par différentiel 30 mA (Livre 1, 4.2.4.3 b). Une installation commencée avant cette date, et ses modifications ou extensions non importantes, peut garder ses prises et son éclairage sous le seul 300 mA, sans limite de 8 circuits : la salle de bains et les machines à laver restent sous 30 mA. Dans les deux cas, le différentiel général de tête est un 300 mA de type A minimum, In ≥ 40 A, aux bornes d'entrée inaccessibles (plus de plombage depuis le 01/11/2026, AR du 13/08/2026).

Le Tableau 4.11 du Livre 1 fixe les maxima : 16 A pour 1,5 mm² (éclairage), 20 A pour 2,5 mm² (prises), 25 A pour 4 mm², 40 A pour 6 mm² et 63 A pour 10 mm². L'outil vérifie automatiquement chaque circuit et signale les dépassements.

Le XVB est le câble domestique standard en Belgique (encastré ou apparent). Le VOB est un conducteur isolé qui se pose uniquement sous tube ou goulotte fermée. L'EXVB, prévu pour l'extérieur, n'est pas armé : enterré, il se pose sous fourreau ou avec une protection mécanique, comme le XVB. En pleine terre sans protection, il faut un câble armé, l'EXAVB. La notation « XVB 3G2,5 » signifie 3 conducteurs de 2,5 mm² dont un vert/jaune de terre.

L'arrêté royal du 6 octobre 2025 (Moniteur belge du 29 octobre 2025, version corrigée publiée au Moniteur belge du 5 novembre 2025) s'applique depuis le 1er avril 2026. Il fait entrer les systèmes en courant continu à basse et très basse tension dans le Livre 1 : les schémas mis à la terre TN, TT et IT (nouvelle désignation des « schémas de mise à la terre ») sont désormais définis aussi en courant continu, avec les mesures de protection contre les contacts indirects correspondantes, et les définitions générales comme le choix du matériel ont été adaptés. La présence croissante des batteries d'accumulateurs et des panneaux photovoltaïques motive ces ajouts. Les règles employées par cet outil — Tableau 4.11, sections minimales, différentiels 30 mA, 8 socles par circuit — relèvent de la partie courant alternatif et ne sont pas modifiées par cet arrêté.