Bilan estival · Carrier / AICVF

Puissance de climatisation par m²

Votre pièce

Station Uccle (101 m) — base ASHRAE 2025 dépassée 0,4 % de l'année : 29,6 °C et 38 % HR. Soleil calculé pour la station.

m²
m
Soleil & vitrages

≈ 3,0 m² pour cette pièce

Occupation
pers.

Résultats mis à jour automatiquement.

Bilan estival — Séjour / cuisine

Août · heure critique 16 h · θe 30 °C / 38 % HR → θi 26 °C
Cohérent · 69 W/m²
Apports totaux
1,71kW

sensible 1,63 + latent 0,08

Machine conseillée
2,0kW

≈ 6 824 BTU/h · majoration +10 %

Ratio de charge
69W/m²

pas de plage de référence

D'où vient la chaleur ?vue en plan · halo ∝ gain solaire
Bilan poste par posteà 16 h · août
Solaire vitrages1 108 W · 65 %
Parois opaques94 W · 5 %
Vitrages (conduction)22 W · 1 %
Occupants216 W · 13 %
Éclairage50 W · 3 %
Équipements125 W · 7 %
Air neuf100 W · 6 %
Apports totaux1 715 W
Cohérence du résultat
69W/m²Ratio de charge

Pas de plage de référence pour ce type de local

Sensible / latentSHR 0,95
sensible 1,63 kW
0,08

SHR 0,70–0,85 : charge latente normale pour du confort.

Impact de la gamme sur le ratiokW → W/m²
besoin 69 W/m²
2,02,53,55,07,08,0
Machine conseilléeBesoin calculé (bilan)
Ensemble du logementjamais au global
PièceSurfaceApportsRatioUnité conseilléeCohérence
Séjour / cuisine25 m²1,71 kW69 W/m²2,0 kWOK

Ajoutez les autres pièces à climatiser (bouton « + Pièce » en haut à gauche ou ) pour comparer les besoins et dimensionner un multisplit.

Profil de charge horairepic à 16 h · août
0,00,51,01,52,06 h8 h10 h12 h14 h16 h18 h20 h22 h
Charge totaleDont solaire vitrages

Bilan recalculé toutes les heures de 6 h à 22 h, à la montre (août, mois le plus chargé de la saison chaude ; soleil au plus haut vers 13 h 45) — chaque point est une valeur calculée, la courbe est lissée entre les points. Le niveau suit la station climatique choisie (θe de base) ; la forme et l'heure du pic dépendent surtout de l'orientation des vitrages.

Comment l'heure critique est trouvée16 h · août · Uccle
Heure par heure, le 21 août · kW, à l'heure de la montre
-0,50,00,51,01,52,06 h8 h10 h12 h14 h16 h18 h20 h22 hpic · 1,71 kW
Soleil sur les vitragesParois et vitrages (conduction)Occupants, éclairage, équipementsAir neuf
Pic de chaque mois · kW
0,00,51,01,52,0juinjuil.aoûtsept.1,481,621,711,60

Août : pic de 1,71 kW à 16 h — mois retenu. Seuls les mois dont la température de base dépasse la consigne sont évalués.

16 h · pic

à la montre · ≈ 14 h 15 solaire

Air extérieur
29,3 °C
Soleil
42° · sud-ouest
Soleil (vitrages)
1 108 W
Parois, conduction
115 W
Apports internes
391 W
Air neuf
100 W
Total
1 715 W

Survolez ou touchez une barre pour son détail. Sous zéro : le matin, l'air extérieur plus frais que la consigne retire de la chaleur par les parois et l'air neuf.

  1. 1. Une heure après l'autre. Le bilan complet est refait toutes les heures de 6 h à 22 h, à l'heure de la montre.
  2. 2. Le soleil suit l'heure solaire. Chaque heure est convertie pour la longitude de la station Uccle : en août, le soleil y est au plus haut vers 13 h 45 à la montre.
  3. 3. Tous les apports à cette heure. Température extérieure du moment, soleil sur chaque vitrage et chaque paroi, occupants et équipements présents, air neuf.
  4. 4. Le maximum gagne. Le calcul est repris pour chaque mois de la saison chaude ; l'heure et le mois les plus chargés dimensionnent la machine : 16 h en août.
Et si ? — protection solairebesoin recalculé · toutes baies
0,00,51,01,52,0 kW

Passer en BSO / volets ext. réduirait le besoin de 1,07 kW (−56 %). Cliquer une barre applique la protection.

Calculer une puissance de climatisation, du ratio W/m² au bilan poste par poste

Mis à jour le

La puissance d'une climatisation ne se devine pas au m² : elle se calcule en additionnant les apports de chaleur que la machine devra évacuer à l'heure la plus chaude — soleil entrant par les vitrages, transmission des murs et de la toiture, occupants, éclairage, équipements et air neuf. L'outil applique ce bilan estival complet (méthode Carrier / AICVF), en mode simple pour une pièce de logement comme en mode pro pour un plateau tertiaire, sur la base d'été de la station belge la plus proche, et le traduit en machine du commerce (kW, BTU/h et frigories). Le résultat vaut aussi bien pour un climatiseur seul que pour une pompe à chaleur air-air réversible, dont la puissance de refroidissement se dimensionne exactement de la même façon.

1

Décrire le local et son climat d'été

Le point de départ est le couple conditions extérieures de base / consigne intérieure. Contrairement au chauffage, où la NBN EN 12831-1 et son annexe nationale cadrent la température de base d'hiver, aucun texte belge ne fixe les conditions de base d'été. L'outil reprend donc, pour onze stations belges, la base climatique de l'ASHRAE (fiches 2025, relevés 1999-2023) : la température dépassée 0,4 % de l'année, soit environ 35 heures, et l'humidité qui l'accompagne. À Uccle, 29,6 °C et 38 % : presque exactement le repère d'Énergie+, dont le cahier des charges climatisation conseille de calculer sur 30 °C et 40 % — dimensionner sur ces valeurs ne laisse échapper que quelques heures par an.

StationRégionBase étéHumiditéSéjour type
UccleBruxelles et centre du pays · 101 mRégion de Bruxelles-Capitale29,6 °C38 %1,71 kW
Ostendecôte · 4 mRégion flamande26,5 °C50 %1,56 kW
GandFlandre orientale · 38 mRégion flamande29,3 °C41 %1,65 kW
Anversprovince d'Anvers · 12 mRégion flamande29,8 °C41 %1,73 kW
Kleine-BrogelCampine · 61 mRégion flamande30,8 °C36 %1,72 kW
ChièvresHainaut occidental · 59 mRégion wallonne29,7 °C39 %1,64 kW
CharleroiHainaut oriental · 187 mRégion wallonne29,6 °C42 %1,74 kW
LiègeHesbaye et vallée de la Meuse · 201 mRégion wallonne29,9 °C40 %1,70 kW
FlorennesEntre-Sambre-et-Meuse et Condroz · 285 mRégion wallonne28,7 °C40 %1,67 kW
Saint-HubertArdenne · 588 mRégion wallonne26,7 °C44 %1,48 kW
ElsenbornHautes Fagnes et cantons de l'Est · 570 mRégion wallonne27,4 °C40 %1,59 kW

Séjour type : 25 m² sous 2,5 m, isolation moyenne, fenêtres au sud-ouest sans protection, 2 occupants — la pièce que l'outil propose par défaut. Choisissez la station la plus proche de votre commune.

La station change peu la puissance : la pièce type passe de 1,48 kW à Saint-Hubert à 1,74 kW à Charleroi. La consigne intérieure retenue est 26 °C, valeur par défaut en été avec refroidissement de la NBN EN 16798-3 (plage de 23 à 26 °C, d'après Énergie+) ; le cahier des charges d'Énergie+ retient 25 °C, ou 26 °C avec des plafonds froids. Restent à décrire la géométrie, l'isolation, les vitrages et leurs protections solaires, l'occupation et le renouvellement d'air. En Ardenne (588 m à Saint-Hubert), l'air est environ 7 % moins dense : la constante 0,34 de l'air neuf, prise au niveau de la mer, y surestime un peu la charge.

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Additionner les apports, sensibles et latents

Chaque poste a sa formule. Les parois opaques utilisent un écart de température équivalent (ΔTe), l'équivalent des tables CLTD (Cooling Load Temperature Difference) de la méthode Carrier : il combine l'écart réel intérieur/extérieur avec l'échauffement dû au rayonnement solaire reçu par la paroi, modulé par son orientation, sa couleur (claire, moyenne, foncée) et l'inertie du bâtiment — une façade foncée exposée à l'ouest peut ainsi afficher un ΔTe supérieur à 15 K quand un mur nord clair reste sous 8 K.

Transmission par une paroi opaque

Qparoi = U × S × ΔTe

Qparoi : apport par transmission (W) · U : coefficient de transmission thermique de la paroi (W/m²·K) · S : surface (m²) · ΔTe : écart de température équivalent (K), tabulé selon orientation, couleur et inertie

Le poste souvent dominant reste toutefois le vitrage, qui laisse passer le rayonnement solaire directement :

Apports solaires par un vitrage

Qsol = Sv × g × FS × Rv × a

Qsol : apport solaire (W) · Sv : surface vitrée (m²) · g : facteur solaire du vitrage (0,76 double clair, 0,42 contrôle solaire) · FS : réduction de la protection (1 sans, 0,50 store intérieur, 0,12 BSO) · Rv : rayonnement transmis par un vitrage simple de référence selon l'orientation, l'heure et le mois (W/m², calculé pour la station choisie) · a : amortissement dû à l'inertie (1,00 légère · 0,85 moyenne · 0,70 lourde)

Le rayonnement Rv n'est pas lu dans une table : l'outil le calcule pour la station choisie (Uccle, Ostende, Saint-Hubert…), à sa latitude et pour chaque mois. Il part du soleil par ciel clair publié par l'ASHRAE pour cette station, puis applique la transmission d'un vitrage simple. En juillet, une façade est ou ouest en reçoit au plus 615 à 640 W/m² selon la station, une façade sud environ 475 W/m² à midi : à l'échelle de la Belgique, la latitude change peu la donne.

Aux apports par l'enveloppe s'ajoutent les apports internes — occupants, éclairage, équipements — selon la méthode dite « Bilan Carrier » : à 26 °C, un occupant de bureau assis restitue environ 70 W de chaleur sensible et 65 W de chaleur latente (transpiration, respiration), contre 90 W sensibles et 160 W latents pour une activité modérée. Pour l'éclairage et les équipements, la convention est de compter la puissance électrique installée comme apport thermique intégral : par conservation de l'énergie, tout watt consommé dans la pièce finit en chaleur dans la pièce — y compris la lumière, absorbée par les parois puis dégradée en chaleur (seuls quelques pourcents ressortent par les vitrages, et, en tertiaire, une part de la chaleur des luminaires encastrés peut être extraite directement par le plénum de reprise). Enfin, l'air neuf entrant à la température et à l'humidité extérieures se calcule à part :

Air neuf et infiltrations — sensible et latent

QS = 0,34 × qv × (Te − Ti)etQL = 0,84 × qv × (we − wi)

QS, QL : charges sensible et latente (W) · qv : débit d'air (m³/h) · Te − Ti : écart de température (K) · we − wi : écart de teneur en eau (g/kg d'air sec) · 0,34 et 0,84 : constantes pour un air standard

Ces apports ne culminent pas tous au même moment : l'outil refait donc le bilan heure par heure, puis mois par mois, et retient le plus fort (voir l'étape suivante). Le rapport entre chaleur sensible et chaleur totale (SHR) qui en résulte doit rester entre 0,65 et 0,85 en confort standard ; en dessous, la charge latente prend le pas et la capacité de déshumidification de la machine compte autant que sa puissance brute.

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Trouver l'heure et le mois critiques

La machine se dimensionne sur la charge la plus forte de l'été, pas sur une moyenne. Or le soleil sur une baie, la chaleur de l'air et celle des murs ne culminent pas à la même heure. L'outil refait donc le bilan complet heure par heure et garde le maximum :

  1. Une heure après l'autre, de 6 h à 22 h à l'heure de la montre, heure d'été comprise.
  2. Le soleil suit l'heure solaire. Chaque heure est convertie pour la longitude de la station. À 18 h à la montre en août, le soleil est à 16 h 10 solaire à Ostende, mais déjà à 16 h 20 à Elsenborn.
  3. La température suit la journée : la plus basse au petit matin, la plus haute vers 16 h solaire, avec l'écart jour-nuit du mois relevé à la station.
  4. Le maximum sur la saison chaude : le calcul est repris pour chaque mois dont la température de base dépasse la consigne. Une façade sud reçoit le plus de soleil quand il est bas, en fin d'été.

Exemple avec le séjour de 25 m² que l'outil propose par défaut : Uccle, isolation moyenne, fenêtres moyennes au sud-ouest. Le soleil sur la baie culmine à 16 h, l'air extérieur à 18 h. La charge totale culmine à 16 h le 21 août, avec le soleil sur la baie, qui pèse ici plus que la chaleur de l'air :

À la montreHeure solaireAir extérieurSoleil sur la baieCharge totale
12 h10 h 1527,2 °C203 W699 W
13 h11 h 1527,9 °C477 W1 011 W
14 h12 h 1528,6 °C785 W1 355 W
15 h13 h 1528,9 °C1 007 W1 596 W
16 h — pic14 h 1529,3 °C1 108 W1 715 W
17 h15 h 1529,5 °C1 083 W1 699 W
18 h16 h 1529,5 °C928 W1 547 W
19 h17 h 1529,1 °C646 W1 246 W
20 h18 h 1528,7 °C262 W838 W

Juin, juillet et septembre ont aussi été évalués : leur pic reste sous celui d'août (1,48 kW, 1,62 kW, 1,60 kW contre 1,71 kW). Dans l'outil, la section « Comment l'heure critique est trouvée » affiche ce détail pour votre pièce, avec un histogramme par heure et un par mois, et la note de calcul PDF le reprend.

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Passer de la charge calculée à la machine

La charge totale est majorée de 10 à 15 % au maximum, puis arrondie à la gamme commerciale supérieure. Le ratio W/m² obtenu sert de contrôle de cohérence. En logement, il dépend avant tout de l'isolation et de l'orientation des fenêtres : voici ce que le bilan de l'outil donne à Uccle pour la pièce type, du nord à l'ouest.

Niveau d'isolation du logementRatio calculé
Très bien isolé — murs U ≈ 0,226–53 W/m²
Bien isolé — murs U ≈ 0,428–61 W/m²
Moyennement isolé — murs U ≈ 0,731–69 W/m²
Peu ou pas isolé — murs U ≈ 2, simple vitrage41–86 W/m²

Ces ratios restent nettement sous les 65 à 150 W/m² des règles d'installateur qui circulent : une valeur unique au m² ne connaît ni le climat de la station, ni l'orientation des fenêtres. En tertiaire, c'est l'usage du local qui commande, à cause des apports internes :

Type de localRatio attendu
Bureaux60–120 W/m²
Salle de réunion100–200 W/m²
Commerce / local de vente100–180 W/m²
Restaurant (salle)150–250 W/m²
Salle informatique / serveurs500–2 000 W/m²

Bureaux : Énergie+ (60 à 80 W/m² quand les apports solaires et internes sont maîtrisés, 80 à 120 W/m² sinon). Autres locaux : ordres de grandeur d'usage professionnel, sans valeur normative.

Cette puissance calculée n'est qu'une entrée de sélection : le choix définitif de l'appareil se fait sur les données constructeur, établies selon deux normes distinctes. La NBN EN 14511 fixe les conditions d'essai normalisées — 35 °C extérieur / 27 °C intérieur — qui donnent la puissance et l'efficacité nominales affichées au catalogue ; la NBN EN 14825 encadre la performance saisonnière à charge partielle (SEER), à la base de l'étiquette énergie. S'y ajoute, indépendamment de la puissance, le choix du fluide frigorigène (R32, R290, R410A…) encadré par le règlement européen F-Gas selon son potentiel de réchauffement global.

Règle d'or : dimensionner pièce par pièce, jamais au global — c'est aussi ce qui décide entre un monosplit et un multisplit. Pour la batterie froide d'une CTA (débits et états d'air connus), utilisez plutôt l'outil « Puissance frigorifique » ci-contre.

Quelle puissance de climatisation pour 20, 40 ou 100 m² ?

Avant tout calcul, voici l'ordre de grandeur. Chaque case est un bilan complet de l'outil : la pièce type à Uccle (fenêtres moyennes au sud-ouest sans protection, 2 occupants), portée à la surface indiquée, majorée de 10 % puis arrondie à la gamme commerciale supérieure. Il ne remplace pas votre propre bilan, qui seul tient compte de l'orientation réelle des vitrages, des protections solaires et de l'occupation.

SurfaceTrès isoléBien isoléMoyenPeu isolé
15 m²2 kWbesoin 0,9 kW2 kWbesoin 1,0 kW2 kWbesoin 1,2 kW2 kWbesoin 1,5 kW
20 m²2 kWbesoin 1,1 kW2 kWbesoin 1,3 kW2 kWbesoin 1,4 kW2 kWbesoin 1,8 kW
25 m²2 kWbesoin 1,3 kW2 kWbesoin 1,5 kW2 kWbesoin 1,7 kW2,5 kWbesoin 2,1 kW
30 m²2 kWbesoin 1,5 kW2 kWbesoin 1,8 kW2,5 kWbesoin 2,0 kW3,5 kWbesoin 2,5 kW
40 m²2,5 kWbesoin 2,0 kW2,5 kWbesoin 2,3 kW3,5 kWbesoin 2,6 kW5 kWbesoin 3,2 kW
50 m²3,5 kWbesoin 2,4 kW3,5 kWbesoin 2,7 kW3,5 kWbesoin 3,1 kW5 kWbesoin 3,9 kW
70 m²3,5 kWbesoin 3,2 kW5 kWbesoin 3,7 kW5 kWbesoin 4,2 kW7 kWbesoin 5,2 kW
100 m²5 kWbesoin 3,8 kW5 kWbesoin 4,4 kW7 kWbesoin 5,0 kW7 kWbesoin 6,2 kW

Dans chaque case, la machine du commerce, puis le besoin calculé avant majoration. Le plus petit split courant fait 2 kW : il couvre seul la plupart des chambres et des petits séjours.

kW, BTU/h et frigories : la correspondance

Les catalogues mélangent trois unités pour la même grandeur. Le BTU/h vient des fiches produit d'origine anglo-saxonne (une gamme « 12 000 BTU » est un 3,5 kW), la frigorie/h est une kilocalorie retirée par heure, encore employée en froid commercial.

Gamme commercialeBTU/hFrigories/h
2 kW6 8241 720
2,5 kW8 5302 150
3,5 kW11 9423 009
5 kW17 0604 299
7 kW23 8846 019
8 kW27 2966 879

Ce que vaut la règle « volume × 100 BTU + 1 000 BTU par fenêtre »

C'est la règle de pouce la plus répandue, et elle n'est pas absurde : sur le cas moyen pour lequel elle est calibrée — pièce de logement standard, 2,5 m sous plafond, une ou deux fenêtres sans exposition extrême — elle retombe dans le bon ordre de grandeur. Elle décroche en revanche dès que le local s'en écarte, parce qu'elle ignore trois choses qui pèsent lourd :

  • L'orientation des vitrages. Le rayonnement transmis par une baie à l'ouest en fin d'après-midi dépasse largement celui d'une baie au nord à la même heure ; le forfait de 1 000 BTU compte pourtant toutes les fenêtres de la même façon, quelles que soient leur taille, leur orientation et leur protection solaire.
  • Le niveau d'isolation. Pour la pièce type à Uccle, le ratio augmente de 62 % entre une pièce très bien isolée et une pièce peu isolée, comme le montre le tableau des ratios plus haut.
  • Les apports internes. Occupants, éclairage et équipements ne figurent pas dans la règle — en salle de réunion ou en local informatique, ils constituent pourtant l'essentiel de la charge.

Le bilan poste par poste remplace ce forfait par un calcul : c'est exactement ce que fait l'outil en haut de page.

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Situer le résultat dans son cadre réglementaire

Le bilan lui-même relève des règles de l'art, mais plusieurs points qu'il mobilise sont, eux, encadrés par des textes belges ou européens qu'il faut connaître pour juger un résultat plutôt que de le subir.

TextePortée
Code du bien-être au travail, art. III.1-34Air neuf des locaux de travail : CO2 généralement sous 900 ppm, ou 40 m³/h par personne présente ; par dérogation, sur analyse des risques, 1 200 ppm ou 25 m³/h. C'est le minimum que l'outil contrôle en mode pro.
PEB wallonne non résidentielle, annexe C3Débit de conception au moins égal à la catégorie IDA 3 de la NBN EN 13779 : 22 m³/h par personne au minimum, arrondi à l'unité. Moins exigeant que le Code du bien-être au travail.
NBN D 50-001 et annexes PEBLogement : 3,6 m³/h par m² de plancher, borné par local (séjour 75 à 150 m³/h, chambre 25 à 72 m³/h), repris par défaut en mode simple.
PEB du logement — surchauffeEn Flandre, l'indicateur de surchauffe d'un logement, en kelvin-heures, doit rester sous une valeur seuil. La PEB juge le risque de surchauffe de la conception, pas la puissance d'une climatisation.
NBN EN 14511 / NBN EN 14825Conditions d'essai et performance saisonnière (SEER) des climatiseurs et PAC — sélection du matériel.
Règlement (UE) 2024/573 — F-GasEncadre les fluides frigorigènes selon leur potentiel de réchauffement global. En vigueur depuis le 11 mars 2024, il a abrogé le règlement (UE) n° 517/2014 encore cité par beaucoup de documentations.

Ce que la présente méthode ne couvre pas : aucun texte belge ne normalise les conditions de base d'été — d'où le recours aux fiches ASHRAE détaillées à l'étape 1. Pour un bâtiment complexe, à forte inertie ou à vitrages non standards, la méthode de référence reste la simulation thermique dynamique NBN EN ISO 52016-1, que cet outil n'implémente pas.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 114 tests automatisés construite sur des références externes, et non sur ses propres sorties.

  • L'air humide recoupé avec la formulation de référence ASHRAE. La teneur en eau, qui pilote toute la charge latente, est mise en regard de la formulation ASHRAE de l'air humide de 20 à 40 °C et de 20 à 90 % d'humidité relative. L'écart maximal mesuré est de 0,29 %.
  • Les unités contrôlées sur leur définition officielle. L'outil emploie le BTU International Table : 1 kW vaut 3 412 BTU/h, à 0,004 % de la valeur exacte, et 860 frigories/h. La valeur 3 415 que publient beaucoup de sites relève d'une autre convention et s'en écarte de 0,08 %.
  • Les formules et les tableaux de cette page recalculés indépendamment du moteur. Air neuf, soleil sur un vitrage, conduction : chaque formule est réécrite dans le test et redonne les mêmes watts. Les tableaux ne sont pas ressaisis : ils sortent du calcul, et quatre puissances témoins sont refaites hors du générateur.
  • Les bases d'été et les règles belges reprises de leurs sources. Les bases des onze stations sont celles des fiches ASHRAE, l'humidité étant recalculée de leur température humide ; Uccle recoupe les 30 °C et 40 % d'Énergie+. Les débits du Code du bien-être au travail, et ceux de la NBN D 50-001 tels qu'EPB-pedia les résume, sont repris ligne à ligne.
  • Le soleil recoupé avec l'ASHRAE, avec PVGIS et avec la NOAA. L'outil retrouve à moins de 1 W/m² les 264 ensoleillements de midi que l'ASHRAE publie pour ces stations, mois par mois. À Uccle en juillet, ses pics par façade restent à moins de 6 % de ceux de PVGIS, sauf au sud (7 % plus haut). Le midi solaire d'Ostende, d'Uccle et d'Elsenborn tombe à moins d'une minute du calculateur de la NOAA.
  • Robustesse aux saisies dégradées. Une surface ou une hauteur nulle, un extérieur plus frais que la consigne renvoient un message explicite plutôt qu'un résultat. Une occupation laissée vide donne un bilan complet et fini, et un calcul enregistré avec un département français se recharge sur la station d'Uccle.

Références

  • Carrier Air Conditioning Company, Handbook of Air Conditioning System Design, McGraw-Hill, 1965. Méthode de bilan : écarts de température équivalents (CLTD) des parois et apports par occupant repris ici.
  • Guide AICVF n° 2 — « Calcul des charges de climatisation et conditionnement d'air », Association des ingénieurs en climatique, ventilation et froid, PYC Livres, 1998. Ouvrage français cité pour la méthode de bilan, et non pour des données climatiques. Payant.
  • Énergie+, « Cahier des charges énergétique — Installation de climatisation », version de juin 2004, diffusée pour la Région wallonne : consignes d'été de 25 °C (26 °C avec plafonds froids) et dimensionnement sur 30 °C et 40 % HR (§ 6.2). Cahier des charges (PDF). Voir aussi la page « Concevoir une installation frigorifique : critères généraux » (mise à jour en 2019).
  • Code du bien-être au travail, livre III, titre 1, art. III.1-34 et III.1-36, modifiés par l'arrêté royal du 2 mai 2019 (Moniteur belge du 21 mai 2019, en vigueur le 31 mai 2019) : qualité de l'air et humidité des locaux de travail. Texte coordonné, SPF Emploi.
  • Annexe C3 de l'AGW du 15 mai 2014 (PEB, Wallonie), méthode VHN 2026, § 7.1 : débit de conception des bâtiments non résidentiels au moins égal à la catégorie IDA 3 de la NBN EN 13779:2004, arrondi à l'unité. Annexe C3 (PDF).
  • NBN D 50-001 (1991) — Dispositifs de ventilation dans les bâtiments d'habitation, reprise par les réglementations PEB : débits de conception par local, résumés par EPB-pedia.
  • NBN EN 16798-3 (2017), qui remplace la NBN EN 13779 : température de fonctionnement d'été avec refroidissement de 23 à 26 °C, 26 °C par défaut, d'après Énergie+. Bureaux : 60 à 120 W/m² de puissance frigorifique utile selon la maîtrise des apports, d'après la page Énergie+ « Évaluer l'efficacité de la production frigorifique ».
  • ASHRAE Handbook — Fundamentals, chapitre « Psychrometrics » : formulation de Hyland & Wexler (1983) pour la pression de vapeur saturante, utilisée comme référence de contrôle de la teneur en eau.
  • ASHRAE Handbook — Fundamentals (2025), chapitre 14 « Climatic Design Information » : conditions de base et modèle d'ensoleillement par ciel clair des onze stations belges (relevés 1999-2023, 2007-2023 pour Saint-Hubert), fiches relevées le 25 octobre 2026. Fiches station ASHRAE.
  • PVGIS, Centre commun de recherche de la Commission européenne : ensoleillement par ciel clair d'un plan quelconque, utilisé comme contrôle indépendant des façades (relevé du 25 octobre 2026). PVGIS.
  • NBN EN 14511-2:2022 (conditions d'essai des climatiseurs et pompes à chaleur) et NBN EN 14825:2022 (performance saisonnière, SEER) — sélection du matériel sur données constructeur.
  • NBN EN ISO 52016-1:2017 — méthode horaire de calcul des besoins de chauffage et de refroidissement, méthode de référence pour les cas sortant du domaine de ce bilan simplifié. Fiche Buildwise.
  • Règlement (UE) 2024/573 du 7 février 2024 relatif aux gaz à effet de serre fluorés, applicable depuis le 11 mars 2024 ; il abroge le règlement (UE) n° 517/2014.

Questions fréquentes

Pour un séjour de 20 m² à Uccle, fenêtres au sud-ouest sans protection, le bilan donne de 1,1 kW si la pièce est très bien isolée à 1,8 kW si elle l'est peu : le plus petit split du commerce (2 kW, 6 824 BTU/h) suffit dans tous les cas. Le tableau « puissance par surface » de cette page donne les quatre niveaux d'isolation. Ces valeurs restent des ordres de grandeur : une grande baie vitrée à l'ouest sans protection apporte à elle seule plus de 1 000 W, tandis qu'une pièce très bien isolée au nord descend vers 26 W/m². C'est le bilan poste par poste de l'outil qui tranche.

Pour la même pièce type à Uccle : 2,5 kW à 5 kW pour 40 m², 3,5 kW à 5 kW pour 50 m², 5 kW à 7 kW pour 100 m², du mieux au moins bien isolé. Dès que la surface se répartit en plusieurs pièces, on dimensionne pièce par pièce, jamais sur la surface totale du logement : sans quoi les chambres se retrouvent surpuissantes et le séjour sous-équipé. C'est aussi ce qui décide entre plusieurs splits et un multisplit.

1 kW = 3 412 BTU/h = 860 frigories/h. Les gammes courantes des catalogues : 9 000 BTU ≈ 2,6 kW, 12 000 BTU ≈ 3,5 kW, 18 000 BTU ≈ 5,3 kW, 24 000 BTU ≈ 7 kW. Vous lirez souvent la valeur 3 415 BTU/h par kW : elle vient d'une autre définition du BTU (thermochimique au lieu d'International Table) et s'en écarte de 0,08 %, ce qui ne change aucun choix de machine. L'outil affiche systématiquement les trois unités pour faciliter la lecture des fiches produit.

C'est la règle de pouce la plus répandue, et elle donne un ordre de grandeur sur le cas moyen pour lequel elle a été calibrée : une pièce de logement standard, hauteur 2,5 m, une à deux fenêtres sans exposition extrême. Elle décroche dès que le local s'en écarte, parce qu'elle ignore trois choses qui pèsent lourd : l'orientation des vitrages (une baie à l'ouest et la même baie au nord n'apportent pas la même chaleur), le niveau d'isolation (de 26 à 86 W/m² pour la pièce type à Uccle), et la chaleur dégagée par les occupants et les équipements. Le forfait de 1 000 BTU par fenêtre traite en particulier toutes les fenêtres de la même façon, quelles que soient leur taille, leur orientation et leur protection solaire.

Pas pour le mode froid : la puissance frigorifique calculée ici est la même, qu'il s'agisse d'un climatiseur simple ou d'une pompe à chaleur air-air réversible. Mais un appareil réversible sert aussi de chauffage l'hiver, et son besoin de chauffage se calcule séparément — par déperditions, selon la NBN EN 12831-1 et son annexe nationale belge, avec les températures de base d'hiver. Les deux résultats ne coïncident presque jamais : en Belgique, le besoin de chaud dépasse en général nettement le besoin de froid. Si l'appareil doit assurer le chauffage principal, c'est le besoin de chauffage qui commande la sélection, et le calcul de déperditions qu'il faut mener.

Un appareil trop puissant atteint la consigne trop vite et s'arrête avant d'avoir déshumidifié l'air : il court-cycle, l'ambiance reste moite, le compresseur s'use prématurément et la consommation augmente. La règle professionnelle est de limiter la majoration de sécurité à +10 ou +15 % du bilan, sans empiler d'autres marges. Le cahier des charges climatisation diffusé par Énergie+ va dans le même sens : calculer sur 30 °C et 40 % d'humidité suffit, l'appareil devant seulement continuer de fonctionner à 35 °C, en laissant la température intérieure monter un peu.

La chaleur sensible élève la température de l'air : transmission par les parois, rayonnement solaire, éclairage, équipements. La chaleur latente est liée à la vapeur d'eau à condenser : occupants (transpiration, respiration) et air neuf humide. Leur rapport, le SHR (Q sensible / Q total), vaut typiquement 0,70 à 0,85 en confort. En Belgique, l'air extérieur de base porte 9 à 11 g d'eau par kilo d'air sec, à peu près autant que l'air intérieur à 26 °C et 50 % : la charge latente vient surtout des occupants. En dessous d'un SHR de 0,65 — salle de réunion pleine, restaurant — la machine doit être choisie aussi pour sa capacité de déshumidification.

Aucun texte belge ne fixe de conditions de base d'été, contrairement au chauffage. L'outil reprend, pour la station choisie, la température dépassée 0,4 % de l'année (environ 35 heures) dans la base climatique ASHRAE 2025, et l'humidité qui l'accompagne : 29,6 °C et 38 % à Uccle, 26,5 °C et 50 % à Ostende, 26,7 °C et 44 % à Saint-Hubert, 30,8 °C et 36 % à Kleine-Brogel. Le cahier des charges climatisation diffusé par Énergie+ conseille 30 °C et 40 % : à Uccle, dimensionner sur ces valeurs ne laisse échapper que quelques heures par an. Un cahier des charges peut imposer son propre couple température/humidité, saisissable en mode pro.

Un peu, moins qu'on ne le croit. La base d'été n'est que de 26,5 °C à Ostende et de 26,7 °C à Saint-Hubert, contre 29,6 °C à Uccle. Pour le séjour type, la charge ne varie pourtant que de 1,48 kW à Saint-Hubert à 1,74 kW à Charleroi. Le soleil est presque le même partout en Belgique, et il pèse avec les apports internes plus que l'air extérieur. L'isolation et les protections solaires changent bien davantage le résultat que la station.

Le Code du bien-être au travail (art. III.1-34, modifié par l'arrêté royal du 2 mai 2019) impose une concentration de CO2 généralement inférieure à 900 ppm, ou un débit minimal de 40 m³/h par personne présente. Par dérogation, sur la base d'une analyse des risques et après avis du conseiller en prévention et du comité, 1 200 ppm ou 25 m³/h par personne suffisent. En Wallonie, la PEB des bâtiments non résidentiels demande au moins la catégorie IDA 3, soit 22 m³/h par personne : le Code reste plus exigeant. Cet air entre à la température et à l'humidité extérieures : en tertiaire dense, son traitement pèse lourd dans le bilan.

La NBN D 50-001, reprise par les réglementations PEB, fixe le débit de conception à 3,6 m³/h par m² de plancher, borné par local : 75 à 150 m³/h pour un séjour, 25 à 72 m³/h pour une chambre ou un bureau. L'outil reprend ce débit par défaut en mode simple et le compte comme de l'air extérieur. Modifiez-le dans « Affiner le calcul » si l'installation réelle diffère.

À l'heure la plus défavorable, qui dépend de l'orientation des vitrages. À Uccle en été, à la montre, un vitrage est reçoit le plus de soleil vers 10 h, un vitrage sud vers 14 h avec des valeurs modérées (soleil haut), un vitrage sud-ouest vers 16 h et un vitrage ouest vers 18 h — souvent le pire cas, car il se cumule avec la pointe de température extérieure. L'outil évalue le bilan toutes les heures de 6 h à 22 h, à l'heure de la montre, pour chaque mois de la saison chaude, et retient automatiquement le maximum. Il convertit chaque heure en heure solaire pour placer le soleil : de mai à septembre, celui-ci est au plus haut entre 13 h 30 et 13 h 55 à la montre selon la station.

Non. C'est un bilan simplifié en régime quasi permanent, selon les règles de l'art (méthode Carrier / AICVF) : la pratique courante des installateurs et des bureaux d'études pour le confort standard. Aucun texte belge n'impose de méthode de calcul des charges de climatisation. La méthode horaire de référence est la NBN EN ISO 52016-1 (simulation thermique dynamique), recommandée pour les bâtiments complexes ou à forte inertie. La PEB du logement, elle, juge le risque de surchauffe de la conception : en Flandre, son indicateur doit rester sous un seuil. Elle ne dimensionne pas la machine.

Ressources et liens utiles