Bouclage ECS — dimensionnement du réseau bouclé

Cliquez sur un élément pour l'éditer ; sur un piquage pour y brancher une boucle ou une dérivation. Molette : zoomer ou dézoomer ; glisser le fond : déplacer le schéma.ProductionCollecteur allerBoucleAntenne (hors bouclage)DérivationCollecteur retourPompeBoucle défavorisée

1Collecteur aller

1 tronçon — chaque tronçon va d'un point de départ à un piquage, où se branchent des boucles ou des dérivations.

#DépartLongueurDiamètreÉp. isolant (mm)Au piquageActions
Collecteur principal— depuis la production
T1Production
m
B1

Plusieurs boucles au même point : bouton du tronçon. Un sous-collecteur qui porte ses propres boucles : bouton . Un second collecteur depuis la production : .

2Boucles

BouclePiquageCanalisation allerCanalisation retourActions
SectionLong.DiamètreIsol. (mm)Antennes (hors bouclage)Long.Isol. (mm)
B1

Collecteur principal

S1
m
m

3Collecteur retour

1 tronçon — mêmes trajets que l'aller, en sens inverse ; diamètres calculés automatiquement

#TrajetLongueurÉp. isolant (mm)
Collecteur principal— depuis la production
T1Fin de T1 → production
m

Résultats

Renseignez le réseau ci-dessus puis lancez le calcul depuis le panneau « Paramètres globaux ».

Débit de bouclage, diamètre des retours, pertes thermiques, pertes de charge et HMT de la pompe : le calcul complet d'un réseau bouclé d'eau chaude sanitaire par bilan thermique, avec les températures des BBT légionelle (60 °C au départ, 58 °C sur l'aller, 55 °C au retour).

Mis à jour le

Qu'est-ce qu'un bouclage ECS ?

Un réseau bouclé d'eau chaude sanitaire est un réseau dans lequel une pompe entretient une circulation permanente, même robinets fermés. L'eau part de la production, parcourt le collecteur aller, descend ou monte chaque boucle, puis revient au générateur par le collecteur retour. Cette circulation compense en continu les pertes thermiques des canalisations : l'eau reste chaude jusqu'au dernier piquage, et l'usager n'a plus à laisser couler des litres d'eau froide avant d'obtenir de l'eau chaude.

Le second motif est sanitaire : une eau maintenue au-dessus de 55 °C n'offre plus de conditions favorables à la prolifération des légionelles, alors qu'un bras mort tiède en constitue le terrain idéal.

L'objectif des BBT légionelle : 58 °C sur l'aller, 55 °C au retour

En Belgique, les seules exigences chiffrées sur la température d'un réseau bouclé sont celles des meilleures techniques disponibles (BBT) pour la lutte contre les légionelles, publiées par l'Agence flamande Zorg en Gezondheid et traduites par Buildwise. Dès qu'une conduite de distribution d'eau chaude dépasse 15 mètres ou 3 litres :

  • l'eau est maintenue à 60 °C au moins au point de départ ;
  • elle reste à 58 °C au moins en tout point de l'aller et à 55 °C au moins en tout point du retour ;
  • les conduites maintenues en température sont isolées ; les autres ne le sont pas.

Ces BBT sont obligatoires en Flandre pour les installations neuves des établissements accessibles au public visés par l'arrêté « Légionelle » du 9 février 2007 : établissements de soins, écoles, crèches, infrastructures hôtelières et sportives, piscines… Elles ne s'appliquent pas aux installations réservées aux travailleurs. En Wallonie et à Bruxelles, aucune règle équivalente n'existe : Buildwise les présente comme indicatives. L'outil les prend comme réglages par défaut, que vous pouvez modifier.

Ce qu'est une boucle

Les boucles sont les circuits dérivés branchés sur le collecteur principal. Chaque boucle comprend :

  • une canalisation aller, qui part du piquage sur le collecteur aller — typiquement une colonne montante dans un immeuble — et amène l'eau chaude vers les points de puisage ;
  • une canalisation retour, qui ramène l'eau de bouclage vers le collecteur retour et porte l'organe d'équilibrage.

Un circuit désigne l'ensemble « une boucle + les tronçons de collecteurs qui la relient à la production » ; c'est sur les circuits que se compare la perte de charge. Les antennes, elles, ne font pas partie du réseau bouclé : ce sont les tubes terminaux qui desservent un appareil ou un groupe d'appareils.

Une même boucle porte souvent plusieurs antennes, par exemple une par logement le long d'une colonne montante. Dans l'outil, l'aller de la boucle se découpe alors en sections, une par diamètre, et chaque section reçoit ses antennes. Seul le diamètre des sections change le calcul du bouclage. Les antennes sont contrôlées à part, sur leur longueur et leur volume.

Schéma de principe d'un réseau bouclé d'eau chaude sanitaire : collecteur aller, canalisations aller et retour, antennes, organes d'équilibrage et pompe de circulation
Schéma de principe d'un réseau bouclé, établi par CalculPro d'après la figure 1 du NF DTU 60.11 P1-2 (document français). 1 : collecteur aller, 2 : canalisation aller, 3 : antenne, 4 : canalisation retour, 5 : collecteur retour, 6 : organe d'équilibrage, 7 : pompe de circulation, 8 : appareil ou groupe d'appareils.

Collecteur aller et collecteur retour

Le collecteur aller achemine l'eau chaude depuis la production vers les différents piquages de boucle. Il se découpe en tronçons successifs entre chaque piquage ; en régime de bouclage, le débit y diminue au fur et à mesure que les boucles sont alimentées.

Un collecteur n'est pas toujours une simple ligne. Plusieurs boucles peuvent partir du même piquage, et une dérivation peut quitter le collecteur principal pour desservir, avec ses propres boucles, l'aile d'un bâtiment. L'outil décrit ces réseaux en arbre : sur le schéma, le bouton + d'un tronçon y branche une boucle ou une dérivation.

Le collecteur retour fonctionne en sens inverse : les débits de retour de chaque boucle s'y cumulent, si bien que le dernier tronçon — le plus proche du générateur — transporte le débit total de bouclage. C'est aussi sur lui que se place la pompe. À chaque piquage, l'eau du collecteur se mélange au retour d'une boucle : la température qui en résulte est la moyenne des deux flux pondérée par leurs débits.

Quand faut-il boucler ? La règle des 15 mètres et 3 litres

Les BBT fixent la limite d'une conduite d'eau chaude non maintenue en température : sa longueur reste aussi courte que possible, sans jamais dépasser 15 mètres, et sa contenance ne dépasse pas 3 litres. Sur une distribution par collecteur, la règle vaut pour chaque portion qui va de la dérivation sur une conduite maintenue en température jusqu'au point de puisage. Au-delà, il faut un bouclage ou un ruban chauffant.

Les deux limites s'appliquent ensemble. Le tableau ci-dessous, calculé par le moteur de l'outil, donne la longueur qui contient 3 litres pour quelques tubes courants, et la limite qui l'emporte.

TubeDiamètre intérieurContenanceLongueur pour 3 litresLongueur maximale
Cuivre 14×112 mm0,113 L/m26,5 m15 m (longueur)
Cuivre 16×114 mm0,154 L/m19,5 m15 m (longueur)
Cuivre 18×116 mm0,201 L/m14,9 m14,9 m (volume)
Cuivre 22×120 mm0,314 L/m9,5 m9,5 m (volume)
Multicouche (PEX-Al-PEX) 16×2.012 mm0,113 L/m26,5 m15 m (longueur)
Multicouche (PEX-Al-PEX) 20×2.515 mm0,177 L/m17,0 m15 m (longueur)
PEX DN 16 (16×1.5)13 mm0,133 L/m22,6 m15 m (longueur)

Les autres températures des BBT

  • Production : 60 °C au moins en permanence, sauf brèves pointes de consommation et, en établissement à risque modéré, réduction de quelques heures par jour suivie d'une remise en température d'au moins une heure.
  • Ballon de stockage : l'ensemble du volume, fond compris, porté à 60 °C pendant au moins une heure une fois par 24 heures en établissement à risque élevé, une fois par semaine à risque modéré.
  • Points de puisage : 55 °C au moins dans les 60 secondes qui suivent l'ouverture. Au-dessus de 50 °C, l'eau peut brûler : 43 °C au plus aux bains et douches des hôpitaux, maisons de repos et écoles, 38 °C dans les crèches et les écoles maternelles, par un mitigeur thermostatique à chaque point.

Hors du champ des BBT, Buildwise recommande aussi une eau à 60 °C au moins dans le ballon pour prévenir le développement des légionelles.

Vitesses et diamètres des retours

Le diamètre d'un retour ne découle pas d'un débit de puisage : il porte seulement le débit de bouclage. L'outil part du plus petit tube du catalogue et passe au diamètre supérieur tant que la vitesse dépasse un plafond. Aucun texte belge ne fixe de vitesse pour la circulation d'eau chaude : vous choisissez le repère qui convient au tracé.

  • 1,0 m/s — conduites traversant des locaux occupés (BBT légionelle)
  • 1,5 m/s — gaines verticales (BBT légionelle)
  • 2,0 m/s — conduites collectives (NBN EN 806-3)

Les deux premiers repères sont les vitesses maximales que les BBT imposent au dimensionnement des installations sanitaires, plus sévères que celles de la DIN 1988-300 ; le troisième est la vitesse maximale des conduites collectives de la NBN EN 806-3. L'outil n'impose pas de vitesse minimale : les BBT demandent d'éviter les vitesses insuffisantes et les stagnations de plus d'une semaine, sans chiffre. Si le retour d'une boucle devait dépasser le diamètre de son aller, la boucle serait mal conçue : l'outil le signale.

Calorifuge : les épaisseurs des BBT

Les BBT demandent une isolation d'épaisseur donnée pour les conduites d'eau chaude maintenues en température, reprise des exigences PEB flamandes. L'épaisseur dépend du diamètre extérieur de la conduite, de la conductivité de l'isolant et de l'emplacement : hors du volume protégé (sol, extérieur, espace non chauffé) ou à l'intérieur (local technique, gaine, faux plafond, apparent dans un local non chauffé). Extrait, jusqu'à 114,3 mm :

Ø extérieurλ 0,035 — hors volume protégéλ 0,035 — dans le volume protégéλ 0,045 — hors volume protégéλ 0,045 — dans le volume protégé
17,2 mm25,2 mm18,3 mm42,2 mm31,2 mm
21,3 mm27,3 mm20,3 mm44,8 mm33,6 mm
26,9 mm30,1 mm23,0 mm48,2 mm37,2 mm
33,7 mm33,2 mm25,4 mm52,2 mm40,0 mm
42,4 mm36,3 mm28,3 mm55,9 mm43,6 mm
48,3 mm38,1 mm29,9 mm58,1 mm45,5 mm
60,3 mm41,4 mm32,7 mm62,0 mm48,9 mm
76,1 mm45,3 mm36,1 mm66,6 mm52,9 mm
88,9 mm47,8 mm38,6 mm69,6 mm56,0 mm
114,3 mm52,0 mm42,3 mm74,5 mm60,4 mm

L'outil calcule les pertes thermiques avec l'épaisseur que vous saisissez sur chaque tronçon ; il ne la compare pas à ce tableau. Retenez aussi l'autre moitié de la règle : une conduite d'eau chaude qui n'est pas maintenue en température ne doit pas être isolée.

Algorithme de calcul

Le calcul est un bilan thermique et hydraulique du réseau en régime de bouclage, mené par itérations. Le schéma ci-dessous illustre l'enchaînement, du calcul des pertes thermiques jusqu'à la hauteur manométrique de la pompe.

ThermiqueDébitsDimensionnementVérificationRésultatConvergence

L'itération porte sur la chute de température allouée à chaque boucle. On démarre avec la moitié de l'écart entre le départ et le minimum du retour, on en déduit les débits, puis on suit la température le long de l'aller et du retour. Si un minimum n'est pas tenu, on resserre la chute des boucles concernées et on recommence. La convergence est atteinte à 0,01 K près.

Les formules du calcul

Résistance thermique linéique d'un tronçon habillé

R_l =
1λ_tube
·ln
d_ed_i
+
1λ_isol
·ln
d_extd_e
+
2h_e·d_ext

R_l : résistance thermique linéique de la canalisation habillée, en (m·K)/W · λ_tube : conductivité du tube (380 W/(m·K) pour le cuivre, 50 pour l'acier galvanisé, 0,35 pour le PEX) · λ_isol : conductivité utile de l'isolant (fiche technique du produit) · d_i, d_e : diamètres intérieur et extérieur du tube nu (m) · d_ext = d_e + 2·e_isol : diamètre extérieur du calorifuge (m) · h_e : coefficient d'échange superficiel extérieur, pris à 10 W/(m²·K)

Coefficient de transmission thermique linéique

U_l =
2πR_l

U_l : coefficient de transmission thermique linéique de la canalisation habillée, en W/(m·K) · R_l : résistance obtenue ci-dessus

Perte thermique d'un tronçon

Q = U_l × L × (θe − θa)

Q : perte thermique du tronçon (W) · U_l : coefficient de transmission linéique (W/(m·K)) · L : longueur du tronçon (m) · θe : température de l'eau dans le tronçon (°C) · θa : température du local traversé (°C), typiquement 20 °C en gaine chauffée, 13 à 15 °C en sous-sol

Chute de température dans un tronçon

Δθ =
Q1 160 × q

Δθ : chute de température (K) · Q : perte thermique du tronçon (W) · q : débit (m³/h — et non L/s) · 1 160 : produit ρ·c de l'eau en Wh/(m³·K), soit 1 000 kg/m³ × 1,16 Wh/(kg·K)

Débit de bouclage d'une boucle

q_bou =
Q_a + Q_r1 160 × Δθ_bou

q_bou : débit de la boucle (m³/h) · Q_a, Q_r : pertes thermiques des canalisations aller et retour de la boucle (W) · Δθ_bou : chute de température allouée à la boucle (K), initialisée à la moitié de l'écart θdépart − θmin,retour puis corrigée par itérations

Perte de charge linéaire (Darcy-Weisbach)

ΔP = λ ×
LD
×
ρ × v²2

ΔP : perte de charge du tronçon (Pa) · λ : coefficient de frottement, sans dimension, issu de Colebrook-White (64/Re en régime laminaire) · L : longueur (m) · D : diamètre intérieur (m) · ρ : masse volumique de l'eau, 1 000 kg/m³ · v : vitesse (m/s) · 1 mCE ≈ 9 810 Pa

Coefficient de frottement (Colebrook-White)

1√λ
= −2 log₁₀ (
ε3,7 D
+
2,51Re √λ
)

λ : coefficient de frottement · ε : rugosité de la paroi, prise forfaitairement à 0,1 mm quel que soit le matériau, pour tenir compte de l'entartrage (hypothèse de l'outil) · D : diamètre intérieur (m) · Re : nombre de Reynolds, v·D/ν · équation implicite, résolue par itérations

Kv de l'organe d'équilibrage

Kv =
q√ΔP_organe

Kv : coefficient de débit de l'organe (m³/h) — c'est le débit qu'il laisse passer sous 1 bar · q : débit de la boucle (m³/h) · ΔP_organe : différentiel à absorber (bar), égal à la perte de charge du circuit le plus défavorisé moins celle du circuit considéré

Exemple chiffré : un R+4 à trois colonnes

Immeuble de logements, production centralisée en sous-sol, trois colonnes montantes bouclées. Réseau en acier galvanisé, calorifuge en laine minérale (λ = 0,038 W/(m·K)). Températures des BBT : départ à 60 °C, 58 °C au moins sur l'aller, 55 °C au moins au retour ; locaux traversés à 20 °C ; plafond de vitesse de 1,0 m/s. Le générateur oppose 5 000 Pa, les accessoires de pompe 3 000 Pa.

ÉlémentLongueurDiamètreCalorifuge
Collecteur aller — tronçon 110 mDN 4030 mm
Collecteur aller — tronçon 212 mDN 3230 mm
Collecteur aller — tronçon 312 mDN 2530 mm
Colonne 1 (aller)18 mDN 2525 mm
Colonnes 2 et 3 (aller)18 mDN 2025 mm
Retours de colonne18 mà déterminer25 mm
Collecteur retour10 + 12 + 12 mà déterminer25 mm

Le calcul converge en trois itérations et donne :

  • Débit total de bouclage : 0,45 m³/h, soit 0,16 m³/h pour la première colonne et 0,15 m³/h pour chacune des deux autres.
  • Retours de colonne en DN 15, le plus petit tube du catalogue, parcourus à 0,19–0,20 m/s.
  • Pertes thermiques : 794 W sur l'aller et 616 W sur le retour, soit 1,41 kW pour 176 mètres de canalisations, un peu plus de 8 W par mètre.
  • Points les plus froids : 58,0 °C en fin d'aller de la troisième colonne, 56,8 °C au retour : les deux minima sont tenus.
  • HMT de la pompe : 1,62 mCE, dont 0,80 mCE pour le circuit le plus défavorisé — celui de la troisième colonne, la plus éloignée — et 0,82 mCE pour le générateur et les accessoires.

Le résultat instructif est ailleurs. Avec le seul minimum du retour, des débits de 0,30 m³/h suffiraient : le retour resterait à 55,2 °C, mais la fin de l'aller de la troisième colonne tomberait à 57,0 °C. C'est donc le minimum de 58 °C sur l'aller qui dimensionne ce bouclage. Il ne laisse que 2 K entre la production et la fin de l'aller la plus éloignée, et relève le débit de moitié.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cet outil est couvert par une suite de 58 tests automatisés, construite sur des références extérieures au calcul — jamais sur ses propres sorties.

  • Les tableaux de cette page sont produits par le moteur, pas recopiés à côté. La table des contenances est générée à partir du catalogue de tubes, puis recalculée par la géométrie. Les températures des BBT et les plafonds de vitesse cités sont contrôlés valeur par valeur.
  • La perte thermique est recalculée indépendamment du moteur. La conduction à travers le tube et l'isolant est réécrite à part pour les 44 tubes des sept catalogues, cinq épaisseurs d'isolant et trois conductivités. Les deux résultats coïncident.
  • Les pertes de charge sont recoupées avec le calculateur du site. L'équation de Colebrook-White, réinjectée avec le coefficient retenu, s'annule sur toute la plage utile. Le calculateur de pertes de charge totales, qui la résout autrement, donne le même coefficient de frottement.
  • Les minima de température sont vérifiés point par point. La température en fin d'aller de chaque boucle et au bout de chaque tronçon de collecteur est recalculée à part : aucune ne descend sous le minimum demandé. L'exemple chiffré ci-dessus est lui-même un test.
  • Les réseaux en arbre sont recalculés indépendamment du moteur. Sur un réseau d'essai avec une dérivation et deux boucles au même piquage, les températures, les mélanges aux piquages et la perte de charge de chaque circuit sont refaits à part. Décrit en arbre, un collecteur en ligne redonne exactement les mêmes résultats.
  • Les saisies incohérentes ne produisent aucun résultat. Débit nul, diamètre nul, minimum au-dessus du départ, réseau sans boucle : le calcul renvoie une valeur neutre ou refuse de répondre, et aucun tableau de zéros n'est affiché.

Références

  • Buildwise (CSTC), « Lutte contre le développement des légionelles dans les installations sanitaires neuves — Meilleures techniques disponibles », décembre 2021 — traduction du chapitre 3 du manuel flamand des BBT légionelle (version de décembre 2017, VITO et CSTC pour l'Agence Zorg en Gezondheid). Source des températures de 60, 58 et 55 °C, de la règle des 15 m et 3 litres (§ 1.1.3.9), des vitesses maximales et des épaisseurs d'isolant (§ 1.2, tableaux 4 et 5). Document Buildwise.
  • Arrêté du Gouvernement flamand du 9 février 2007 relatif à la prévention de la maladie du légionnaire dans des espaces accessibles au public (Moniteur belge du 4 mai 2007) — rend les BBT obligatoires pour les nouveaux établissements à risque élevé ou moyen. Texte sur Justel.
  • Buildwise, « Dimensionnement des vases d'expansion sanitaires — Guide d'utilisation », version 1.0, novembre 2019 — recommandation d'une eau à 60 °C au moins dans le ballon. Guide Buildwise.
  • NBN EN 806-3:2006 — Spécifications techniques relatives aux installations d'eau destinée à la consommation humaine à l'intérieur des bâtiments, partie 3 : dimensionnement, méthode simplifiée. Source de la vitesse maximale de 2,0 m/s des conduites collectives. Normes en vigueur selon Buildwise.
  • C. F. Colebrook, « Turbulent flow in pipes, with particular reference to the transition region between the smooth and rough pipe laws », Journal of the Institution of Civil Engineers, vol. 11, 1939 — l'équation implicite résolue pour les pertes de charge.

Questions fréquentes sur le bouclage ECS

Les BBT légionelle répondent : dès qu'une conduite de distribution d'eau chaude dépasse 15 mètres ou 3 litres, elle doit être maintenue en température, par une circulation permanente (le bouclage) ou par un ruban chauffant. L'eau part alors à 60 °C au moins, ne descend nulle part sous 55 °C, et reste à 58 °C au moins sur l'aller. Ces BBT sont obligatoires en Flandre pour les installations neuves des établissements accessibles au public visés par l'arrêté « Légionelle » du 9 février 2007 : hôpitaux, maisons de repos, écoles, crèches, infrastructures hôtelières et sportives, piscines… Il n'existe pas d'équivalent en Wallonie ni à Bruxelles, où Buildwise les présente comme indicatives. Pour un logement privé, aucun texte belge n'impose de bouclage : c'est un choix de confort et d'hygiène.

Cela dépend du diamètre intérieur. Un tube de 12 mm contient 0,113 litre par mètre : 3 litres représentent 26,5 mètres. Un tube de 16 mm en contient 0,201 : 14,9 mètres. Un tube de 20 mm en contient 0,314 : 9,5 mètres. Comme les BBT limitent une conduite non bouclée à 15 mètres ET à 3 litres, c'est la longueur qui limite jusqu'à 16 mm environ de diamètre intérieur, et le volume au-delà.

Oui, c'est même le cas courant : une colonne montante dessert un logement par étage, chacun par sa propre antenne. Dans l'outil, l'aller de la boucle se découpe en sections, une par diamètre, et chaque section porte autant d'antennes que nécessaire. Robinets fermés, aucun débit ne traverse les antennes : elles ne changent ni le débit de bouclage ni la HMT de la pompe. Chaque antenne est contrôlée sur les 15 mètres et les 3 litres des BBT. Ces mêmes BBT demandent de ne pas isoler une conduite non bouclée.

Dans l'outil, chaque tronçon de collecteur se termine par un piquage. On peut y brancher plusieurs boucles, par exemple deux colonnes qui partent du même point en sous-sol : elles reçoivent l'eau à la même température. On peut aussi y brancher une dérivation, un sous-collecteur aller et retour qui porte ses propres boucles, comme l'aile d'un bâtiment. Le calcul suit alors l'arbre du réseau. Chaque tronçon transporte le débit des boucles situées en aval, et les retours se mélangent à chaque piquage. La perte de charge d'une boucle se cumule le long de son propre chemin jusqu'à la production. L'équilibrage reste fait boucle par boucle : l'outil ne place pas de vanne de compensation en tête de dérivation.

Le débit d'une boucle compense ses pertes thermiques : q = (Q aller + Q retour) / (1 160 × Δθ), avec q en m³/h, les pertes en watts et Δθ la chute de température admise sur la boucle, en kelvins. On part d'une chute égale à la moitié de l'écart entre le départ et le minimum du retour, puis le bilan au point le plus froid corrige cette hypothèse jusqu'à ce que les deux minima soient tenus.

Avec les températures des BBT, c'est souvent le minimum de 58 °C sur l'aller qui fixe le débit, pas celui de 55 °C au retour : il ne laisse que 2 K de chute entre la production et la fin de l'aller la plus éloignée. Dans l'exemple chiffré de cette page, il fait passer le débit de 0,30 à 0,45 m³/h.

Aucun texte belge ne fixe de vitesse pour la circulation d'eau chaude. L'outil retient pour chaque retour le plus petit tube qui reste sous un plafond que vous choisissez : 1,0 m/s pour une conduite qui traverse des locaux occupés et 1,5 m/s en gaine verticale, vitesses maximales des BBT légionelle ; ou 2,0 m/s, vitesse maximale des conduites collectives de la NBN EN 806-3. Il n'impose pas de vitesse minimale : les BBT demandent d'éviter les vitesses insuffisantes et les stagnations de plus d'une semaine, sans chiffre.

Les BBT renvoient aux épaisseurs des exigences PEB flamandes pour les conduites maintenues en température. Pour un tube de 21,3 mm de diamètre extérieur posé dans le volume protégé (local technique, gaine, faux plafond), il faut 20,3 mm d'isolant à λ = 0,035 W/(m·K) ou 33,6 mm à λ = 0,045. Hors du volume protégé, 27,3 et 44,8 mm. L'outil calcule les pertes thermiques avec l'épaisseur que vous saisissez : il ne la compare pas à ce tableau.

Le débit de la pompe de bouclage — ou circulateur — est le débit total de bouclage, somme des débits de toutes les boucles. Sa hauteur manométrique est la perte de charge du circuit le plus défavorisé — celui dont le parcours aller-retour coûte le plus cher —, majorée des pertes du générateur d'ECS et des accessoires, clapet anti-retour en aval de la pompe compris. Faute de calcul détaillé des singularités, l'outil majore forfaitairement les pertes de charge linéaires de 10 %. La pompe se place sur le collecteur retour, avant le générateur.

Sans eux, l'eau emprunterait préférentiellement la boucle la moins résistante et délaisserait les colonnes éloignées, qui refroidiraient sous 55 °C. Chaque retour de boucle porte donc un organe d'équilibrage, dont le rôle est d'absorber l'écart de perte de charge entre son circuit et le circuit le plus défavorisé, lequel reste grand ouvert. L'outil chiffre cet écart et le Kv correspondant. Les BBT demandent que le débit puisse être mesuré et réglé dans chaque sous-boucle, recommandent des organes thermostatiques facilement accessibles et des thermomètres sur le départ et le retour.