Plan des marches
Marches 1 à 15
identiques × 15
Collet 266,7 mm · foulée 266,7 mm · mur 266,7 mm · nez du dessus à 175 mm
Vue de dessus de chaque marche, nez en bas (trait plein épais ; trait mixte : nez théorique lorsque le nez recouvre la marche inférieure). Collet = giron le long de la ligne de jour · côté mur = giron le long du limon extérieur. Les exports PDF et DXF reprennent ces plans à l'échelle.
Tableau récapitulatif de fabrication
| N° | Hauteur du nez | Collet (jour) | Giron foulée | Côté mur | Longueur du nez |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 175 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 2 | 350 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 3 | 525 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 4 | 700 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 5 | 875 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 6 | 1 050 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 7 | 1 225 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 8 | 1 400 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 9 | 1 575 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 10 | 1 750 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 11 | 1 925 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 12 | 2 100 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 13 | 2 275 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 14 | 2 450 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
| 15 | 2 625 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 266,7 mm | 900 mm |
Mis à jour le · Loi de Blondel · normes de base (AR du 7 juillet 1994)
Concevez votre escalier droit en 3D : hauteur et nombre de marches, giron, loi de Blondel, reculement au sol, échappée sous la trémie, note de confort et plan des marches prêt pour la fabrication, exportable en DXF.
Comment calculer un escalier droit ?
Tout part de la hauteur à monter : la distance verticale entre le sol fini du bas et le sol fini de l'étage, épaisseur du plancher comprise. On en déduit la hauteur de chaque contremarche :
Hauteur de marche
h : hauteur d'une contremarche (idéal 16 à 18 cm) — valeur calculée · H : hauteur totale à monter, sol fini → sol fini (ex. 280 cm) — donnée mesurée chez vous · n : nombre de marches à gravir, contremarche d'arrivée comprise (ex. 16) — choisi par l'outil, ajustable
La profondeur utile d'une marche, mesurée d'un nez de marche au nez suivant, s'appelle le giron. Sur une volée droite, il découle du reculement, c'est-à-dire de la longueur occupée au sol : g = L / (n − 1). Une volée de n marches compte en effet n − 1 girons, la dernière contremarche débouchant directement sur le plancher d'arrivée. Le confort de l'ensemble se vérifie avec la loi de Blondel :
Loi de Blondel
h : hauteur de marche (cm) — calculée ci-dessus · g : giron, profondeur utile mesurée de nez à nez sur la ligne de foulée (idéal 25 à 32 cm) — calculée depuis le reculement · 2h + g : le « pas de foulée », la longueur d'un pas naturel ; plage de confort du SPW, 63 cm dans les tableaux de cette page
Sur une volée droite, les marches sont parallèles : le giron est le même partout et la ligne de foulée, le trajet que suit réellement le pied, court au milieu de l'emmarchement. La pente se déduit des deux : elle vaut arctan(h / g), soit 25 à 37° pour un escalier d'habitation confortable — 37° est aussi la pente maximale des normes de base —, et 29 à 33° pour les configurations du tableau ci-dessous. Au-delà de 45°, on parle d'échelle de meunier. Le calculateur affiche en continu ces valeurs sous la vue 3D, vérifie l'échappée sous la trémie et attribue une note de confort sur 100 qui pondère Blondel, hauteur, giron, pente, largeur et échappée.
Quel reculement prévoir ? Le tableau par hauteur d'étage
C'est la question qui décide de la faisabilité du projet : un escalier droit est le plus simple à fabriquer et le plus confortable à emprunter, mais c'est aussi le plus gourmand en longueur. Le tableau ci-dessous donne, pour chaque hauteur d'étage, l'escalier qui vise un pas de foulée de 63 cm avec une hauteur de marche proche de 17 cm.
| Hauteur à monter | Marches | Hauteur de marche | Giron | Reculement | Pente |
|---|---|---|---|---|---|
| 2,40 m | 14 | 17,1 cm | 28,7 cm | 3,73 m | 30,8° |
| 2,50 m | 15 | 16,7 cm | 29,7 cm | 4,15 m | 29,3° |
| 2,60 m | 15 | 17,3 cm | 28,3 cm | 3,97 m | 31,5° |
| 2,70 m | 16 | 16,9 cm | 29,3 cm | 4,39 m | 30,0° |
| 2,80 m | 16 | 17,5 cm | 28,0 cm | 4,20 m | 32,0° |
| 2,90 m | 17 | 17,1 cm | 28,9 cm | 4,62 m | 30,6° |
| 3,00 m | 17 | 17,6 cm | 27,7 cm | 4,43 m | 32,5° |
| 3,20 m | 19 | 16,8 cm | 29,3 cm | 5,28 m | 29,9° |
Retenez l'ordre de grandeur : un escalier droit confortable occupe entre 3,70 m et 5,30 m au sol pour les hauteurs d'étage courantes. Si la pièce ne le permet pas, deux leviers existent avant de changer de forme. Resserrer le giron à 24 ou 25 cm fait gagner une cinquantaine de centimètres, au prix d'un pas de foulée qui descend vers 60 cm. Ajouter une marche réduit la hauteur de chaque contremarche mais rallonge encore la volée : c'est contre-productif quand on cherche de la place.
Ce que la réglementation impose — et ce qu'elle n'impose pas
C'est le point le plus mal rapporté sur le sujet. À l'intérieur d'une maison unifamiliale, aucun texte réglementaire ne fixe le giron ni la hauteur de marche : les normes de base excluent les maisons unifamiliales de leur champ, et les règles régionales d'accessibilité visent les bâtiments ouverts au public. La loi de Blondel n'est pas une norme : c'est une règle de confort, formulée au XVIIe siècle et devenue l'usage de la profession.
| Situation | Ce qui est imposé | Texte applicable |
|---|---|---|
| Intérieur d'une maison unifamiliale | Aucune valeur imposée : la loi de Blondel est le seul repère de confort | Hors du champ des normes de base, qui excluent les maisons unifamiliales |
| Escalier d'évacuation d'un bâtiment soumis aux normes de base (bâtiment bas, moyen ou élevé) | Hauteur de marche ≤ 18 cm · giron ≥ 20 cm en tout point · pente ≤ 75 % (37°) · largeur utile ≥ 0,80 m, libre sur 2 m de hauteur · main courante de chaque côté | AR du 7 juillet 1994 « normes de base », annexes 2/1, 3/1 et 4/1, point 4.2.3 |
| Bâtiment accessible au public en Flandre | Hauteur de marche ≤ 18 cm · giron ≥ 23 cm · 2h + g entre 57 et 63 cm · 1,00 m entre mains courantes | Verordening toegankelijkheid (BVR du 5 juin 2009), art. 20 |
| Bâtiment ouvert au public en Wallonie ou à Bruxelles | Wallonie : marches antidérapantes, mains courantes continues des deux côtés, bande d'éveil au sommet, sans valeur de marche · Bruxelles : règles d'accessibilité du titre IV du RRU | CoDT, guide régional d'urbanisme, art. 415/3 · RRU, titre IV |
| Garde-corps et rampe de l'escalier | Hauteurs et ouvertures fixées par la norme belge des garde-corps (norme payante, valeurs non reprises ici) | NBN B 03-004:2017 |
Deux précisions utiles. Les valeurs des normes de base ne valent que pour les escaliers des bâtiments qu'elles visent, et l'annexe applicable dépend de la hauteur du bâtiment et de la date de la demande de permis. Elles rejoignent pourtant la loi de Blondel : une marche de 18 cm à la pente maximale de 75 % demande 24 cm de giron, soit un pas de foulée de 60 cm, la borne basse de la plage de confort. Les garde-corps et rampes, eux, relèvent de la NBN B 03-004:2017, norme payante dont l'outil ne reprend aucune valeur.
Échappée et trémie : ne pas se cogner la tête
L'échappée est la hauteur libre au-dessus des marches, mesurée verticalement du nez de marche au bord du plancher d'étage. Elle se dégrade dès que la trémie — l'ouverture pratiquée dans le plancher — est trop courte : les premières marches passent alors sous le plancher, et c'est la plus haute d'entre elles qui fixe la valeur.
Échappée sous le bord de trémie
E : échappée, hauteur libre au nez de marche (cm) — visez au moins 200 cm · H : hauteur à monter, sol fini → sol fini (cm) · e : épaisseur du plancher d'étage, dalle + chape + revêtement (cm) · k : nombre de marches encore situées sous le plancher, avant le bord de trémie · h : hauteur d'une marche (cm)
Aucun texte n'impose d'échappée dans une maison. L'outil retient 2,00 m comme repère : c'est la hauteur libre sur laquelle les normes de base mesurent la largeur utile d'un escalier dans les bâtiments qu'elles visent.
Exemple : une hauteur à monter de 280 cm, 16 marches de 17,5 cm sur 4,20 m de reculement, un plancher d'étage de 20 cm. Avec une trémie de 2,50 m, six marches restent sous le plancher et l'échappée vaut 280 − 20 − 6 × 17,5 = 155 cm : on se cogne. Une trémie portée à 3,00 m découvre deux marches de plus, mais ne donne encore que 190 cm. Il faut 3,30 m de trémie pour dépasser le repère, avec 2,07 m d'échappée. C'est ce calcul que l'outil refait en continu quand vous déplacez le bord de trémie, et c'est la raison pour laquelle moins la pente est forte, plus la trémie doit être longue. Mesurez toujours la hauteur sous plafond et l'épaisseur du plancher revêtement compris : quelques millimètres de carrelage suffisent à faire passer une échappée calculée au plus juste sous le repère.
Exemple complet : un étage de 2,80 m
- Hauteur à monter : 280 cm, du sol fini du bas au sol fini de l'étage, épaisseur du plancher comprise.
- Nombre de marches : 280 / 17 ≈ 16,5, on retient 16 marches à gravir.
- Hauteur de marche : h = 280 / 16 = 17,5 cm. Dans la fourchette 16-18 cm.
- Giron visé : g = 63 − 2 × 17,5 = 28 cm.
- Reculement : 16 marches laissent 15 girons, soit L = 15 × 28 = 4,20 m au sol.
- Pente : arctan(17,5 / 28) = 32,0°. Confortable.
- Emmarchement : 90 cm pour un escalier principal, 80 cm si la place manque.
- Trémie : sous un plancher d'étage de 20 cm, une trémie de 3,30 m donne 2,07 m d'échappée, au-dessus du repère de 2,00 m ; à 3,00 m, on reste à 1,90 m.
Pas assez de recul ? Pensez aux formes tournantes
Si votre pièce ne permet pas les 4 m de reculement d'une volée droite, repliez la montée avec un quart tournant, un demi-tournant ou, pour l'encombrement minimal, un escalier hélicoïdal. Les marches y sont balancées : leur giron n'est plus constant, il se mesure sur la ligne de foulée et se resserre au collet, côté jour. Si l'ouvrage est en béton, la géométrie établie ici alimente le calcul de la paillasse et de son ferraillage.
Comment ce calcul est vérifié
Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 46 tests automatisés construite sur des références externes, et non sur ses propres sorties.
- Le tableau de reculement publié plus haut est asserté contre le moteur, ligne par ligne. Nombre de marches, hauteur de marche, giron, reculement et pente sont recalculés puis comparés aux valeurs affichées : si le tableau divergeait un jour de ce que l'outil calcule, les tests échoueraient.
- La géométrie est recalculée indépendamment du moteur sur cinq configurations, de 1,80 m à 3,20 m de hauteur d'étage. Sont repris hors du moteur : la hauteur de marche H / n, le giron L / (n − 1), le pas de foulée 2h + g et la pente arctan(h / g). Les résultats coïncident à la précision de calcul. La géométrie d'une volée droite est exacte : il n'y a pas d'approximation à mesurer. Les tests contrôlent aussi la convention de comptage — n marches à gravir laissent n − 1 girons au sol.
- Les valeurs des normes de base sont reprises ligne à ligne dans les tests. Un escalier construit à leurs limites — marches de 18 cm, pente de 75 %, soit 24 cm de giron, et 0,80 m de largeur utile — est reproduit par le moteur. Son pas de foulée tombe à 60 cm, la borne basse de la plage de Blondel : deux sources indépendantes se recoupent sur le même escalier.
- L'échappée est redérivée de la géométrie du plancher sur quatre trémies différentes, à partir de la position du bord de trémie et de l'épaisseur du plancher. Le test vérifie qu'allonger la trémie d'un giron gagne exactement une hauteur de marche d'échappée, et que l'outil n'annonce aucune échappée tant qu'aucune trémie n'est déclarée.
- Entrées dégradées : hauteur vide, nulle, non numérique ou invraisemblable, reculement absent, largeur impraticable, formulaire vierge. Chacune produit un message explicite, jamais de
NaNni de valeur nulle trompeuse. Les bornes annoncées du domaine de saisie sont contrôlées une par une, de part et d'autre du seuil.
Références
- SPW Infrasports — « Accessibilité Personnes à Mobilité Réduite », fiche détaillée (version 2019), § 3.3 « Escalier d'accès » : source de la plage de Blondel de 60 à 64 cm retenue par les quatre outils d'escalier. Fiche sur le site du SPW.
- Arrêté royal du 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l'incendie et l'explosion, version coordonnée au 20 mai 2022 (SPF Intérieur). Annexes 2/1, 3/1 et 4/1, point 4.2.3 : escaliers des bâtiments bas, moyens et élevés, maisons unifamiliales exclues. Annexe 1, point 5.6.4 : largeur utile libre sur 2 m de hauteur, source du repère d'échappée. Texte coordonné (Buildwise).
- Verordening toegankelijkheid (arrêté du Gouvernement flamand du 5 juin 2009), article 20 : escaliers des bâtiments accessibles au public en Flandre. Texte consolidé (Codex Vlaanderen).
- Code du développement territorial, guide régional d'urbanisme (Wallonie), articles 414 à 415/16, coordination officieuse du 31 mai 2017 : accessibilité des bâtiments ouverts au public, escaliers à l'article 415/3. Texte (SPW Territoire).
- Règlement régional d'urbanisme (Bruxelles-Capitale, arrêté du 21 novembre 2006), titre IV : accessibilité des bâtiments par les personnes à mobilité réduite. Présentation (urban.brussels).
- NBN B 03-004:2017 — Garde-corps de bâtiments. Norme payante : l'outil n'en reprend aucune valeur. Fiche Buildwise.
- Volée droite d'un seul tenant, sans palier intermédiaire ni changement de direction, pour une hauteur à monter de 0,50 m à 7,00 m. Pour replier la montée, utilisez l'outil escalier quart tournant, demi-tournant ou hélicoïdal.
- Giron constant et marches parallèles : la ligne de foulée est une droite au milieu de l'emmarchement. Le balancement, qui fait varier le giron du collet au mur, relève des formes tournantes.
- Dimensionnement géométrique et confort d'usage. L'outil détermine les marches, le reculement et l'échappée ; il ne calcule ni le limon, ni la paillasse, ni les ancrages. Pour un escalier en béton armé, poursuivez avec escalier à paillasse.
- Hypothèse de mesure : sol fini à sol fini. L'échappée est calculée sous le bord de trémie que vous saisissez, en déduisant l'épaisseur de plancher déclarée. Comptez-y le revêtement d'étage : sur une échappée ajustée au plus juste, un carrelage suffit à repasser sous le repère de 2,00 m.
Questions fréquentes
Pour aller plus loin