ÉlectricitéRGIE Livre 1 · IEC 60364-5-52

Note de calcul RGIE non domestique

Décrivez la source, les tableaux et leurs départs : l'outil dimensionne chaque canalisation, vérifie chaque protection, calcule le courant de court-circuit de chaque tableau et produit la note exigée par le RGIE, à votre nom.

Mis à jour le

Exemples :
Schéma de principe de l'installationIcc présumé maximal en rouge au-delà de 3 000 A · cliquez un tableau pour l'éditer
Raccordement au réseau pu…Raccordement 160 AQ1 · XVB 5G635 mTGBTIcc3 = 6,00 kAdU amont = 0,00 % · 4 départsTD BureauxIcc3 = 2,02 kAdU amont = 1,13 % · 3 départs
Installation et source
Tension, schéma mis à la terre et source : l'Icc à l'origine en découle.

Donnée de l'installation : TT en général derrière un raccordement BT, selon la conception derrière une cabine.

Source

A

Synergrid CE1 (15/04/2025) : contribution du réseau de 3 kA au plus jusqu'à 80 A, 6 kA au-delà.

Le RGIE ne fixe pas de limite : repères de l'IEC 60364-5-52, annexe G.

Tableau principalIcc3 6,00 kA · > 3 kA, à reporter

1 : somme des départs, sans foisonnement.

A

Départs

alimenté par Q1Icc3 2,02 kA

1 : somme des départs, sans foisonnement.

A

Départs

Note de calcul
7départs · 2 tableaux
Points à justifier

7 départs avec un point à justifier (pouvoir de coupure, filiation ou contrainte thermique).

Icc max.6,00 kA
dU max.3,40 %
Tableaux > 3 kA1
Contenu exigé (3.1.2.2 b)complet
  • Tensions nominales et nature des courants3N × 400 V, alternatif 50 Hz
  • Schéma mis à la terreTT
  • Courants de court-circuit présumés maximaux > 3 000 A, à l'origine et à chaque tableau1 tableau au-delà de 3 000 A : TGBT
  • Circuits, leur nature, leur constitution et leurs caractéristiques7 départs repérés
  • Caractéristiques des sources (puissance apparente, tensions, courants nominaux, impédances)Raccordement au réseau public BT
  • Canalisations, conducteurs de protection compris : pose, nature, nombre et section des conducteurs, longueur7 / 7 canalisations déterminées
  • Protections : courant assigné, pouvoir de coupure, caractéristiques de coupure et réglagesrenseignées
  • Interrupteurs-sectionneurs : courant assigné et, si nécessaire, catégorie d'emploirenseignés
  • Installations de sécurité et installations critiques identifiéesaucune déclarée

Dessiner le schéma de circuits

La note s'y joint comme annexe : mêmes repères de départs et de tableaux.

Détail par tableau

RGIE Livre 1 · IEC 60364-5-52 · IEC 60909-0

TGBT — Icc3 6,00 kA · ip 14,8 kA

DépartIBProtectionCanalisationIz corrigédU totaleStatut
Q1 Alimentation TD Bureaux21,8 AC 40 A · 10 kAXVB 5G6 · 35 m · E44 A1,13 / 5 %À justifier
Q2 Compresseur25,5 AD 32 A · 10 kAXVB 4G4 · 25 m · E34 A1,33 / 5 %À justifier
Q3 Éclairage atelier10,0 AC 10 A · 10 kAXVB 3G2,5 · 40 m · B224 A2,98 / 3 %À justifier
Q4 Prises atelier16,0 AC 16 A · 10 kAXVB 5G2,5 · 30 m · E26 A1,69 / 5 %À justifier

TD Bureaux — Icc3 2,02 kA · ip 2,92 kA · dU à l'arrivée 1,13 %

DépartIBProtectionCanalisationIz corrigédU totaleStatut
Q11 Éclairage bureaux8,0 AC 10 A · 6 kAXVB 3G2,5 · 25 m · B224 A2,63 / 3 %À justifier
Q12 Prises bureaux16,0 AC 16 A · 6 kAXVB 3G2,5 · 20 m · B224 A3,40 / 5 %À justifier
Q13 Climatisation11,2 AC 16 A · 6 kAXVB 4G1,5 · 15 m · E23 A2,12 / 5 %À justifier

La note de calcul d'une installation non domestique

En installation domestique, le RGIE fixe directement le calibre de la protection selon la section du câble (tableau 4.11) : aucune note de calcul n'est demandée. Une installation non domestique — atelier, commerce, bureaux, site industriel — fait au contraire l'objet de schémas de circuits, de plans de position, de plans des prises de terre et de documents des influences externes (Livre 1, 3.1.2.1 b). Les schémas de circuits, ou leurs annexes, reprennent des valeurs qui ne s'obtiennent que par le calcul : c'est la note de calcul que l'organisme agréé examine au contrôle.

L'outil la produit pour toute l'installation : une note par installation, tableau par tableau et départ par départ, au nom de votre entreprise. Elle se joint au schéma de circuits, que vous pouvez dessiner avec le schéma unifilaire RGIE.

Ce que la note doit contenir (3.1.2.2 b)

Les schémas de circuits et/ou leurs annexes reprennent au moins :

  • Tensions nominales et nature des courants.
  • Schéma mis à la terre.
  • Courants de court-circuit présumés maximaux > 3 000 A, à l'origine et à chaque tableau.
  • Circuits, leur nature, leur constitution et leurs caractéristiques.
  • Caractéristiques des sources (puissance apparente, tensions, courants nominaux, impédances).
  • Canalisations, conducteurs de protection compris : pose, nature, nombre et section des conducteurs, longueur.
  • Protections : courant assigné, pouvoir de coupure, caractéristiques de coupure et réglages.
  • Interrupteurs-sectionneurs : courant assigné et, si nécessaire, catégorie d'emploi.
  • Installations de sécurité et installations critiques identifiées.

Le rail de synthèse de l'outil suit cette liste rubrique par rubrique et signale ce qui reste à renseigner — un pouvoir de coupure, un réglage, un interrupteur-sectionneur, le schéma mis à la terre — avant l'export de la note.

La méthode, du raccordement au dernier départ

1. La source et l'Icc à l'origine. Derrière un raccordement basse tension, la note Synergrid CE1 donne la contribution du réseau : 3 kA au plus jusqu'à 80 A, 6 kA au-delà. Derrière une cabine, le courant de court-circuit se déduit du transformateur (puissance, tension de court-circuit, pertes) et de la puissance de court-circuit du réseau amont, communiquée par le gestionnaire de réseau.

2. Le bilan de puissance. Chaque départ d'alimentation d'un tableau divisionnaire reprend la charge de ce tableau : la ligne la plus chargée, multipliée par le coefficient de simultanéité Ks que vous fixez (1 par défaut, sans foisonnement).

3. La section de chaque départ. Le courant d'emploi fixe le calibre, puis le courant admissible corrigé des conditions de pose fixe la section (RGIE 4.4.3.2, courants admissibles de l'IEC 60364-5-52). La section ne descend jamais sous le minimum du Livre 1 : 2,5 mm² dès qu'un circuit porte des socles de prise, 1,5 mm² sinon (5.2.1.2, tableau 5.1). Le conducteur de protection suit le tableau 5.10.

4. La chute de tension, cumulée. La chute d'un départ s'ajoute à celle des liaisons qui alimentent son tableau, puis se compare au repère de l'annexe G de l'IEC 60364-5-52 — le RGIE ne fixe pas de limite chiffrée.

5. Le courant de court-circuit de chaque tableau et le pouvoir de coupure. Les impédances de la source et des liaisons s'ajoutent jusqu'au jeu de barres de chaque tableau. Chaque protection doit couper au moins ce courant (4.4.2.1), ou être couverte par une protection amont en filiation (4.4.1.3).

Courant de court-circuit présumé maximal au tableau

Icc3 =
c × Un√3 × Z

c = 1,05 : facteur de tension (IEC 60909-0) · Un : tension nominale entre lignes (V) · Z : impédance cumulée de la source et des liaisons jusqu'au tableau, conducteurs à 20 °C (mΩ). Au-delà de 3 000 A, la valeur figure sur le schéma de circuits (3.1.2.2 b).

Contrainte thermique de court-circuit (4.4.2.1, 2°)

S ≥
Icc × √tk

S : section du conducteur (mm²) · Icc : courant de court-circuit (A) · t : temps de coupure (s) · k : 115 pour le cuivre isolé PVC, 143 pour le cuivre isolé PR. Avec l'énergie limitée I²t d'un disjoncteur limiteur, la même condition s'écrit k² × S² ≥ I²t.

Exemple : un atelier raccordé en 160 A

L'exemple chargé dans l'outil est un atelier raccordé au réseau public en 3N × 400 V, 160 A, schéma TT. Le TGBT alimente un compresseur de 15 kW, l'éclairage et les prises de l'atelier, et un tableau divisionnaire de bureaux à 35 m.

  1. Origine : raccordement de plus de 80 A, donc Icc3 = 6,00 kA au TGBT (Synergrid CE1) — au-delà de 3 000 A, à reporter sur le schéma.
  2. Liaison vers les bureaux : protection imposée à 40 A, câble XVB 5G6 sur 35 m, chute de tension de 1,13 %.
  3. Tableau des bureaux : l'impédance du câble ramène l'Icc3 à 2,02 kA, sous le seuil de 3 000 A. Des disjoncteurs de 6 kA y suffisent.
  4. Chutes de tension cumulées : 3,40 % au bout des prises des bureaux (repère 5 %), 2,98 % au bout de l'éclairage de l'atelier (repère 3 %).

Sans temps de coupure ni énergie I²t saisis, la contrainte thermique reste marquée « à justifier » : la note ne la déclare jamais satisfaite sans la donnée du fabricant.

Comment ce calcul est vérifié

L'assemblage est couvert par une suite de 27 tests automatisés. Chaque grandeur publiée dans la note est recalculée indépendamment des moteurs qu'il enchaîne, eux-mêmes testés de leur côté.

  • Courants de court-circuit refaits par la méthode des impédances. À l'origine comme au tableau divisionnaire, câbles en parallèle et cabine HT/BT compris, le résultat coïncide avec le calcul refait hors du moteur. Les valeurs Synergrid CE1 de 3 et 6 kA sont retrouvées de part et d'autre de 80 A.
  • Chute de tension cumulée recalculée avec la formule de l'annexe G. La chute d'un départ de tableau divisionnaire est bien la somme de celle de la liaison et de la sienne, aux deux réseaux belges.
  • Les règles du Livre 1 recopiées dans les tests. Tableau 5.10 du conducteur de protection, sections minimales du tableau 5.1, pouvoir de coupure au moins égal à l'Icc, contrainte thermique k² × S² ≥ I²t : chacune contrôle les départs de la note.
  • Chaque rubrique de la sous-section 3.1.2.2 b est contrôlée. Un schéma mis à la terre, un pouvoir de coupure, un réglage, un interrupteur-sectionneur ou un repère manquant est signalé sur la rubrique qui l'exige.
  • Les erreurs de saisie ne produisent jamais une note fausse. Tableau alimenté deux fois, tableau isolé, boucle, source incomplète, charge vide : la note le signale, sans valeur aberrante.

Références

  • RGIE, Livre 1 — Installations à basse tension et à très basse tension, annexe 1 à l'arrêté royal du 8 septembre 2019, version 07 du SPF Économie (15 septembre 2026). 3.1.2.1 b et 3.1.2.2 b : documents et contenu des schémas des installations non domestiques. 4.4.1.3 : protections en série et filiation. 4.4.2.1 : pouvoir de coupure et contrainte thermique. 4.4.3.2 : surcharges. 5.2.1.2 et tableau 5.1 : sections minimales. 5.3.5.1 b : interrupteur-sectionneur général. Tableau 5.10 : conducteur de protection. SPF Économie.
  • Arrêté royal du 6 octobre 2025, Moniteur belge du 29 octobre 2025 (erratum du 5 novembre 2025), applicable au 1er avril 2026 : courant continu dans le Livre 1, terminologie « schéma mis à la terre ». Beswic — SPF Emploi.
  • Volta — « Les notes de calculs : du défi au résultat », février 2023 : liste du 3.1.2.2 b, notes de calcul de câbles et de courts-circuits exigées en non domestique et examinées par les organismes agréés. Article Volta (PDF).
  • Synergrid CE1 — « Courants de court-circuit sur le réseau public basse tension », version du 15/04/2025 : contribution du réseau de 3 kA au plus jusqu'à 80 A, 6 kA au-delà, à l'origine de l'installation. Note Synergrid (PDF).
  • IEC 60364-5-52:2009 et son amendement 1 de 2024 — canalisations : courants admissibles, facteurs de correction (annexe B), chute de tension et repères (annexe G). IEC Webstore.
  • IEC 60909-0:2016 — courants de court-circuit dans les réseaux triphasés, méthode des impédances et facteur de tension c. Une édition 2026 la remplace. IEC Webstore.

Questions fréquentes

Oui, en pratique. Le Livre 1 du RGIE demande, pour une installation non domestique, des schémas de circuits qui reprennent, eux ou leurs annexes, les caractéristiques des canalisations et des protections ainsi que les courants de court-circuit présumés (sous-section 3.1.2.2 b). Ces valeurs ne s'obtiennent que par le calcul : c'est la note de calcul, que l'organisme agréé examine lors du contrôle. En domestique, le tableau 4.11 fixe directement le calibre selon la section et aucune note n'est demandée.

La sous-section 3.1.2.2 b énumère au moins : les tensions nominales et la nature des courants, le schéma mis à la terre, les courants de court-circuit présumés maximaux supérieurs à 3 000 A à l'origine et à chaque tableau, les circuits et leurs caractéristiques, les caractéristiques des sources (puissance apparente, tensions, courants nominaux, impédances), les canalisations conducteurs de protection compris (mode de pose, nature, nombre et section des conducteurs, longueur), les protections (courant assigné, pouvoir de coupure, caractéristiques de coupure et réglages) et les interrupteurs-sectionneurs. Les installations de sécurité et critiques y sont identifiées.

Oui dès qu'il dépasse 3000 A : le Livre 1 demande les courants de court-circuit présumés maximaux supérieurs à 3000 A à l'origine de l'installation et au niveau de chaque tableau de répartition et de manœuvre (3.1.2.2 b). L'outil les calcule par la méthode des impédances et les signale en rouge sur le schéma de principe. En dessous de 3000 A, la valeur figure quand même dans la note : elle sert au choix du pouvoir de coupure.

La note Synergrid CE1 (version du 15/04/2025) donne la contribution maximale du réseau public : 3 kA pour un raccordement de 80 A au plus, 6 kA au-delà, à l'origine de l'installation. Le gestionnaire de réseau peut communiquer une valeur propre au raccordement : saisissez-la en « Icc connu ». Une installation photovoltaïque, une batterie ou un véhicule bidirectionnel ajoutent leur contribution, que la valeur générique ne compte pas.

Le RGIE ne fixe aucune valeur : il demande une chute compatible avec un fonctionnement sûr des appareils (5.2.1.2 b). La note compare donc la chute, cumulée de l'origine au récepteur, aux repères de l'annexe G de l'IEC 60364-5-52 : 3 % en éclairage et 5 % pour les autres usages derrière le réseau public basse tension, 6 % et 8 % derrière une cabine haute tension privée. Le dépassement d'un repère n'est pas une non-conformité au RGIE, mais il demande une justification.

Seulement en filiation. Le Livre 1 impose un pouvoir de coupure au moins égal au courant de court-circuit présumé au point d'installation (4.4.2.1). Il admet un pouvoir plus faible si un dispositif amont, coordonné, limite l'énergie traversant le disjoncteur aval (4.4.1.3). Cette coordination se justifie par les tables de filiation du fabricant : la note marque alors le départ « à justifier », jamais « conforme » d'office.

Le Livre 1 demande que la protection coupe avant que les conducteurs n'atteignent leur température limite (4.4.2.1, 2°), soit S ≥ Icc × √t / k. Le temps de coupure t se lit sur la courbe de la protection. Pour un disjoncteur limiteur, qui coupe en quelques millisecondes, on compare plutôt k² × S² à l'énergie limitée I²t donnée par le fabricant. L'outil accepte les deux données ; sans elles, la vérification reste « à justifier ».

La règle du Livre 1 vaut pour toutes les installations : pas de conducteur isolé de moins de 2,5 mm² (5.2.1.2), sauf les exceptions du tableau 5.1, dont 1,5 mm² pour un circuit sans socle de prise. Un circuit de prises reste donc en 2,5 mm² même si le courant admissible permettrait moins : l'outil relève la section quand vous cochez « socles de prise ».