ÉlectricitéRGIE Livre 1 · Tableau 4.11

Section de câble électrique : tableau 4.11 du RGIE et longueur maximale

Calibre maximal du disjoncteur ou du fusible par section, sections minimales, prises par circuit et différentiels selon le Livre 1 du RGIE, puissance et longueur maximales par section.

Mis à jour le

Introduction

Un conducteur trop fin pour le courant qui le traverse chauffe par effet Joule, et peut provoquer un départ de feu. Pour les installations domestiques, le Livre 1 du RGIE fixe donc, au tableau 4.11, le calibre maximal de la protection pour chaque section de cuivre, avec une colonne pour le disjoncteur et une pour le coupe-circuit à fusible. Il impose aussi des sections minimales, 8 prises au plus par circuit, des circuits dédiés et des différentiels.

Le calculateur propose deux modes : longueur maximale (choisissez le calibre pour obtenir, section par section, la longueur que la chute de tension autorise) et par type de circuit (choisissez le circuit, la protection, le réseau et, pour un appareil, sa puissance : l'outil applique les règles du Livre 1).

Ces règles valent pour les installations domestiques. Pour un local tertiaire ou industriel (courant admissible selon la pose, facteurs de correction, pose enterrée), utilisez le calculateur de section de câble industriel.

Paramètres
Choisissez le calibre de la protection : le calcul réagit en direct.

Calibre de la protection

ou
A

Réseau

Nature du circuit

Longueur maximale du circuit
39m
Section 2,5 mm² · disjoncteur 16 A

En monophasé 230 v, un conducteur cuivre de 2,5 mm² protégé à 16 A reste sous le repère de 5 % de chute de tension jusqu'à 39 m (aller simple). Au-delà, passez à la section supérieure.

Section mini2,5 mm²
Repère5 %
Chute admise11,5 V
Longueur maximale par section16 A · mono 230 V
39m2,5mm²63m4mm²95m6mm²159m10mm²255m16mm²399m25mm²

Longueurs en m, sections en mm² ; la section minimale (2,5 mm²) est en bleu foncé.

Longueur maximale par section

Section (cuivre)Disjoncteur max.Longueur maximale
1,5 mm²16 APrises : 2,5 mm² min.
2,5 mm²Section mini20 A39 m
4 mm²25 A63 m
6 mm²40 A95 m
10 mm²63 A159 m
16 mm²80 A255 m
25 mm²100 A399 m
35 mm²125 A559 m
50 mm²hors tableau 4.11798 m

Section et calibre maximal : le tableau 4.11 du RGIE

Pour les installations domestiques, le Livre 1 donne au tableau 4.11 l'intensité nominale maximale de la protection d'une canalisation selon la section de ses conducteurs en cuivre. La section est un minimum pour un calibre donné, le calibre un maximum pour une section donnée : poser plus gros est toujours permis, sur-calibrer la protection ne l'est jamais.

Section cuivreDisjoncteur max.Fusible max.
1,5 mm²16 A10 A
2,5 mm²20 A16 A
4 mm²25 A20 A
6 mm²40 A32 A
10 mm²63 A50 A
16 mm²80 A63 A
25 mm²100 A80 A
35 mm²125 A100 A

Livre 1 du RGIE, sous-section 4.4.1.4, tableau 4.11 (le tableau commence à 0,5 mm², pour les petits conducteurs ; il s'arrête à 35 mm²). À section égale, le fusible a toujours un calibre plus bas : à calibre égal, un fusible supporte une petite surcharge plus longtemps qu'un disjoncteur ne la tolère avant de déclencher. Volta relève que ces calibres restent à moins de 10 % des courants admissibles de l'IEC 60364-5-52 pour les poses domestiques défavorables : encastré sous conduit jusqu'à 4 mm², conduit apparent à partir de 6 mm².

Les règles du Livre 1 circuit par circuit

Le RGIE ne donne pas de section par appareil : il fixe des sections minimales et laisse choisir la section d'un appareil selon sa puissance, le calibre restant plafonné par le tableau 4.11. Le récapitulatif ci-dessous applique ces règles à chaque nature de circuit ; pour les appareils, le calculateur part de la puissance que vous saisissez.

CircuitSection min.Disjoncteur / fusible max.DifférentielCircuit dédié
Éclairage1,5 mm²16 A / 10 A30 mA, type A—
Prises de courant (8 socles max.)2,5 mm²20 A / 16 A30 mA, type A—
Circuit mixte éclairage et prises (8 socles max.)2,5 mm²20 A / 16 A30 mA, type A—
Lave-linge2,5 mm²20 A / 16 A30 mA, type Aoui
Sèche-linge2,5 mm²20 A / 16 A30 mA, type Aoui
Lave-vaisselle2,5 mm²20 A / 16 A30 mA, type Aoui
Four1,5 mm²selon la puissance300 mA de tête, type Aoui
Taque de cuisson1,5 mm²selon la puissance300 mA de tête, type Aoui
Chauffe-eau (boiler)1,5 mm²selon la puissance300 mA de tête, type A—
Chauffage électrique fixe1,5 mm²selon la puissance300 mA de tête, type Aoui
Autre appareil fixe (pompe à chaleur…)1,5 mm²selon la puissance300 mA de tête, type A—
Borne de recharge de véhicule1,5 mm²selon la puissance30 mA individuel, défauts continusoui
  • Sections minimales (5.2.1.2 et tableau 5.1) : 2,5 mm² en règle générale, 1,5 mm² pour un circuit sans socle de prise, comme l'éclairage ; 0,5 mm² pour les circuits de commande et de signalisation.
  • Prises (5.3.5.2 b) : 8 socles au plus par circuit terminal, simples ou multiples ; sur un circuit mixte, un appareil fixe compte comme un socle. Un logement de plus de deux pièces a au moins deux circuits d'éclairage.
  • Circuits dédiés (5.2.1.2) : lave-linge, lave-vaisselle, sèche-linge, cuisinière, taque, four, chauffage fixe, et tout appareil fixe d'au moins 2 600 W ; une borne de recharge a un circuit dédié par point de connexion (7.22.3).
  • Différentiels (4.2.4.3 b et 5.3.5.3 a) : 300 mA au plus en tête, In de 40 A au moins ; 30 mA au plus pour les prises, l'éclairage, la salle de bain et les machines à laver, 8 circuits au plus par différentiel ; tous au moins de type A.

Ampérage et puissance maximale par section de câble

« Quelle puissance passe dans un 2,5 mm² ? » est la question posée à l'envers, mais elle a une réponse : le calibre maximal que le tableau 4.11 admet sur une section fixe le courant, et le courant fixe la puissance. P = U × I en monophasé, P = √3 × U × I en triphasé, U étant la tension entre lignes : 230 V en 3 × 230 V, 400 V en 3N × 400 V. Le tableau retient cos φ = 1, celui des récepteurs résistifs.

Section cuivreDisjoncteur max.Mono 230 V3 × 230 V3N × 400 V
1,5 mm²16 A3 680 W6 374 W11 085 W
2,5 mm²20 A4 600 W7 967 W13 856 W
4 mm²25 A5 750 W9 959 W17 321 W
6 mm²40 A9 200 W15 935 W27 713 W
10 mm²63 A14 490 W25 097 W43 648 W
16 mm²80 A18 400 W31 870 W55 426 W
25 mm²100 A23 000 W39 837 W69 282 W
35 mm²125 A28 750 W49 796 W86 603 W

Avec un fusible, la puissance baisse dans le rapport des calibres : 3 680 W deviennent 2 300 W en 1,5 mm² (10 A). Attention au sens de lecture : ces puissances découlent du calibre que le tableau 4.11 autorise, et non du courant admissible Iz du conducteur, qui dépend de la pose, de la température et du nombre de circuits jointifs. Hors du cadre domestique, c'est Iz qu'il faut calculer, avec le calculateur de section de câble industriel.

Pourquoi la section dépend-elle du courant ?

Le Livre 1 est prescriptif en domestique : le tableau 4.11 fixe directement le couple section / protection. Ces valeurs découlent de deux relations physiques simples. La première donne le courant appelé par un récepteur en monophasé :

Courant appelé par un récepteur

I =
PU

I : courant d'emploi (A) · P : puissance active (W) · U : 230 V en monophasé · relation valable à cos φ = 1, soit un récepteur résistif

Une taque de 7 400 W appelle ainsi 32,2 A sous 230 V : il lui faut une protection de 40 A, donc 6 mm² en disjoncteur. La seconde relation explique l'échauffement du conducteur : sa résistance croît avec sa longueur et décroît avec sa section, et la puissance dissipée par effet Joule croît avec le carré du courant :

Résistance et échauffement du conducteur

R = ρ ×
LS
etP dissipée = R × I²

R : résistance du conducteur (Ω) · ρ : résistivité du cuivre ≈ 0,018 Ω·mm²/m à 20 °C · L : longueur (m) · S : section (mm²) · I : courant (A)

Doubler le courant quadruple l'échauffement : c'est pourquoi chaque calibre est plafonné pour une section donnée. La protection protège le câble contre la surcharge et le court-circuit, et non l'appareil raccordé.

Diamètre, désignation et section : lire un câble électrique

En Belgique, un conducteur se commande en section (mm²), jamais en diamètre. Sur un schéma unifilaire, la canalisation se note par son type, son nombre de conducteurs et sa section : XVB 3G2,5. Le diamètre de l'âme se déduit de la section par la géométrie du disque :

Diamètre d'une âme massive

d = 2 × √
Sπ

d : diamètre de l'âme de cuivre nue (mm) · S : section du conducteur (mm²) · relation exacte pour une âme massive de classe 1 ; une âme câblée de classe 2 est légèrement plus grosse à section égale

SectionDiamètre de l'âmeConducteur sous conduitCâbleUsage type
1,5 mm²1,38 mmVOB 1,5XVB 3G1,5Éclairage, circuits sans prise
2,5 mm²1,78 mmVOB 2,5XVB 3G2,5Prises, lave-linge, lave-vaisselle
4 mm²2,26 mmVOB 4XVB 3G4Appareils fixes jusqu'à 25 A
6 mm²2,76 mmVOB 6XVB 3G6Taque de cuisson, chauffage
10 mm²3,57 mmVOB 10XVB 3G10Gros appareils, tableau divisionnaire
16 mm²4,51 mmVOB 16XVB 3G16Alimentation de tableau divisionnaire
25 mm²5,64 mmVOB 25XVB 3G25Liaison longue, dépendance

Le XVB est le câble d'installation courant, isolé au polyéthylène réticulé, pour 0,6/1 kV. Le VOB est un conducteur isolé seul, pour 450/750 V, qui se pose sous conduit. Dans XVB 3G2,5, le 3 est le nombre de conducteurs, le G signale le conducteur vert/jaune de protection et 2,5 est la section en mm². Un circuit triphasé s'écrit en 4G sur un 3 × 230 V (trois lignes et la terre) et en 5G sur un 3N × 400 V (trois lignes, le neutre et la terre). Le diamètre du tableau est celui du cuivre nu : celui du câble figure sur la fiche du fabricant.

Abaque des longueurs maximales de câble : la chute de tension

Sur un circuit long (dépendance, borne de recharge au fond du jardin, piscine), la résistance du conducteur provoque une chute de tension. Le RGIE ne fixe pas de chute maximale : il demande seulement qu'elle reste compatible avec le fonctionnement sûr des appareils. Les repères usuels sont ceux de l'annexe G de l'IEC 60364-5-52 : 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages dans une installation alimentée par le réseau public. La longueur maximale s'en déduit :

Longueur maximale d'un circuit

L max =
u × Sk × ρ₁ × I

L max : longueur en mètres, aller simple du tableau au récepteur · u : chute admise en volts · S : section (mm²) · k : 2 en monophasé, √3 en triphasé · ρ₁ : résistivité du cuivre en service · I : courant d'emploi (A)

  • u : chute admise en volts — 3 % de 230 V = 6,9 V pour l'éclairage, 5 % = 11,5 V pour les autres usages ;
  • S : section du conducteur en mm², de 1,5 à 50 mm² ;
  • k : 2 en monophasé (aller et retour), √3 ≈ 1,73 en triphasé ; la tension de référence est 230 V en monophasé et en 3 × 230 V, 400 V en 3N × 400 V ;
  • ρ₁ : résistivité du cuivre en service = 0,0225 Ω·mm²/m, soit 1,25 fois la résistivité à 20 °C ;
  • I : courant d'emploi, pris égal au calibre de la protection : le circuit est supposé chargé à pleine capacité.

L'abaque donne les longueurs maximales en monophasé 230 V, repère de 5 %, arrondies au mètre inférieur, avec un disjoncteur. Les cases « — » sont les associations que le tableau 4.11 interdit :

Section cuivreDisjoncteur 16 ADisjoncteur 20 ADisjoncteur 25 ADisjoncteur 32 ADisjoncteur 40 A
1,5 mm²23 m————
2,5 mm²39 m31 m———
4 mm²63 m51 m40 m——
6 mm²95 m76 m61 m47 m38 m
10 mm²159 m127 m102 m79 m63 m
16 mm²255 m204 m163 m127 m102 m
25 mm²399 m319 m255 m199 m159 m
35 mm²559 m447 m357 m279 m223 m
50 mm²798 m638 m511 m399 m319 m

Le 1,5 mm² ne convient qu'aux circuits sans prise (tableau 5.1). Pour l'éclairage, le triphasé ou un fusible, utilisez l'onglet « Longueur maximale » du calculateur. À section et calibre égaux, le 3N × 400 V porte environ deux fois plus loin que le monophasé (rapport 400/√3 ÷ 230/2 = 2,008), le 3 × 230 V seulement 15 % plus loin. Un conducteur en aluminium (ρ₁ = 0,036 Ω·mm²/m) ne porte que 62,5 % de ces longueurs : l'outil Chute de tension traite les deux métaux.

Le détail par calibre de protection

Chaque calibre dispose d'une page dédiée : section minimale en disjoncteur et en fusible, longueurs maximales sur les trois réseaux, éclairage et autres usages.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur est couvert par une suite de 30 tests automatisés, construite sur des références extérieures au calculateur et non sur ses propres sorties.

  • Le tableau 4.11 est repris ligne à ligne du texte officiel du Livre 1, colonne disjoncteur et colonne fusible. Le tableau publié sur cette page, le récapitulatif et la table des puissances sont produits par le moteur et comparés à cette copie.
  • La règle « calibre au moins égal au courant, puis plus petite section admise » est réécrite indépendamment du moteur. Elle est comparée à sa sortie sur 648 cas d'appareil, de réseau, de protection et de puissance. Une taque de 7 400 W est en outre recalculée sur les trois réseaux.
  • Les règles du Livre 1 sont contrôlées circuit par circuit. Un circuit de prises est en 2,5 mm² et porte 8 socles au plus. Un appareil de 2 600 W a son circuit dédié. Prises, éclairage et machines à laver sont sous 30 mA, jamais en type AC.
  • Formule de longueur maximale réécrite et recoupée avec le calculateur de chute de tension, qui résout le problème dans l'autre sens. À la longueur annoncée, la chute est sous le repère ; un mètre de plus le dépasse, sur les trois réseaux.
  • Un écart assumé et mesuré. L'annexe G admet de relever le repère de 0,005 % par mètre au-delà de 100 m, sans dépasser 0,5 %. Cet outil ne le fait pas : au-delà de 200 m, il est plus prudent de 10 % sur les circuits de force.

Références

  • RGIE, Livre 1 — Installations à basse tension et à très basse tension, annexé à l'arrêté royal du 8 septembre 2019, version du SPF Économie intégrant l'arrêté royal du 6 octobre 2025 (applicable depuis le 1er avril 2026). Tableau 4.11 (sous-section 4.4.1.4), sections minimales (5.2.1.2 et tableau 5.1), socles (5.3.5.2 b), différentiels (4.2.4.3 b et 5.3.5.3 a), recharge des véhicules (chapitre 7.22). SPF Économie.
  • Volta — Fiche d'information 6, « Interrupteur et disjoncteur différentiel, disjoncteur et coupe-circuit à fusibles » : même table section / fusible / disjoncteur pour les installations domestiques, courbes B, C et D. Fiche Volta (PDF).
  • Volta — « Calcul des câbles : une bénédiction ou une malédiction ? », 13 août 2018 : écart de moins de 10 % entre les calibres de la table domestique et les courants admissibles de l'IEC 60364-5-52 ; calcul des câbles non demandé en domestique, exigé en pratique en non domestique. Fiche Volta (PDF).
  • Volta — Fiche « Types de câbles » : construction, tension et pose du VOB (450/750 V, sous conduit) et du XVB (0,6/1 kV), de 1,5 à 300 mm². Fiche Volta (PDF).
  • IEC 60364-5-52:2009, annexe G (informative) : formule de chute de tension, résistivité en service ρ₁ = 1,25 × ρ₀ et repères de 3 et 5 % de l'origine de l'installation au point d'utilisation. IEC Webstore.

Questions fréquentes

En installation domestique, le tableau 4.11 du Livre 1 du RGIE fixe le calibre maximal de la protection pour chaque section de cuivre. En disjoncteur : 16 A sur 1,5 mm², 20 A sur 2,5 mm², 25 A sur 4 mm², 40 A sur 6 mm² et 63 A sur 10 mm². Un disjoncteur de 32 A demande donc 6 mm². Un circuit de prises reste en 2,5 mm² au moins, même protégé à 16 A. Le calibre du tableau est un maximum : protéger un 2,5 mm² à 16 A est permis, l'inverse ne l'est pas.

Le tableau 4.11 a deux colonnes. À section égale, le coupe-circuit à fusible doit avoir un calibre plus bas que le disjoncteur : 10 A au lieu de 16 A sur 1,5 mm², 16 A au lieu de 20 A sur 2,5 mm², 32 A au lieu de 40 A sur 6 mm². À calibre égal, un fusible supporte en effet une petite surcharge plus longtemps qu'un disjoncteur avant de couper : pour protéger le même câble en surcharge, il faut un fusible plus petit.

Huit socles de prise au plus par circuit terminal, simples ou multiples (Livre 1, 5.3.5.2 b), câblés en 2,5 mm² au moins. Sur un circuit mixte, un point lumineux ou un appareil fixe commandé par un même interrupteur compte comme un socle. Les prises non destinées à des appareils fixes passent sous un différentiel de 30 mA au plus, qui protège lui-même 8 circuits au plus.

Elle se déduit du calibre maximal du tableau 4.11 en disjoncteur, à 230 V et cos φ = 1 : 3 680 W en 1,5 mm² (16 A), 4 600 W en 2,5 mm² (20 A), 5 750 W en 4 mm² (25 A), 9 200 W en 6 mm² (40 A) et 14 490 W en 10 mm² (63 A). En triphasé, la même section transporte √3 fois plus sur un 3 × 230 V et environ 3 fois plus sur un 3N × 400 V. Ces valeurs viennent du calibre admis, pas du courant admissible du câble selon sa pose.

Le Livre 1 impose un circuit dédié à la taque (5.2.1.2) et laisse choisir la section selon sa puissance. Pour une taque de 7 400 W en monophasé 230 V, le courant vaut 32,2 A : il faut une protection de 40 A, donc 6 mm² en disjoncteur ou 10 mm² avec un fusible de 40 A. Raccordée en 3N × 400 V, la même taque n'appelle que 10,7 A. Le calculateur fait ce calcul pour votre appareil et votre réseau.

En tête de l'installation domestique, un différentiel de 300 mA au plus, d'intensité nominale de 40 A au moins. En aval, un ou plusieurs différentiels de 30 mA au plus pour les prises non destinées à des appareils fixes, l'éclairage, la salle de bain, le lave-linge, le sèche-linge et le lave-vaisselle, avec 8 circuits au plus par différentiel (4.2.4.3 b). Tous les différentiels domestiques sont au moins de type A (5.3.5.3 a) : le type AC n'y est plus admis.

Le chapitre 7.22 du Livre 1 impose un circuit dédié par point de connexion, jamais une prise. Chaque circuit a son propre différentiel de 30 mA au plus, qui reste fonctionnel en présence d'un défaut à composante continue (type B), ou qui est associé à un dispositif de détection des défauts continus mettant la borne hors service. Cette détection est souvent intégrée à la borne. La protection contre les surintensités est, elle aussi, individuelle.

XVB est le câble d'installation domestique courant, isolé au polyéthylène réticulé, pour 0,6/1 kV. Le chiffre qui suit donne le nombre de conducteurs, le G signale la présence du conducteur vert/jaune de protection, et le dernier nombre est la section en mm². Un XVB 3G2,5 est donc un câble monophasé à trois conducteurs de 2,5 mm². Le VOB est un conducteur isolé seul, pour 450/750 V, qui se pose sous conduit.

La section s'exprime en mm², mais le diamètre s'en déduit : d = 2√(S/π). Une âme massive de 1,5 mm² mesure 1,38 mm de diamètre, une de 2,5 mm² 1,78 mm, une de 6 mm² 2,76 mm et une de 10 mm² 3,57 mm. C'est le diamètre du cuivre nu : celui du câble, isolant et gaine compris, figure sur la fiche du fabricant.

En monophasé 230 V, avec le repère de 5 % de chute de tension, un câble cuivre de 1,5 mm² chargé à 16 A peut parcourir environ 23 m ; un 2,5 mm² accepte environ 39 m sous 16 A et 31 m sous 20 A. Pour un circuit d'éclairage, avec le repère de 3 %, ces longueurs sont réduites de 40 %. Le RGIE ne fixe pas de chute maximale : ces repères viennent de l'annexe G de l'IEC 60364-5-52.

Non, pour une installation domestique courante : Volta rappelle que le calcul des câbles n'y est pas demandé au contrôle avant mise en service, le respect du tableau des sections et calibres y suffisant. En non domestique, le calcul des câbles est au contraire le moyen de démontrer à l'organisme agréé que les canalisations conviennent : courant admissible, chute de tension, courts-circuits.