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Rentable — retour 5 ans
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8 panneauxinclinaison 35°azimut 0° (Sud)lat. 50.8467°Glissez pour pivoter · molette pour zoomer

Production mensuelle (kWh)

Angles optimaux (PVGIS)Config. proche de l'optimum

inclinaison 39°azimut -3°3 525 kWh/an

Mis à jour le

Comment fonctionne le photovoltaïque ?

Les panneaux solaires photovoltaïques convertissent le rayonnement solaire en électricité grâce à l'effet photovoltaïque. Les cellules en silicium cristallin (la technologie la plus répandue) captent les photons de la lumière et génèrent un courant continu, transformé en courant alternatif par un onduleur.

La puissance d'une installation s'exprime en kilowatts-crête (kWc) : c'est la puissance délivrée dans les conditions de test normalisées STC (irradiance de 1 000 W/m², température de cellule de 25 °C, spectre AM 1,5) de la norme IEC 61215. En conditions réelles, la production dépend de l'ensoleillement du site, de l'orientation et de l'inclinaison des panneaux, des pertes système (câblage, onduleur, salissures) et de la température des cellules : un module perd typiquement 0,3 à 0,4 % de puissance par degré au-dessus de 25 °C.

Ce que rapporte une installation, Région par Région

Aucune des trois Régions n'applique plus de compensation à une installation neuve. La rentabilité repose donc sur deux flux : chaque kWh autoconsommé évite l'achat d'un kWh au prix plein de votre contrat (énergie, réseau et taxes), chaque kWh injecté n'est payé qu'au prix d'injection de votre fournisseur. Bruxelles y ajoute des certificats verts sur toute la production pendant dix ans.

RégionInstallation neuve : ce qui est valorisé au 25/10/2026
Wallonie

Sans compensation depuis le 1er janvier 2024. Plus de compensation pour une installation mise en service depuis le 1er janvier 2024 (date de la visite de l'organisme agréé). Compteur communicant obligatoire ; coûts de réseau calculés sur les prélèvements bruts ; l'électricité injectée peut être vendue au fournisseur, au tarif d'injection qu'il publie.

Les installations mises en service avant cette date gardent la compensation jusqu'au 31 décembre 2030 et paient le tarif prosumer, sauf compteur double flux (coûts de réseau réels). Ce tarif ne s'applique pas aux installations certifiées après le 1er janvier 2024.

Sources : wallonie.be · CWaPE, coûts de réseau · CWaPE, tarif prosumer

Bruxelles-Capitale

Certificats verts pendant 10 ans. Compensation totalement supprimée depuis novembre 2021 : les coûts de réseau sont proportionnels à l'électricité prélevée et l'électricité injectée est achetée par le fournisseur au prix de l'énergie. La production donne droit à des certificats verts pendant 10 ans.

Taux d'octroi pour une mise en service depuis le 1er avril 2026 : 2,055 CV/MWh jusqu'à 5 kWc, 1,739 de 5 à 36 kWc, figé pour 10 ans. Rachat garanti à 65 € par certificat par Elia (demande en avril). Certificat RESCert exigé jusqu'à 5 kWc depuis le 1er janvier 2026.

Sources : Brugel, fin de la compensation · Brugel, valorisation · Brugel, certificats verts · Brugel, proposition 37

Flandre

Compteur numérique et tarif capacitaire. Compteur numérique : plus aucune compensation depuis le 1er avril 2026, y compris pour les installations d'avant 2021. L'injection est rémunérée par un contrat d'injection (terugleveringscontract) avec un fournisseur, qui en fixe le prix. Depuis le 1er janvier 2023, une partie des coûts de réseau suit la pointe mensuelle (tarif capacitaire).

Pointe mensuelle = quart d'heure de prélèvement le plus élevé du mois, facturée sur la moyenne des 12 derniers mois, au moins 2,5 kW. Coût moyen 2026 : 53,39 €/kW/an HTVA, variable selon le gestionnaire de réseau.

Sources : Fluvius, compteur numérique · VNR, contrats d'injection · VNR, tarif capacitaire

Régimes relus sur les pages officielles le 25/10/2026. Ils changent souvent : vérifiez-les avant de signer un devis. Les outils n'appliquent aucune condition d'éligibilité.

Le taux d'autoconsommation est le paramètre le plus sensible de l'étude. Brugel l'a mesuré en 2024 sur les compteurs intelligents de plus de 7 000 installations bruxelloises : 34 % en moyenne sans batterie, 55 % pour les 59 installations équipées d'une batterie. C'est la valeur par défaut du simulateur. Décaler les usages en journée (lave-linge, boiler, recharge du véhicule) la fait monter ; un profil concentré le soir la fait baisser.

Le prix du kWh prélevé et le prix d'injection sont ceux de votre contrat. Pour Bruxelles, le simulateur propose les valeurs que Brugel retient pour 2026 : 0,417 €/kWh HTVA pour le kWh autoconsommé, soit 0,442 € TVAC, et 0,028 €/kWh pour l'injection. En Wallonie et en Flandre, aucune valeur officielle récente n'est publiée pour ces deux prix : le simulateur les demande.

Comment calculer le dimensionnement d'une installation photovoltaïque ?

Le dimensionnement suit une démarche en 4 étapes : évaluer le besoin (puissance crête cible), vérifier la faisabilité physique (nombre de panneaux, surface, onduleur, raccordement), estimer la production réelle du site (PVGIS), puis analyser la rentabilité. Voici les calculs que l'outil enchaîne automatiquement.

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Puissance crête cible

La première approche part de votre consommation électrique annuelle (relevée sur votre facture ou sur le portail de votre gestionnaire de réseau) et du productible du site. D'après PVGIS, 1 kWc incliné à 35° plein sud produit en Belgique de 1 032 kWh/an (Liège) à 1 119 kWh/an (Ostende) :

Puissance crête cible

P (kWc) =
Consommation annuelle (kWh)Productible (kWh/kWc/an)

Consommation annuelle à couvrir (kWh/an) · Productible : production de 1 kWc sur le site (kWh/kWc/an, PVGIS)

Exemple : pour 3 500 kWh/an à Bruxelles (productible ≈ 1 035 kWh/kWc/an), la puissance cible est de 3 500 / 1 035 ≈ 3,4 kWc. Sans batterie, viser un peu en dessous limite le surplus injecté au prix d'injection. Si vous envisagez au contraire de stocker ce surplus, le dimensionnement de la batterie solaire se calcule à partir du surplus diurne et de la consommation nocturne, et non de la puissance crête.

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Nombre de panneaux, surface et raccordement

Le nombre de panneaux se déduit de la puissance crête cible et de la puissance unitaire des modules (arrondi à l'entier supérieur) :

Nombre de panneaux

N =
P (kWc) × 1 000Puissance unitaire (Wc)

P : puissance crête cible (kWc) · Puissance unitaire du module (Wc)

Avec des panneaux de 425 Wc (format 1,134 × 1,722 m soit ≈ 1,95 m²), une installation de 3 kWc nécessite 8 panneaux, soit une puissance réellement installée de 3,4 kWc et environ 15,6 m² de toiture :

Surface de modules

Surface (m²) = N × largeur × hauteur

N : nombre de panneaux · largeur et hauteur d'un module (m)

L'onduleur est ensuite choisi entre 0,8 et 1,0 fois la puissance crête installée. Sa puissance AC fixe le raccordement : jusqu'à 5 kVA en monophasé, triphasé obligatoire de 5 à 10 kVA, et au-delà une procédure avec étude du gestionnaire de réseau (Synergrid C10/11).

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Production annuelle (PVGIS)

Plutôt qu'une formule forfaitaire, l'outil interroge l'API PVGIS v5.3 du Centre commun de recherche européen : à partir de la latitude, de la longitude, de l'inclinaison, de l'azimut et des pertes système (14 % par défaut), PVGIS croise l'irradiation satellitaire mesurée sur le site avec le comportement thermique des modules en silicium cristallin pour restituer la production mensuelle et annuelle. La production décroît ensuite chaque année avec le vieillissement des modules :

Production de l'année n

En = E0 × (1 − d)n

E₀ : production de la première année selon PVGIS (kWh) · d : dégradation annuelle (0,5 %/an par défaut)

La dégradation de 0,5 %/an est cohérente avec les garanties constructeur, qui assurent typiquement 80 à 87 % de la puissance initiale après 25 ans.

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Gain annuel et temps de retour

Le gain de l'année n combine les économies sur la facture (électricité non achetée, au prix du kWh qui évolue chaque année), la vente du surplus au prix d'injection et, à Bruxelles, les certificats verts des dix premières années :

Gain de l'année n

Gainn = En × τ × Prix kWhn + En × (1 − τ) × Prix inj. + CVn

τ : taux d'autoconsommation · Prix kWhₙ : prix du kWh prélevé l'année n · Prix inj. : prix d'injection du contrat (constant) · CVₙ : production (MWh) × taux d'octroi × prix du certificat, les 10 premières années à Bruxelles

Le temps de retour est la première année où le cumul des gains dépasse le coût de l'installation. Pour comparer objectivement les projets, l'outil calcule aussi la valeur actuelle nette (VAN) sur 25 ans, en actualisant chaque flux annuel à 3 % :

Valeur actuelle nette

VAN = Σ
Gainₙ(1 + i)ⁿ
− Coût

Gainₙ : gain de l'année n (€) · i : taux d'actualisation (3 %) · Coût : coût de l'installation (€)

Une VAN positive signifie que le projet rapporte plus qu'un placement au taux d'actualisation retenu : c'est un critère plus rigoureux que le seul temps de retour.

Combien de panneaux, quelle surface, quel budget ?

Le tableau ci-dessous donne les ordres de grandeur pour les puissances résidentielles courantes, avec un panneau de 425 Wc. Les productions annuelles vont du productible PVGIS le plus bas des dix villes belges calculées (Liège, 1 032 kWh/kWc/an) au plus haut (Ostende, 1 119 kWh/kWc/an). Le budget applique le coût moyen par kWc relevé par Brugel sur les factures des installations certifiées à Bruxelles en 2025-2026, raccordement et compteur compris.

Puissance viséePanneaux 425 WcPuissance installéeSurface de toitureProduction annuelleBudget indicatif (Brugel)
3 kWc83,4 kWc≈ 16 m²3 500 à 3 800 kWh/an≈ 5 100 €
6 kWc156,38 kWc≈ 29 m²6 600 à 7 100 kWh/an≈ 8 200 €
9 kWc229,35 kWc≈ 43 m²9 600 à 10 500 kWh/an≈ 12 100 €
12 kWc2912,33 kWc≈ 57 m²12 700 à 13 800 kWh/an≈ 15 900 €

Le coût moyen change de palier à 5 kWc, comme les catégories de Brugel : 1 488 €/kWc jusqu'à 5 kWc, 1 289 €/kWc au-delà. Remplacez-le par votre devis dans le simulateur. Le rendement des modules en silicium cristallin actuels se situe entre 20 et 23 % ; leur durée de vie dépasse couramment 30 ans. L'onduleur (ou les micro-onduleurs, préférés en cas d'ombrage partiel ou d'orientations multiples) a une durée de vie plus courte, de l'ordre de 10 à 15 ans : son remplacement est à provisionner sur 25 ans.

Raccordement et contrôle : Synergrid C10/11 et RGIE

Les prescriptions Synergrid C10/11 (édition 2.4 du 15 octobre 2025) définissent la « petite installation de production » : au plus 5 kVA en raccordement monophasé et 10 kVA en triphasé, une batterie étant comptée à part sous le même plafond. Elle suit une procédure simplifiée : contrôle, puis notification au gestionnaire de réseau avec le schéma unifilaire et la déclaration de l'installateur sur le paramétrage du découplage. Le simulateur indique la classe de raccordement de l'onduleur conseillé.

Le RGIE, Livre 1, consacre son chapitre 7.112 aux installations photovoltaïques domestiques jusqu'à 10 kVA : repérage des conducteurs en courant continu, panneaux « Ne pas déconnecter en charge » et « Installation électrique toujours sous tension », mise à la terre des cadres métalliques (sauf interdiction du fabricant) par un conducteur d'au moins 2,5 mm² sous protection mécanique, 4 mm² sinon. Au contrôle, l'organisme agréé vérifie le découplage en moins de 5 secondes quand la tension du réseau disparaît. L'arrêté royal du 6 octobre 2025, applicable depuis le 1er avril 2026, a ajouté au Livre 1 des règles propres au courant continu : schémas TN, TT et IT, protection contre les contacts indirects. Cet outil ne dimensionne pas la partie continue de l'installation.

PVGIS : la référence européenne derrière nos calculs

La production affichée par le simulateur ne sort pas d'une formule forfaitaire : elle est calculée par PVGIS (Photovoltaic Geographical Information System), l'outil scientifique développé par le Centre commun de recherche (JRC) de la Commission européenne. Pour la Belgique, PVGIS utilise la base satellitaire SARAH3, qui couvre les années 2005 à 2023 : quand vous saisissez votre code postal, c'est l'irradiation observée sur votre commune qui sert de base au calcul, et non une moyenne nationale.

PVGIS croise cette irradiation locale avec l'inclinaison et l'orientation de vos panneaux, la technologie des modules et leur comportement à la chaleur, puis retire les pertes système. L'outil est public et gratuit : vous pouvez contre-vérifier nos résultats en saisissant les mêmes paramètres sur l'interface officielle PVGIS. Le simulateur l'utilise (API PVGIS v5.3) et y ajoute l'étude financière régionale.

Interface officielle PVGIS de la Commission européenne : carte d'ensoleillement de l'Europe et formulaire de performance d'un système photovoltaïque couplé au réseau (puissance crête, pertes système, inclinaison, azimut)
L'interface officielle PVGIS v5.3 (Commission européenne) — les mêmes paramètres que le simulateur : puissance crête, pertes, inclinaison et azimut.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur est couvert par une suite de tests automatisés, construite sur des références externes et non sur ses propres sorties.

  • Les valeurs régionales sont reprises telles que publiées. Taux d'octroi des certificats verts, prix de référence de Brugel, plafonds de raccordement Synergrid : chaque valeur est comparée au tableau qui la publie. L'exemple de Brugel (6 kWc, 4 800 kWh, 8,3 certificats) est refait.
  • La projection sur 25 ans est recalculée par une seconde implémentation, indépendante du moteur. En Wallonie comme à Bruxelles, certificats verts compris, l'écart mesuré reste sous 0,005 %, dû aux seuls arrondis au centime.
  • La valeur actuelle nette est recoupée avec la formule des annuités, exacte quand les flux sont constants. L'écart mesuré reste sous 0,001 %.
  • Une réponse réelle de PVGIS sert de référence. L'outil en relit la production et l'irradiation de Bruxelles mois par mois, et la somme des mois redonne l'année.
  • Le tableau des puissances de cette page est produit par le moteur. Nombre de panneaux, surface, production et budget ne sont pas recopiés : la page et le simulateur ne peuvent pas diverger.
  • Un prix manquant ne produit jamais de résultat inventé. Sans prix du kWh ou d'injection connu, l'outil demande la saisie au lieu de calculer une rentabilité.

La production solaire, elle, est calculée par PVGIS (Commission européenne) : vous pouvez contre-vérifier chaque résultat sur l'interface officielle, librement accessible.

Références

  • Centre commun de recherche (JRC), Commission européenne — PVGIS 5.3 — Photovoltaic Geographical Information System : version de production 5.3, base PVGIS-SARAH3 (2005-2023). Moteur de production du simulateur.
  • Brugel — Proposition n° 37 relative au coefficient multiplicateur appliqué au photovoltaïque — analyse des paramètres économiques (23/06/2026) : taux d'octroi des certificats verts en vigueur, prix de l'électricité autoconsommée et injectée, prix des certificats, coût d'investissement par catégorie.
  • Brugel — Proposition n° 36 relative au coefficient multiplicateur appliqué au photovoltaïque, annexe 1 : taux d'autoconsommation (26/08/2025) : taux d'autoconsommation mesuré en 2024 sur plus de 7 000 installations bruxelloises.
  • Brugel — Mécanisme des certificats verts : taux de base, 10 ans d'éligibilité, taux figé à la mise en service.
  • Brugel — Fin du principe de la compensation (15/09/2021) : suppression totale de la compensation à Bruxelles depuis novembre 2021.
  • Wallonie (portail officiel) — Panneaux photovoltaïques : fin du compteur qui tourne à l'envers (12/10/2023) : fin de la compensation pour les installations mises en service à partir du 1er janvier 2024.
  • CWaPE — Facturation des coûts de réseau des prosumers : coûts de réseau sur les prélèvements bruts, tarif prosumer des installations antérieures.
  • Fluvius — De digitale meter voor prosumenten (31/03/2026) : fin de la compensation du compteur qui tourne à l'envers en Flandre au 31 mars 2026.
  • Synergrid — Prescriptions techniques C10/11 — raccordement d'installations de production décentralisée fonctionnant en parallèle sur le réseau de distribution, édition 2.4 (15/10/2025) : petite installation de production, raccordement monophasé ou triphasé, déséquilibre entre lignes.
  • SPF Économie — RGIE, Livre 1 — Installations à basse tension et à très basse tension (annexe 1 à l'AR du 8/9/2019), modifié par l'AR du 6/10/2025 (MB du 29/10/2025, erratum du 5/11/2025), applicable au 1/4/2026 : chapitre 7.112, installations photovoltaïques domestiques jusqu'à 10 kVA.
  • IEC 61215 (édition 2021) — qualification de la conception et homologation des modules photovoltaïques. Source des conditions d'essai normalisées STC (1 000 W/m², 25 °C, spectre AM 1,5) qui définissent le watt-crête.

Questions fréquentes

Tout dépend de la consommation à couvrir et de la toiture disponible. D'après PVGIS, 1 kWc incliné à 35° plein sud produit en Belgique de 1 032 kWh par an (Liège) à 1 119 kWh (Ostende). Pour 3 500 kWh par an, la consommation du ménage type de la CWaPE et de Fluvius, il faut donc environ 3,4 kWc, soit 8 panneaux de 425 Wc. Sur un vrai parc, la production est plus faible : Brugel relève une médiane de 850 kWh par kWc à Bruxelles, toutes orientations confondues. Le simulateur calcule la valeur de votre toiture avec PVGIS.

Comptez environ 2 m² par panneau de 425 Wc (1,134 × 1,722 m), soit à peu près 5 m² par kWc installé. Une installation de 3,4 kWc occupe donc environ 16 m² de toiture, et une installation de 9 kWc environ 45 m². Le calculateur détermine la surface requise à partir du nombre de panneaux et de leurs dimensions.

Plus pour une installation neuve, dans aucune des trois Régions. En Wallonie, une installation mise en service depuis le 1er janvier 2024 n'a plus droit à la compensation ; celles d'avant la gardent jusqu'au 31 décembre 2030. À Bruxelles, la compensation a été totalement supprimée en novembre 2021. En Flandre, la compensation de l'ancien compteur a pris fin le 31 mars 2026. Chaque kWh autoconsommé évite donc l'achat d'un kWh au prix plein, tandis que chaque kWh injecté n'est payé qu'au prix d'injection de votre fournisseur.

C'est un tarif d'utilisation du réseau de distribution payé par les prosumers qui gardent la compensation, c'est-à-dire les installations certifiées avant le 1er janvier 2024. Il est capacitaire, calculé sur la puissance de l'installation, pour ceux qui n'ont pas de compteur double flux. Il ne s'applique pas aux installations certifiées après le 1er janvier 2024 : leurs coûts de réseau sont calculés sur l'électricité réellement prélevée, mesurée par le compteur communicant.

Pour une installation mise en service depuis le 1er avril 2026, Brugel octroie 2,055 certificats par MWh produit jusqu'à 5 kWc, et 1,739 de 5 à 36 kWc, pendant 10 ans. Elia rachète chaque certificat au moins 65 €, sur demande en avril ; les particuliers les ont vendus 73,42 € en moyenne au 1er trimestre 2026. Sur le cas par défaut du simulateur (3,4 kWc à Bruxelles), cela fait 468 € la première année au prix garanti. Depuis le 1er janvier 2026, une installation jusqu'à 5 kWc doit être certifiée RESCert pour y avoir droit.

Il dépend surtout de la Région, du prix de votre kWh et de votre taux d'autoconsommation. Sur le cas par défaut du simulateur, à Bruxelles (3,4 kWc, 34 % d'autoconsommation, prix de référence de Brugel et certificats verts au prix garanti), le retour est de 5 ans. En Wallonie et en Flandre, sans certificats verts, il faut saisir le prix de votre contrat : aucune valeur officielle récente n'en est publiée pour le kWh autoconsommé. Le simulateur recalcule tout dès la saisie.

Selon les prescriptions Synergrid C10/11, une petite installation de production compte au plus 5 kVA en raccordement monophasé et 10 kVA en triphasé. Au-delà de 5 kVA, le raccordement sur plusieurs lignes est obligatoire, avec un déséquilibre de 5 kVA au plus ; il est fortement recommandé dès 3,6 kVA. Certains gestionnaires de réseau admettent une puissance plus élevée : la limite applicable figure sur leur site. Une batterie est comptée à part, sous le même plafond.

Pas directement. En Flandre, une partie des coûts de réseau suit la pointe mensuelle, le quart d'heure de prélèvement le plus élevé du mois, facturée au moins 2,5 kW. Des panneaux ne réduisent cette pointe que si elle survient pendant leur production. Une batterie peut l'écrêter à tout moment de la journée : c'est pourquoi l'outil de dimensionnement de la batterie solaire compte ce gain, et pas celui-ci.

La valeur par défaut de 14 % correspond aux pertes cumulées d'une installation standard : rendement de l'onduleur (2 à 4 %), câblage DC et AC (1 à 3 %), salissures et poussières (2 à 4 %), tolérance des modules et mismatch (1 à 2 %), auxquelles s'ajoutent les pertes thermiques que PVGIS calcule séparément à partir de la température du site. Réduisez ce paramètre pour un matériel haut de gamme récent, augmentez-le en cas d'ombrages partiels.

PVGIS est développé par le Centre commun de recherche (JRC) de la Commission européenne. En Belgique, il s'appuie sur la base satellitaire PVGIS-SARAH3, qui couvre les années 2005 à 2023. L'écart avec la production réelle d'une installation correctement décrite reste généralement inférieur à 5 à 10 %. Les ombrages proches, eux, ne sont pas connus de PVGIS.

À Bruxelles, PVGIS place l'optimum à 39° d'inclinaison et -3° d'azimut : 35° plein sud ne produit que 0,2 % de moins. Une toiture sud-est ou sud-ouest entre 20 et 45° reste très performante. L'outil interroge PVGIS deux fois : avec vos angles, puis avec les angles optimaux de votre site, et affiche l'écart.

Trois étapes. Un organisme agréé contrôle la conformité au RGIE : pour une installation domestique jusqu'à 10 kVA, le chapitre 7.112 lui fait aussi vérifier le découplage en moins de 5 secondes quand le réseau disparaît. L'installation est ensuite notifiée au gestionnaire de réseau selon la procédure Synergrid C10/11. Enfin, vous signez un contrat d'injection avec un fournisseur ; à Bruxelles, la demande de certificats verts se fait auprès de Brugel.