Production & bilan journalier

Batterie conseillée — 6 kWh

Production mensuelle (kWh)

Angles optimaux (PVGIS)

inclinaison 39°azimut -3°3 525 kWh/an

Bilan journalier — production − consommation

Conso / jour

9,6 kWh

Bilan annuel

+18 kWh

Jours surplus

214 j

Jours déficit

151 j

Mis à jour le

Pourquoi ajouter une batterie à ses panneaux solaires ?

Une installation photovoltaïque sans batterie produit de l'électricité uniquement pendant les heures d'ensoleillement. Or, dans un foyer classique, une bonne part de la consommation se concentre le matin tôt, le soir et la nuit. Sans stockage, le surplus part sur le réseau au prix d'injection de votre fournisseur, très inférieur au prix du kWh que vous rachetez le soir.

La batterie résout ce décalage : elle absorbe le surplus solaire en journée et le restitue quand les panneaux ne produisent plus. Cela augmente à la fois le taux d'autoconsommation (part de la production consommée sur place) et le taux d'autarcie (part de la consommation couverte par le solaire). Brugel l'a mesuré en 2024 à Bruxelles : 34 % d'autoconsommation en moyenne sans batterie, 55 % pour les 59 installations équipées.

Ce que rapporte une batterie, Région par Région

Aucune Région n'applique plus de compensation à une installation neuve : le réseau ne sert plus de « batterie gratuite ». Chaque kWh que la batterie décale de l'injection vers la soirée rapporte donc l'écart entre deux prix de votre contrat :

Valeur d'un kWh décalé vers l'autoconsommation

Gain = Pprélevé − Pinjection

Pprélevé : prix variable du kWh pris au réseau, TVAC · Pinjection : prix payé par le fournisseur pour un kWh injecté · exemple Bruxelles (références Brugel 2026) : 0,442 − 0,028 = 0,414 €/kWh

Le tableau ci-dessous résume le régime de chaque Région et ce qu'une batterie y change. Le simulateur applique celui de la Région de votre adresse.

RégionInstallation neuve : ce qui est valorisé au 25/10/2026
Wallonie

Sans compensation depuis le 1er janvier 2024. Plus de compensation pour une installation mise en service depuis le 1er janvier 2024 (date de la visite de l'organisme agréé). Compteur communicant obligatoire ; coûts de réseau calculés sur les prélèvements bruts ; l'électricité injectée peut être vendue au fournisseur, au tarif d'injection qu'il publie.

Les installations mises en service avant cette date gardent la compensation jusqu'au 31 décembre 2030 et paient le tarif prosumer, sauf compteur double flux (coûts de réseau réels). Ce tarif ne s'applique pas aux installations certifiées après le 1er janvier 2024.

Avec une batterie : Chaque kWh stocké puis consommé le soir évite un kWh acheté au prix plein, au lieu d'être injecté au tarif de votre fournisseur.

Sources : wallonie.be · CWaPE, coûts de réseau · CWaPE, tarif prosumer

Bruxelles-Capitale

Certificats verts pendant 10 ans. Compensation totalement supprimée depuis novembre 2021 : les coûts de réseau sont proportionnels à l'électricité prélevée et l'électricité injectée est achetée par le fournisseur au prix de l'énergie. La production donne droit à des certificats verts pendant 10 ans.

Taux d'octroi pour une mise en service depuis le 1er avril 2026 : 2,055 CV/MWh jusqu'à 5 kWc, 1,739 de 5 à 36 kWc, figé pour 10 ans. Rachat garanti à 65 € par certificat par Elia (demande en avril). Certificat RESCert exigé jusqu'à 5 kWc depuis le 1er janvier 2026.

Avec une batterie : Les certificats verts portent sur la production : la batterie ne les change pas. Elle déplace des kWh de l'injection vers l'autoconsommation.

Sources : Brugel, fin de la compensation · Brugel, valorisation · Brugel, certificats verts · Brugel, proposition 37

Flandre

Compteur numérique et tarif capacitaire. Compteur numérique : plus aucune compensation depuis le 1er avril 2026, y compris pour les installations d'avant 2021. L'injection est rémunérée par un contrat d'injection (terugleveringscontract) avec un fournisseur, qui en fixe le prix. Depuis le 1er janvier 2023, une partie des coûts de réseau suit la pointe mensuelle (tarif capacitaire).

Pointe mensuelle = quart d'heure de prélèvement le plus élevé du mois, facturée sur la moyenne des 12 derniers mois, au moins 2,5 kW. Coût moyen 2026 : 53,39 €/kW/an HTVA, variable selon le gestionnaire de réseau.

Avec une batterie : En plus du décalage jour-nuit, la batterie peut écrêter la pointe mensuelle sur laquelle porte le tarif capacitaire : c'est souvent l'argument le plus fort.

Sources : Fluvius, compteur numérique · VNR, contrats d'injection · VNR, tarif capacitaire

Régimes relus sur les pages officielles le 25/10/2026. Ils changent souvent : vérifiez-les avant de signer un devis. Les outils n'appliquent aucune condition d'éligibilité.

Flandre : écrêter la pointe mensuelle du tarif capacitaire

Depuis le 1er janvier 2023, les gestionnaires de réseau flamands facturent une partie des coûts de réseau sur la pointe mensuelle : le quart d'heure de prélèvement le plus élevé du mois, mesuré par le compteur numérique. La facture suit la moyenne des pointes des 12 derniers mois, chaque mois comptant au moins 2,5 kW. En 2026, le kW coûte en moyenne 53,39 € par an hors TVA, soit 56,59 € TVAC.

Une batterie qui se décharge pendant les pointes (recharge d'une voiture, cuisson, pompe à chaleur) les écrête de sa puissance de décharge. C'est un gain que l'autoconsommation seule ne donne pas : il joue aussi le soir et l'hiver, quand les panneaux ne produisent plus.

Gain annuel sur le tarif capacitaire

Gain = [ max(P ; 2,5) − max(P − Pbatt ; 2,5) ] × tarif

P : pointe mensuelle moyenne actuelle (kW, Mijn Fluvius) · Pbatt : puissance de décharge de la batterie (kW) · minimum facturé : 2,5 kW · tarif : €/kW/an de votre gestionnaire de réseau

Exemple : la pointe moyenne d'un ménage de 3 500 kWh/an est de 4,26 kW selon Fluvius. Une batterie de 3 kW la ramène au minimum de 2,5 kW : 1,76 kW évités, soit environ 100 € par an au tarif moyen TVAC. Au-delà de 1,76 kW de décharge, la batterie n'apporte plus rien sur ce poste : le minimum est atteint.

Le gain suppose que le système de gestion garde de quoi tenir la pointe : une batterie vidée la veille au soir ne peut rien écrêter le lendemain matin. Le simulateur l'ajoute à l'économie d'énergie de chaque taille quand vous renseignez votre pointe et la puissance de la batterie.

Comment calculer la capacité d'une batterie solaire ?

En autoconsommation reliée au réseau, la batterie n'a pas vocation à rendre le foyer autonome : elle sert à décaler le surplus solaire de la journée vers la soirée et la nuit. Sa capacité utile idéale est donc bornée par deux volumes journaliers :

Capacité utile en autoconsommation raccordée réseau

Cutile = min ( Surplus diurne ; Conso nocturne )

Surplus solaire diurne : production non consommée pendant les heures d'ensoleillement (kWh/jour) · Consommation nocturne : part de la consommation journalière hors heures solaires (kWh/jour)

Inutile de stocker plus que votre surplus moyen — la batterie ne se remplirait jamais — ni plus que votre consommation nocturne — elle ne se viderait jamais.

La capacité affichée par les fabricants est la capacité nominale. Pour obtenir la capacité réellement exploitable, on applique la profondeur de décharge (DoD), soit 95 % pour une batterie lithium LFP moderne :

De la capacité utile à la capacité nominale

Cnominale =
CutileDoD

Cutile : capacité réellement exploitable (kWh) · DoD : profondeur de décharge, 0,95 pour une lithium-fer-phosphate · exemple : 5,7 / 0,95 = 6 kWh nominaux

Soit, pour 5,7 kWh utiles nécessaires : 5,7 / 0,95 = 6 kWh nominaux. Enfin, le nombre de cycles annuels, indicateur clé de bon dimensionnement, se déduit de l'énergie réellement déchargée :

Cycles annuels

Cycles/an =
Énergie déchargée sur l'annéeCutile

Énergie déchargée : somme sur l'année de l'énergie sortie de la batterie (kWh) · Cutile : capacité utile (kWh) · repère : 250 à 350 cycles pour une batterie bien dimensionnée

En dessous de 200 cycles, la batterie est surdimensionnée : une partie de sa capacité ne travaille jamais. Au-dessus de 350, elle sature et une capacité supérieure apporterait encore des gains.

Abaque : quelle capacité selon la puissance installée et la consommation

Ce tableau applique la règle ci-dessus sur un profil de production de référence : Bruxelles, inclinaison 35°, plein sud, 14 % de pertes système (PVGIS), soit 1 035 kWh par kWc et par an. Il est calculé par le moteur de l'outil, avec 35 % de la consommation en journée. Le simulateur ci-dessus refait le même calcul sur votre ensoleillement et votre profil.

InstallationConso.Surplus diurneConso. nocturneBatterieAutoconso. sans → avecAutarcieCycles/an
3 kWc3 104 kWh/an3 500 kWh5,2 kWh/j6,2 kWh/j6 kWh39,2 → 88,7 %74,2 %243
5 000 kWh4,0 kWh/j8,9 kWh/j5 kWh52,9 → 90,9 %54,0 %223
7 000 kWh2,7 kWh/j12,5 kWh/j4 kWh68,8 → 95,1 %41,0 %193
9 000 kWh1,5 kWh/j16,0 kWh/j2 kWh82,3 → 94,2 %32,1 %175
6 kWc6 208 kWh/an3 500 kWh13,7 kWh/j6,2 kWh/j8 kWh19,7 → 56,0 %92,9 %266
5 000 kWh12,2 kWh/j8,9 kWh/j10 kWh28,2 → 73,4 %85,5 %266
7 000 kWh10,3 kWh/j12,5 kWh/j12 kWh39,2 → 88,7 %74,2 %243
9 000 kWh8,7 kWh/j16,0 kWh/j10 kWh48,7 → 88,1 %58,1 %232
9 kWc9 312 kWh/an3 500 kWh22,2 kWh/j6,2 kWh/j8 kWh13,2 → 40,0 %99,2 %296
5 000 kWh20,7 kWh/j8,9 kWh/j10 kWh18,8 → 53,8 %93,7 %309
7 000 kWh18,8 kWh/j12,5 kWh/j15 kWh26,3 → 70,0 %87,3 %257
9 000 kWh16,9 kWh/j16,0 kWh/j20 kWh33,8 → 83,5 %81,3 %219

Deux lectures méritent l'attention. D'abord, à puissance donnée, le surplus diurne diminue quand la consommation augmente : une part croissante de la production part directement aux usages de la journée, et il reste moins à stocker. Au-delà d'un certain niveau de consommation, c'est le manque de surplus, et non le besoin nocturne, qui limite la batterie.

Ensuite, une installation de 3 kWc plafonne vite : quelle que soit la consommation, elle ne dégage pas de quoi remplir une grosse batterie. Sur ce profil, c'est à partir de 6 kWc que les capacités de 10 kWh et plus commencent à se justifier.

Comment fonctionne la simulation

L'outil simule le fonctionnement d'une batterie jour par jour sur 365 jours, à partir de la production mensuelle rendue par PVGIS pour votre site. Chaque journée se déroule en deux phases :

  1. Phase diurne : la production couvre d'abord la consommation de la journée. Le surplus charge la batterie, pertes de conversion appliquées. Ce qui ne rentre pas est injecté sur le réseau.
  2. Phase nocturne : la batterie se décharge pour couvrir la consommation de nuit. Quand elle se vide, le reste est soutiré du réseau.

Les hypothèses du modèle sont explicites et ajustables :

  • Profondeur de décharge (DoD) : 95 %, valeur courante des batteries lithium-fer-phosphate (LiFePO₄).
  • Rendement aller-retour : 90 %, appliqué à la charge. Stocker 1 kWh utile consomme donc 1,11 kWh de production.
  • Répartition jour/nuit : ajustable de 15 % à 70 %, 35 % par défaut.
  • Consommation : 3 500 kWh/an par défaut, le ménage type de la CWaPE et de Fluvius ; remplacez-la par celle de votre facture.

La simulation est rejouée pour 10 capacités, de 0 à 20 kWh nominaux, afin de comparer les résultats et d'identifier le meilleur compromis. La ligne à 0 kWh sert de référence : c'est votre installation sans batterie.

Choisir la bonne taille de batterie

Le tableau de résultats affiche deux recommandations automatiques :

  • Recommandation technique (verte) : elle identifie le palier au-delà duquel chaque kWh de batterie ajouté ne réduit presque plus le soutirage. Raisonnée en énergie, elle ne dépend d'aucun prix.
  • Recommandation financière (orange) : elle calcule le retour sur investissement de chaque taille avec le coût de votre devis (partie fixe et prix par kWh) et retient le plus court. Aucune source officielle belge ne publie le coût d'une batterie : sans devis saisi, le simulateur ne l'invente pas.

Ces deux recommandations peuvent diverger, et c'est normal : la première raisonne en énergie, la seconde en euros. Quand la recommandation financière désigne une capacité plus petite, c'est que les frais fixes pèsent proportionnellement moins sur les petites batteries.

Rentabilité d'une batterie solaire

Prenons le ménage type (3 500 kWh/an) équipé de 3,4 kWc à Bruxelles, aux valeurs de référence de Brugel pour 2026. Le simulateur y conseille une batterie de 6 kWh : elle évite 1 485 kWh de soutirage par an et fait gagner environ 610 € par an. Pour un retour en dix ans, la batterie installée ne doit pas coûter plus de 6 100 €. Comparez ce plafond à votre devis.

En Wallonie et en Flandre, le calcul est le même avec les prix de votre contrat. En Flandre, ajoutez le gain sur le tarif capacitaire, de l'ordre de 100 € par an dans l'exemple ci-dessus. Deux facteurs jouent contre la batterie : ses pertes de conversion, et le fait que la simulation lisse la météo au sein de chaque mois, ce qui la flatte.

Raccordement et sécurité : Synergrid C10/11 et RGIE

Les prescriptions Synergrid C10/11 (édition 2.4 du 15 octobre 2025) comptent le stockage à part dans la petite installation de production : au plus 5 kVA en monophasé et 10 kVA en triphasé, en plus des panneaux. Une batterie impose un système de contrôle de la puissance injectée ; un système hybride, lui, est classé avec les unités de production. Renseignez la puissance de la batterie : le simulateur indique sa classe de raccordement.

Côté RGIE, le schéma unifilaire d'une installation domestique doit faire figurer ses sources, batterie comprise. Le chapitre 7.103 (batteries d'accumulateurs industriels) exclut les batteries des installations domestiques. Depuis le 1er avril 2026, l'arrêté royal du 6 octobre 2025 a ajouté au Livre 1 des règles propres au courant continu. Cet outil ne dimensionne ni la protection ni le câblage de la batterie.

Technologies de batteries résidentielles

Le marché résidentiel est aujourd'hui largement dominé par le lithium-fer-phosphate (LiFePO₄, ou LFP). Cette chimie offre le meilleur compromis sécurité / longévité / coût pour le stockage stationnaire :

  • Durée de vie : 4 000 à 6 000 cycles, soit 15 à 20 ans en usage résidentiel.
  • Sécurité : risque d'emballement thermique très inférieur à celui des chimies NMC.
  • Profondeur de décharge : jusqu'à 95 % sans dégradation accélérée.
  • Rendement : 90 à 95 % aller-retour.
  • Garantie : typiquement 10 ans ou 80 % de capacité résiduelle.

Les batteries au plomb-acide, encore courantes en site isolé, ne sont plus compétitives en résidentiel raccordé : leur profondeur de décharge utile plafonne autour de 50 % et leur durée de vie en cycles est d'un ordre de grandeur inférieure.

Couplage AC ou DC : sur une installation existante, la batterie se raccorde le plus souvent en couplage AC, avec son propre onduleur-chargeur indépendant de l'onduleur photovoltaïque. Sur une installation neuve, le couplage DC via un onduleur hybride évite une conversion et gagne quelques points de rendement. Le rendement aller-retour de 90 % retenu par la simulation couvre les deux configurations sans les flatter.

Site isolé : une logique de dimensionnement différente

Pour un site isolé, non raccordé au réseau, la batterie ne sert plus à décaler un surplus : elle doit couvrir plusieurs journées de consommation sans soleil. On raisonne alors en jours d'autonomie :

Capacité en site isolé

C =
Conso journalière × Jours d'autonomieDoD

Conso journalière : consommation moyenne (kWh/jour) · Jours d'autonomie : 1 à 3 selon la criticité et la saison · DoD : profondeur de décharge

Cette approche conduit à des capacités bien plus importantes et doit être calée sur le mois le plus défavorable, pas sur la moyenne annuelle. Ce n'est pas le calcul mené par cet outil, qui cible l'autoconsommation raccordée au réseau, où le réseau joue le rôle de secours.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur est couvert par une suite de tests automatisés, construite sur des références externes plutôt que sur ses propres sorties.

  • Le bilan d'énergie est vérifié à chaque taille de batterie. Ce qui est livré aux usages plus ce qui est soutiré du réseau redonne la consommation annoncée, à 0,06 % près au plus, l'arrondi d'affichage des pourcentages.
  • Le cas sans batterie est recoupé avec une seconde simulation, écrite indépendamment du moteur. Les deux donnent la même énergie soutirée et injectée, à 0,03 % près au plus.
  • Le cas du ménage type est recoupé avec une mesure belge. Sans batterie, le simulateur trouve 34,8 % d'autoconsommation à Bruxelles ; Brugel a mesuré 34 % en 2024 sur plus de 7 000 installations.
  • Le gain sur le tarif capacitaire est refait à côté du moteur. Minimum de 2,5 kW, tarif de la Vlaamse Nutsregulator et limite de la puissance de décharge sont contrôlés sur plusieurs pointes.
  • L'abaque publié plus haut est produit par le moteur de l'outil, pas recopié à côté de lui : l'affiché et le calculé ne peuvent pas diverger.
  • Un prix ou un coût manquant ne produit jamais de résultat inventé. Sans prix du contrat ni devis, l'outil montre l'énergie et demande la saisie au lieu d'afficher des euros.

Références

  • Centre commun de recherche (JRC), Commission européenne — PVGIS 5.3 — Photovoltaic Geographical Information System : données d'irradiation et production mensuelle estimée (base PVGIS-SARAH3, 2005-2023).
  • Vlaamse Nutsregulator — Capaciteitstarief (mise à jour du 11/06/2026) : principe du tarif capacitaire, pointe minimale de 2,5 kW, coût moyen 2026 du kW.
  • Fluvius — Capaciteitstarief : nieuwe berekening nettarieven vanaf 1 januari 2023 : tarif capacitaire en vigueur depuis le 1er janvier 2023.
  • Fluvius — Hoe wordt het capaciteitstarief aangerekend? : pointe mensuelle au quart d'heure, minimum de 2,5 kW, pointe moyenne d'un ménage de 3 500 kWh.
  • Brugel — Proposition n° 37 relative au coefficient multiplicateur appliqué au photovoltaïque — analyse des paramètres économiques (23/06/2026) : prix de référence du kWh autoconsommé et de l'injection à Bruxelles pour 2026.
  • Brugel — Proposition n° 36 relative au coefficient multiplicateur appliqué au photovoltaïque, annexe 1 : taux d'autoconsommation (26/08/2025) : autoconsommation mesurée en 2024, avec et sans batterie.
  • Wallonie (portail officiel) — Panneaux photovoltaïques : fin du compteur qui tourne à l'envers (12/10/2023) : fin de la compensation en Wallonie pour les installations mises en service depuis le 1er janvier 2024.
  • CWaPE — Analyse des prix de l'électricité et du gaz naturel pour les clients résidentiels en Wallonie, de janvier 2007 à juin 2025 : client type Dc de 3 500 kWh par an.
  • Synergrid — Prescriptions techniques C10/11 — raccordement d'installations de production décentralisée fonctionnant en parallèle sur le réseau de distribution, édition 2.4 (15/10/2025) : stockage dans la petite installation de production (5 kVA en monophasé, 10 kVA en triphasé).
  • SPF Économie — RGIE, Livre 1 — Installations à basse tension et à très basse tension (annexe 1 à l'AR du 8/9/2019), modifié par l'AR du 6/10/2025 (MB du 29/10/2025, erratum du 5/11/2025), applicable au 1/4/2026 : schéma unifilaire (sous-section 3.1.2.2) et chapitre 7.103 sur les batteries industrielles.

Questions fréquentes

Sur le profil PVGIS de Bruxelles, l'abaque de cette page retient pour 3 kWc une batterie de 6 kWh pour 3 500 kWh/an, 5 kWh pour 5 000 kWh/an, 4 kWh pour 7 000 kWh/an, 2 kWh pour 9 000 kWh/an. C'est le surplus solaire disponible qui borne le calcul : plus la consommation de la journée est forte, moins il reste à stocker. Au-delà, la batterie ne se remplit plus et le kWh supplémentaire acheté ne travaille jamais. Le simulateur refait ce calcul sur votre site et votre consommation.

En autoconsommation reliée au réseau, la capacité utile idéale correspond au plus petit des deux volumes journaliers suivants : le surplus solaire diurne moyen (production non consommée pendant la journée) et la consommation nocturne à couvrir. On divise ensuite cette capacité utile par la profondeur de décharge (95 % pour une lithium LFP) pour obtenir la capacité nominale à acheter. Stocker plus que le surplus revient à payer une batterie qui ne se remplit jamais ; stocker plus que la consommation nocturne, une batterie qui ne se vide jamais.

Sans compensation, chaque kWh que la batterie décale de l'injection vers la soirée vaut l'écart entre le prix du kWh prélevé et le prix d'injection de votre contrat. Aux valeurs de référence de Brugel pour 2026, cet écart est de 0,414 € par kWh à Bruxelles : le ménage type équipé de 3,4 kWc gagne 610 € par an avec une batterie de 6 kWh. Pour un retour en dix ans, elle ne doit donc pas coûter plus de 6 100 € installée. En Flandre, l'écrêtage de la pointe mensuelle s'y ajoute. En Wallonie et en Flandre, saisissez les prix de votre contrat : aucune valeur officielle récente n'est publiée pour ces deux prix.

Depuis le 1er janvier 2023, une partie des coûts de réseau flamands suit la pointe mensuelle : le quart d'heure de prélèvement le plus élevé du mois, facturé sur la moyenne des 12 derniers mois et au moins 2,5 kW. En 2026, le kW coûte en moyenne 53,39 € par an hors TVA, selon la Vlaamse Nutsregulator. En se déchargeant pendant les pointes (recharge, cuisson, pompe à chaleur), la batterie les écrête. Pour une pointe moyenne de 4,26 kW, le repère de Fluvius pour un ménage de 3 500 kWh, une batterie de 3 kW ramène la pointe facturée à 2,5 kW : environ 100 € par an TVAC.

L'usage courant retient 1 à 1,5 kWh de batterie par kWc installé. Ce ratio n'est qu'un point de départ : il suppose un foyer qui consomme environ un tiers de son électricité en journée. L'abaque de cette page montre l'écart : sur 3 kWc, le besoin va de 2 à 6 kWh selon la consommation. En télétravail, la consommation diurne monte et le surplus stockable baisse ; une maison vide la journée renvoie tout le surplus vers la batterie.

Une batterie bien dimensionnée effectue 250 à 350 cycles complets par an en usage résidentiel couplé au solaire. Les batteries lithium-fer-phosphate (LFP) supportent 4 000 à 6 000 cycles à 95 % de profondeur de décharge, soit une quinzaine d'années de fonctionnement. Si le simulateur annonce plus de 350 cycles, la batterie sature et une capacité supérieure apporterait encore des gains ; en dessous de 200, elle est surdimensionnée.

L'autoconsommation mesure la part de votre production solaire qui reste chez vous plutôt que de partir sur le réseau. L'autarcie mesure la part de votre consommation couverte par le solaire. Brugel a mesuré en 2024 une autoconsommation moyenne de 34 % sur les installations bruxelloises sans batterie, et de 55 % sur les 59 qui en ont une. Une batterie augmente les deux taux, puisqu'elle stocke le surplus diurne pour le restituer le soir.

Les deux stockent le surplus, mais pas au même prix. Un boiler piloté par un routeur solaire absorbe une partie du surplus pour quelques centaines d'euros, sans perte de conversion notable, mais il ne restitue que de la chaleur : il ne fera pas tourner la maison le soir. La batterie restitue de l'électricité pour tous les usages, avec environ 10 % de pertes aller-retour et un coût par kWh stocké bien supérieur. En pratique, le boiler piloté se rentabilise d'abord ; la batterie prend le relais sur le surplus qui reste après lui.

Le curseur « Conso en journée » définit la part de votre consommation qui a lieu pendant les heures de production solaire. La valeur par défaut est de 35 %, ce qui correspond à un foyer absent en journée. Montez à 50-60 % en cas de télétravail, descendez à 20-25 % si la maison est vide toute la journée. Ce paramètre pèse lourd : plus vous consommez en journée, plus la production part directement aux usages et moins il reste de surplus à stocker.

Selon les prescriptions Synergrid C10/11, le stockage est compté à part dans la petite installation de production : au plus 5 kVA en monophasé et 10 kVA en triphasé, avec un système de contrôle de la puissance injectée. Le RGIE impose de faire figurer la batterie sur le schéma unifilaire ; son chapitre 7.103 sur les batteries industrielles exclut les installations domestiques. Depuis le 1er avril 2026, le Livre 1 contient aussi des règles propres au courant continu.

La production est estimée via PVGIS, l'outil de la Commission européenne, alimenté pour la Belgique par la base satellitaire SARAH3 (2005 à 2023). PVGIS annonce une incertitude de l'ordre de 5 à 10 % sur l'énergie annuelle d'une installation correctement décrite. Cette incertitude porte sur le productible, donc sur le surplus disponible : elle se répercute sur la taille conseillée, qui reste de toute façon arrondie au palier commercial le plus proche.