NBN EN 1991 · NBN EN 1993

Dimensionnement d'une ombrière photovoltaïque de parking

1  Typologie de structure

2  Localisation & site

Vitesse de référence lue sur la carte de la NBN EN 1991-1-4 ANB (de 26 m/s au littoral à 23 m/s au sud-est). Fiche CSTC/NBN.

m

Neige ANB : 0,5 kN/m² jusqu'à 100 m

0 = libre · 1 = obstrué

Rugosité du site (NBN EN 1991-1-4 ANB, tableau 4.1)

3  Géométrie — Poteau centré

m

≈ 5 m simple · ≈ 10 m double

m

Entraxe portiques (5–7,5 m)

Surface couverte et places

°

Courant : 5 à 15°

m

≥ 2,20 m : gabarit courant des véhicules légers

m

≈ largeur d'un module + jeu (1,10 m)

4  Charges permanentes

kN/m²
kN/m²

Câbles, onduleurs…

5  Matériaux, profilés & sol

MPa

ELS — selon l'étude de sol

Prédimensionnement — neige et vent NBN EN 1991-1-3 / 1-4 et leurs ANB (toiture isolée § 7.3), combinaisons NBN EN 1990 + ANB, vérifications EC3 simplifiées (déversement forfaitaire, interaction N+M enveloppe, γM recommandés par l'EN) et massifs EQU. Note d'exécution (déversement § 6.3.2.2, second ordre, assemblages, ancrages) et étude de sol à établir par un bureau d'études.

Vue schéma

Surface couverte

125 m²

Traverse

IPE 140

Poteau

HEA 140

Massif

1,8×1,8×0,50 m

10 places · vérifié

Élévations type

cotes en m — résultante de vent à d/4 (NBN EN 1991-1-4 § 7.3)

Coupe transversale

VENTR (d/4)IPE 140HEA 140IPE 1405,001,102,202,90massif 1,8 × 1,8 × 0,50 m (enterré)

Vue de face (longitudinale)

… × 5 travéespannes IPE 140HEA 140T = 5,002,202,90
Charges & combinaisons (structure primaire)Valeur
Permanentes G (ossature 0,14 + modules 0,13 + équip. 0,05)0,32 kN/m²
Neige s = μ₁ · sk (altitude 50 m, sk = 0,50 kN/m² de l'ANB)0,40 kN/m²
Vent qp(z = 2,90 m) — vb,0 = 26 m/s, terrain II, ce = 1,620,683 kN/m²
Vent toiture isolée — cf = 0,46 / -0,82 (φ = 0)0,31 / -0,56 kN/m²
C1 — 1,35 G + 1,50 S (ELU STR)1,032 kN/m²
C2 — 1,35 G + 1,50 W↓ (ELU STR)0,903 kN/m²
C3 — 1,00 G + 1,50 W↑ (ELU STR)-0,520 kN/m²
C4 — 1,35 G + 1,50 S + 0,90 W↓ (ELU STR)1,315 kN/m²
C5 — 1,35 G + 1,50 W↓ + 0,75 S (ELU STR)1,203 kN/m²
C6 — G + S (ELS car.)0,720 kN/m²
C7 — G + W↓ (ELS car.)0,634 kN/m²
C8 — G + W↑ (ELS car.)-0,240 kN/m²
C9 — 0,90 G + 1,50 W↑ (EQU)-0,552 kN/m²
Fondation par poteau
Massif proposé
1,8 × 1,8 × 0,50 m
Poids du massif
40,5 kN
Traction EQU (0,9G + 1,5W↑)
13,8 kN
Contrainte sol (Meyerhof, B′ = 1,00 m)
0,033 MPa
Couverture
Surface couverte (5 travées)
125 m²
Places couvertes (≈ 12,5 m²/place)
10

Synthèse du projet : l'outil dimensionne la structure et ne vérifie aucune obligation de solarisation des parkings.

Vérification globale

93 %taux max
Conforme

Taux d'utilisation le plus élevé parmi les 15 vérifications listées ci-dessous.

Panne IPE 140 — Flexion MEd ≤ Mc,Rd43 %

10,5 / 24,3 kN·m · NBN EN 1993-1-1 § 6.2.5

Panne — Soulèvement (déversement forfaitaire 0,6·Mc,Rd)40 %

5,9 / 14,6 kN·m · EC3 § 6.3.2 — simplifié

Panne — Flèche ≤ T/20059 %

14,8 / 25,0 mm · Critère de projet (EN 1993-1-1 § 7.2.1) — ELS

Traverse IPE 140 — Flexion MEd ≤ Mc,Rd85 %

20,5 / 24,3 kN·m · NBN EN 1993-1-1 § 6.2.5

Traverse — Soulèvement (semelle inf., 0,6·Mc,Rd)56 %

8,1 / 14,6 kN·m · EC3 § 6.3.2 — simplifié

Traverse — Cisaillement VEd ≤ Vpl,Rd14 %

16,4 / 121 kN · EC3 § 6.2.6

Traverse — Interaction M–V (VEd ≤ 0,5·Vpl,Rd)27 %

16,4 / 60 kN · EC3 § 6.2.8

Traverse — Flèche du porte-à-faux ≤ a/10062 %

15,5 / 25,0 mm · Critère de projet — ELS caractéristique

Poteau HEA 140 — Flambement NEd ≤ Nb,Rd14 %

33 / 229 kN · EC3 § 6.3.1 (Lcr = 2H)

Poteau — Interaction N + M (encastré en pied)93 %

M = 33,7 kN·m · EC3 § 6.3.3 — simplifiée

Massif — Non-soulèvement 0,9·Gstb ≥ 1,5·W↑38 %

13,8 / 36,5 kN · NBN EN 1990 + ANB — EQU

Massif — Non-renversement90 %

NBN EN 1990 + ANB — EQU

Massif — Contrainte au sol σref ≤ qadm16 %

0,033 / 0,20 MPa · Largeur effective (Meyerhof) — ELS

Hauteur libre au point bas ≥ 2,20 mOK

2,20 m · Repère d'usage — véhicules légers

Sections de classe 1 à 3 (classe 4 exclue du prédim)OK

panne cl. 1 · traverse cl. 1 · poteau cl. 1 · EC3 Tab. 5.2

NBN EN 1991-1-4 § 7.3 · NBN EN 1993-1-1 · EQU

Dimensionner une ombrière photovoltaïque : ce qu'il faut savoir

Mis à jour le

L'ombrière de parking — que l'on appelle aussi carport solaire — couvre des places de stationnement de modules photovoltaïques. Structurellement, c'est un ouvrage singulier : une toiture « isolée » (sans parois), légère, et très sensible au vent ascendant.

Le soulèvement, phénomène dimensionnant

Contrairement à un bâtiment, le vent s'engouffre sous la toiture d'une ombrière. La NBN EN 1991-1-4 §7.3 la traite en « toiture isolée » : ses coefficients donnent à la fois une pression descendante (cf,max) et un soulèvement (cf,min) qui dépend du taux de blocage φ de la sous-face. Sur une toiture plate, passer d'un passage libre (φ = 0) à une sous-face totalement obstruée par des véhicules hauts ou du stockage (φ = 1) fait passer le coefficient de force global de −0,5 à −1,3, soit un soulèvement 2,6 fois plus élevé. La combinaison 1,0 G + 1,5 W↑, où le poids propre est favorable, gouverne très souvent la traverse, le poteau et surtout le massif de fondation.

Cinq typologies, deux façons de descendre le vent

Le marché s'est standardisé autour de quelques schémas statiques : poteau centré (porte-à-faux symétrique, idéal en double rangée), poteau déporté (un côté entièrement dégagé), double poteaux centrés, portique à deux poteaux et structure en Y (fût unique et bras inclinés, signature architecturale). Ce qui les sépare vraiment, c'est la façon dont le couple de vent redescend au sol. Sur un appui unique, il devient un moment d'encastrement en pied, qu'il faut équilibrer par un massif lourd. Sur deux appuis, il devient un simple différentiel d'effort vertical : à géométrie égale, l'outil montre que le portique divise le moment en pied par plus de dix et le poids de massif par trois. En contrepartie, sa traverse est légèrement plus forte — la travée fléchit davantage qu'un porte-à-faux de demi-largeur — et ses poteaux tombent dans le stationnement.

Des fondations gravitaires

L'ombrière tire sur ses fondations : la vérification d'équilibre statique (0,9·Gstb ≥ 1,5·W↑) impose des massifs en béton dont le poids équilibre la traction et le renversement. L'outil propose automatiquement le massif carré le plus compact qui vérifie soulèvement, renversement et contrainte au sol, ou vérifie un massif que vous imposez. Selon le rapport géotechnique, ces massifs gravitaires peuvent céder la place à des pieux ou des micropieux.

Comment calculer une ombrière photovoltaïque ? La méthode pas à pas

L'outil déroule les étapes d'une note de calcul de charpente métallique classique, adaptées aux particularités de la toiture isolée. Chaque étape est reprise dans la note de calcul exportable en PDF.

1

Pression dynamique de pointe et actions du vent (NBN EN 1991-1-4 + ANB)

La vitesse de référence vb,0 dépend de la zone de vent de l'annexe nationale belge : 26, 25, 24 ou 23 m/s, en décroissant de l'ouest (littoral) vers le sud-est. Choisissez la zone de votre commune sur la carte de l'ANB ; à défaut, l'outil retient 26 m/s. La pression dynamique de pointe qp(z) est évaluée au point haut de la toiture, en fonction de la catégorie de rugosité du terrain (0 à IV), avec le facteur de turbulence de l'ANB :

Pression dynamique de pointe

qp(z) = ce(z) × qb avec qb = 0,5 × ρ × vb,0²

qp : pression de pointe (kN/m²) · ce : coefficient d'exposition (2,35 à 10 m en rase campagne, terrain II) · qb : pression de référence · ρ : masse volumique de l'air, 1,25 kg/m³ (ANB) · vb,0 : vitesse de référence de la zone (23 à 26 m/s)

La force globale sur la structure primaire utilise le coefficient de force cf des toitures isolées monopente, interpolé selon la pente α (0 à 30°) et le taux de blocage φ, avec φ = 0 pour un passage totalement libre et φ = 1 pour une sous-face obstruée :

Force globale de vent

Fw = cf × qp(ze) × A

Fw : force résultante (kN) · cf : coefficient de force de la toiture isolée (−1,8 à +1,2) · qp : pression de pointe (kN/m²) · A : surface de la toiture (m²)

Cette résultante s'applique à d/4 du bord au vent (§7.3(6)), ce qui crée un moment de renversement même sur un poteau centré. Les pannes et leurs fixations sont, elles, vérifiées avec les coefficients de pression nette locaux cp,net des zones A/B/C (§7.3(5)), nettement plus sévères que le coefficient global.

2

Charge de neige (NBN EN 1991-1-3 + ANB)

La Belgique n'est pas découpée en zones de neige : selon l'annexe nationale belge, sk = 0,5 kN/m² jusqu'à 100 m d'altitude, puis 0,5 + 0,007·(A − 100)/6, soit 0,85 kN/m² à 400 m et 1,2 kN/m² à 700 m. Sur la toiture, pour une pente α ≤ 30°, le coefficient de forme vaut μ1 = 0,8 :

Charge de neige sur la toiture

s = μ1 × Ce × Ct × sk

s : charge sur la toiture (kN/m²) · μ1 : coefficient de forme, 0,8 jusqu'à 30° · Ce et Ct : coefficients d'exposition et thermique, égaux à 1 en Belgique (ANB) · sk : charge au sol selon l'altitude

L'ANB belge ne retient ni charge ni accumulation exceptionnelle de neige : il n'y a pas de situation accidentelle à vérifier. À l'inverse du vent, la neige charge la structure vers le bas et gouverne surtout les pannes et la flèche de la traverse en montagne.

3

Combinaisons d'actions (NBN EN 1990 + ANB)

Dix combinaisons ELU/ELS sont évaluées avec ψ0 = 0,5 pour la neige et 0,6 pour le vent. Trois gouvernent presque toujours le dimensionnement : la combinaison gravitaire 1,35 G + 1,50 S, la combinaison de soulèvement où le poids propre est favorable :

Combinaison de soulèvement

qELU,↑ = 1,00 × G + 1,50 × W↑

qELU,↑ : charge de calcul en soulèvement (kN/m²) · G : charges permanentes (ossature + modules + équipements) · W↑ : vent ascendant, négatif · le poids propre est pris avec son coefficient favorable 1,00

et la combinaison d'équilibre statique (EQU) qui dimensionne le massif de fondation : 0,9 G + 1,5 W↑. C'est la signature structurelle de l'ombrière : plus elle est légère, plus le soulèvement est critique.

4

Vérifications acier (NBN EN 1993-1-1)

Les pannes travaillent en travée simple sur la trame T, sous les coefficients locaux cp,net :

Moment d'une panne

Mpanne =
p × T²8

Mpanne : moment maximal (kN·m) · p : charge linéique reprise par la panne (kN/m), soit la charge surfacique multipliée par l'entraxe · T : trame entre portiques (m)

La traverse suit le schéma statique de la typologie choisie. Pour un poteau centré, le moment de console gouverne, avec a la longueur du porte-à-faux :

Moment de console

Mconsole =
q × a²2

Mconsole : moment à l'encastrement (kN·m) · q : charge linéique sur la traverse (kN/m), soit la charge surfacique multipliée par la trame · a : longueur du porte-à-faux (m), soit la demi-largeur pour un poteau centré

Sous soulèvement, la semelle inférieure du profilé se retrouve comprimée sans maintien latéral : le moment résistant est minoré par un coefficient de déversement forfaitaire, ce qui pénalise les profils élancés. Les flèches sont limitées à a/100 en porte-à-faux et L/200 en travée. Le poteau, encastré en pied et libre en tête, est vérifié au flambement avec une longueur de flambement Lcr = 2H, puis en interaction compression + flexion (NEd/Nb,Rd + k·MEd/Mc,Rd ≤ 1).

5

Massif de fondation gravitaire

Trois vérifications s'enchaînent. D'abord le non-soulèvement : le poids du massif doit équilibrer la traction d'équilibre statique :

Non-soulèvement du massif

0,9 × Gmassif ≥ Ntraction,EQU

Gmassif : poids propre du massif (kN), soit 25 kN/m³ × B² × h · Ntraction,EQU : traction en tête de massif sous 0,9 G + 1,5 W↑ (kN) · le coefficient 0,9 minore le poids stabilisant

Puis le non-renversement autour de l'arête de l'assise (Mstab ≥ Mdst), et enfin la contrainte au sol à l'ELS, avec le modèle de Meyerhof qui réduit la largeur d'assise en fonction de l'excentricité e de la charge :

Contrainte au sol excentrée (Meyerhof)

σref =
NB′ × B
≤ qadm avec B′ = B − 2e

σref : contrainte de référence sous l'assise (MPa) · N : effort vertical total à l'ELS, massif compris (kN) · B : côté du massif carré (m) · B′ : largeur effective réduite par l'excentricité e (m) · qadm : contrainte admissible du sol, issue de l'étude géotechnique

L'outil propose automatiquement le massif carré le plus compact — larges et peu profonds en priorité, pour limiter le terrassement — qui vérifie les trois critères, ou vérifie un massif que vous saisissez.

6

Surface couverte et places couvertes

La surface couverte (largeur × trame × nombre de travées) est convertie en places de stationnement couvertes, sur la base d'une place conventionnelle de 2,5 × 5 m, soit 12,5 m². Ce repère sert à chiffrer le projet ; il ne vérifie aucune obligation réglementaire.

Ce que contient une note de calcul de structure photovoltaïque

La note de calcul est le document qui justifie que la structure supporte les efforts de l'installation photovoltaïque. Elle est demandée par le maître d'ouvrage, par l'assureur au titre de la garantie décennale, et souvent par le gestionnaire de réseau au moment du raccordement. Une note sérieuse comporte toujours les mêmes rubriques :

  • Localisation et hypothèses de site — commune, altitude (pour la neige), catégorie de terrain, zone de vent de l'ANB et zone de sismicité.
  • Description de l'ouvrage — typologie, géométrie, nuance d'acier, calepinage des modules et système de fixation retenu.
  • Descente de charges — charges permanentes détaillées, actions climatiques et combinaisons d'actions.
  • Vérifications élément par élément — pannes, traverse, poteaux, avec le taux d'utilisation de chacun.
  • Fondations — efforts en pied, dimensions du massif ou des pieux, contrainte transmise au sol.
  • Conclusion et limites — ce qui est justifié, et ce qui reste à traiter.

Cet outil produit cette structure de document au stade du prédimensionnement, exportable en PDF. Il vous donne des profilés, des massifs et une surface couverte réalistes pour chiffrer un projet, répondre à un appel d'offres ou vérifier l'offre d'un ombriériste. La note d'exécution signée, qui engage la responsabilité de son auteur, relève d'un bureau d'études structure : elle reprend le déversement complet (§6.3.2.2), les effets du second ordre, les assemblages, les platines et tiges d'ancrage, le contreventement longitudinal et, le cas échéant, la vérification sismique.

De la surface couverte à la puissance crête

Le dimensionnement structurel donne une surface de toiture ; le porteur du projet, lui, raisonne en kilowatts-crête. La conversion est directe. Dans les conditions d'essai normalisées, un module reçoit 1 000 W par mètre carré : sa puissance crête est donc son rendement multiplié par sa surface. Un module courant de rendement 20 % délivre ainsi 200 Wc par mètre carré de module, soit environ 0,20 kWc par mètre carré de toiture couverte une fois le calepinage serré. Les modules à haut rendement (22 à 23 %) montent à 0,22–0,23 kWc/m².

Une ombrière simple rangée de 5 m de largeur sur six trames de 5 m — 150 m² et douze places couvertes — représente donc de l'ordre de 30 kWc. Le productible annuel, en kWh par kWc installé, dépend du site, de l'inclinaison et de l'orientation : il se calcule sur PVGIS, le service gratuit de la Commission européenne. Attention à ne pas transposer un productible d'installation inclinée à 30° sur une ombrière à 8° : la pente faible, choisie pour limiter les efforts de vent et la hauteur du point haut, coûte quelques points de production.

Dimensions courantes d'une ombrière de parking

Le marché s'est standardisé autour de géométries qui optimisent à la fois le stationnement (multiples de la place de 2,50 m) et le tonnage d'acier. Ces plages constituent un bon point de départ dans l'outil :

ParamètrePlage couranteCommentaire
Trame entre portiques5,00 à 7,50 m2 ou 3 places par trame ; au-delà, pannes et traverse grossissent vite
Largeur couverte≈ 5 m / 10–11 mSimple rangée / double rangée dos à dos
Hauteur libre2,20 à 2,50 m (VL)2,80 à 4,50 m pour utilitaires et poids lourds
Pente de toiture5 à 15°Compromis production PV / coefficients de vent / point haut
Puissance crête≈ 0,20 kWc/m²Module de rendement 20 % ; 0,22–0,23 kWc/m² en haut rendement
AcierS235 à S355Galvanisation à chaud pour une durée de vie de 25 à 30 ans en extérieur

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de tests automatisés construite sur des références externes, et non sur ses propres sorties.

  • Les coefficients de vent des toitures isolées sont ceux de la norme. Coefficient de force global et pressions nettes des zones A, B et C : les valeurs de l'EN 1991-1-4 §7.3 sont reprises ligne à ligne dans les tests, pour les pentes de 0 à 30° et les deux taux de blocage. Aux sept pentes tabulées, l'outil les restitue à l'identique. Entre deux pentes, l'interpolation est recalculée indépendamment du moteur et coïncide.
  • La pression de vent suit la fiche de l'annexe nationale belge. La pression de pointe est réécrite dans les tests à partir de la formule publiée par le CSTC et le NBN (ρ = 1,25 kg/m³, facteur de turbulence de l'ANB), indépendamment du moteur, pour les quatre zones de vent belges et les cinq catégories de terrain.
  • Les moments et les flèches sont mis en regard des solutions publiées de la résistance des matériaux. La traverse de la structure en Y est une poutre continue sur trois appuis, dont la solution est connue : moment sur appui central q·L²/8, moment maximal en travée 9·q·L²/128, réactions 3qL/8 en rive et 10qL/8 au centre. L'outil retrouve ces quatre valeurs exactement, et la somme des réactions égale la charge appliquée.
  • La contrainte transmise au sol est refaite hors du moteur. La largeur d'assise réduite par l'excentricité, la contrainte de référence et le poids du massif sont recalculés dans les tests à partir des dimensions retenues. Le critère de non-soulèvement bascule exactement à 0,9 fois le poids du massif, et un massif proposé est toujours recontrôlé sur les trois critères avant d'être validé.
  • Les valeurs belges de neige et de combinaisons sont contrôlées. La charge au sol suit l'altitude selon l'ANB, sans neige exceptionnelle ; les coefficients des combinaisons sont ceux de la fiche EN 1990 du CSTC et du NBN. Un calcul enregistré avant la version belge se rouvre sur des valeurs belges, du côté chargé.
  • Une saisie incomplète ne produit jamais de résultat. Dix-huit saisies vides, négatives ou hors du domaine de la norme sont contrôlées : l'outil s'abstient au lieu de rendre un chiffre. Une pente laissée vide n'est pas lue comme une toiture plate, et sans portance de sol renseignée, aucun massif n'est proposé.

Références

  • NBN EN 1991-1-4:2005 + A1:2010 et NBN EN 1991-1-4-ANB:2010 — Eurocode 1, actions du vent. Tableau 7.6 des toitures isolées (§7.3) ; vitesses de référence, masse volumique de l'air et facteur de turbulence de l'ANB lus dans la fiche Eurocode EN 1991-1-4 du CSTC et du NBN (avril 2012).
  • NBN EN 1991-1-3:2003 + A1:2015 et NBN EN 1991-1-3-ANB:2007 — Eurocode 1, charges de neige : sk selon l'altitude, Ce = Ct = 1, pas de neige exceptionnelle, d'après la fiche Eurocode EN 1991-1-3 du CSTC et du NBN (février 2008).
  • NBN EN 1990:2002 + A1:2006 et NBN EN 1990-ANB:2013 — Eurocode 0, bases de calcul des structures. Source des combinaisons d'actions ELU, ELS et de l'état-limite d'équilibre statique (EQU) qui dimensionne les massifs.
  • NBN EN 1993-1-1 — Eurocode 3, calcul des structures en acier, partie 1-1 : règles générales. Source de la classification des sections (§5.5), des résistances en flexion et cisaillement (§6.2), du flambement par compression (§6.3.1) et de l'interaction compression-flexion (§6.3.3).
  • NBN EN 1997-1 + ANB — Eurocode 7, calcul géotechnique, partie 1 : règles générales. Source du modèle de largeur effective (Meyerhof) employé pour la contrainte sous une semelle chargée excentriquement.

Questions fréquentes

Le dimensionnement suit une note de calcul de charpente métallique en cinq temps. On évalue d'abord les charges permanentes (ossature, modules, équipements), puis les actions climatiques : le vent selon la NBN EN 1991-1-4 §7.3, qui traite l'ombrière en « toiture isolée » sans parois, et la neige selon la NBN EN 1991-1-3. On combine ces actions selon la NBN EN 1990, la combinaison de soulèvement 1,00 G + 1,50 W↑ étant presque toujours dimensionnante. On vérifie ensuite les pannes, la traverse et les poteaux en acier selon la NBN EN 1993-1-1. On termine par le massif de fondation, dont le poids doit équilibrer la traction due au vent ascendant.

C'est le document qui justifie que la structure supporte les efforts de l'installation. Elle rassemble la localisation du projet (commune, altitude, zone de vent de l'annexe nationale belge, catégorie de terrain), la description de l'ouvrage et des modules, les hypothèses de charges, les combinaisons d'actions, les vérifications de chaque élément (pannes, traverse, poteaux, assemblages) avec leur taux d'utilisation, et le dimensionnement des fondations. Cet outil produit la partie prédimensionnement de ce document, exportable en PDF ; la note d'exécution signée relève d'un bureau d'études structure.

Parce qu'une ombrière n'a pas de parois : le vent s'engouffre sous la toiture et la soulève. La NBN EN 1991-1-4 §7.3 la traite en « toiture isolée » et lui applique des coefficients de soulèvement qui dépendent du taux de blocage φ de la sous-face. Des véhicules hauts ou du stockage sous l'ombrière font passer le coefficient de force global de −0,5 à −1,3 sur une toiture plate, soit un soulèvement 2,6 fois plus élevé. Comme l'ouvrage est très léger, son poids propre ne compense pas cette traction : c'est elle qui dimensionne la traverse, le poteau et surtout le massif de fondation.

Le poteau centré (porte-à-faux symétrique) dégage la circulation mais concentre tout le moment de vent dans un seul encastrement en pied, donc dans un massif lourd. Le portique à deux poteaux transforme ce moment en un simple différentiel d'effort vertical entre appuis : à géométrie égale, le moment en pied est divisé par plus de dix et le massif par trois, au prix d'une traverse légèrement plus forte et de poteaux qui gênent le stationnement. Le poteau déporté dégage entièrement un côté, mais c'est la typologie la plus coûteuse en acier. Les structures double poteaux et en Y sont des compromis courants pour la double rangée.

Entre 5 et 15° dans la plupart des projets : assez pour l'autonettoyage des modules et l'écoulement des eaux de pluie, sans pénaliser la hauteur du point haut ni les coefficients de vent, qui croissent rapidement avec la pente. Entre 0 et 30°, le coefficient de force global de la NBN EN 1991-1-4 passe de 0,2 à 1,2 en pression descendante et de −0,5 à −1,8 en soulèvement sur une sous-face libre.

Comptez environ 0,20 kWc par mètre carré de toiture couverte : dans les conditions d'essai normalisées (1 000 W/m²), un module de rendement 20 % délivre 200 Wc par mètre carré. Une ombrière simple rangée de 5 m de largeur sur 30 m de longueur, soit 150 m², représente donc de l'ordre de 30 kWc et une douzaine de places couvertes. Le productible annuel dépend du site, de l'inclinaison et de l'orientation : il se calcule sur PVGIS, le service public de la Commission européenne.

Sous vent ascendant, l'ombrière tire sur ses fondations : c'est le poids du massif qui assure la stabilité, par la vérification d'équilibre statique 0,9·Gstb ≥ 1,5·W↑ de la NBN EN 1990. Des massifs de 1,5 à 2,5 m de côté sont courants sur une simple rangée. Selon le rapport géotechnique, ils peuvent être remplacés par des pieux ou des micropieux, mieux adaptés aux plateformes de faible portance ou encombrées de réseaux.

Oui. La contrainte admissible du sol saisie dans l'outil est une donnée d'entrée, pas un résultat : elle doit être confirmée par l'étude géotechnique du projet (en Belgique, souvent par essais de pénétration statique CPT) avant exécution. L'étude fixe également le niveau d'assise hors gel, les conditions de terrassement et le type de fondation le mieux adapté au site.