Calcul de réseau plomberie collectif
Unités de charge · NBN EN 806-3Source & fluide
Pression minimale garantie par le distributeur d'eau, à lui demander : sans elle, la pression résiduelle n'est pas calculée
Réseau
Note de calcul
Synthèse du dimensionnement : conformité des vitesses et de la pression, indicateurs clés et détail tronçon par tronçon.
Débit au départ
Débit de calcul (figure B.1)
Vitesse maximale
Tronçon « — »
Pression défavorisée
Pression au compteur à saisir
Pertes cumulées
Circuit le plus défavorisé
Vitesse maximale d'écoulement
0,00 / 2,00 m/s · NBN EN 806-3 · v ≤ 2 m/s
Pression au point le plus défavorisé
Pression au compteur non saisie · NBN EN 806-3 · ≥ 1 bar en écoulement
Cohérence des diamètres (amont ≥ aval)
Aucune anomalie
Détail des tronçons
| Tronçon | Débit (L/h) | Diamètre | Vitesse | PdC (mmCE) | P. sortie (bar) |
|---|---|---|---|---|---|
| Départ | 0 | Ø18×1 (int. 16) | — | 0 | — |
Protections de l'installation (Belgaqua, NBN EN 1717)
- Clapet anti-retour contrôlable de type EA à l'entrée de l'installation intérieure, sans dérivation en amont, précédé d'une vanne d'arrêt et d'un petit robinet de contrôle. (Belgaqua, art. 5 et § 3.15)
- Production d'eau chaude : clapet de type EA et protection contre la surpression (le groupe de sécurité réunit les deux), évacuation avec une garde d'air visible d'au moins 2 cm. (Belgaqua, § 3.4)
- Eau de pluie, de puits ou de récupération : aucune connexion avec l'eau de distribution ; conduites d'eau de distribution marquées en vert à anneaux blancs. (Belgaqua, art. 16 et § 3.14)
- Flandre : keuring de l'installation par un organisme agréé avant la première mise en service, après une rénovation ou une modification importante.
- Wallonie : CertIBEau obligatoire pour tout nouveau raccordement au réseau de distribution (depuis le 1er juin 2021).
Mis à jour le
Construisez votre réseau d'eau sanitaire sur un schéma interactif : cliquez un tronçon pour l'éditer, tirez les liaisons pour définir par quoi chaque tronçon est alimenté. L'outil calcule le débit de chaque tronçon par les unités de charge de la NBN EN 806-3, choisit les diamètres sous 2 m/s, puis suit les pertes de charge et la pression jusqu'au point de puisage le plus défavorisé.
Dimensionner un réseau d'eau ramifié avec la NBN EN 806-3
La NBN EN 806-3 sert de base au dimensionnement des installations d'eau destinée à la consommation humaine en Belgique. Chaque appareil y reçoit un nombre d'unités de charge (LU) ; la figure B.1 de la norme convertit la charge d'un tronçon en débit de calcul, qui tient compte du fait que tous les appareils ne coulent jamais en même temps. Ses tableaux de diamètres suffisent pour une petite installation. Pour un immeuble, une colonne montante longue ou une pression de réseau juste, il faut en plus suivre les pertes de charge et la pression résiduelle : c'est ce que fait cet outil, tronçon par tronçon, avec cumul automatique des appareils de l'aval vers l'amont.
La méthode, pas à pas
Les unités de charge, appareil par appareil
Chaque tronçon additionne les unités de charge des appareils qu'il dessert, y compris ceux des tronçons situés en aval. Une unité de charge correspond à 0,1 L/s de débit de puisage.
| Appareil | LU | QA (L/s) |
|---|---|---|
| Lavabo | 1 | 0,1 |
| Lave-mains | 1 | 0,1 |
| Bidet | 1 | 0,1 |
| WC à réservoir de chasse | 1 | 0,1 |
| Évier domestique | 2 | 0,2 |
| Lave-linge domestique | 2 | 0,2 |
| Lave-vaisselle domestique | 2 | 0,2 |
| Vidoir ou bac à laver | 2 | 0,2 |
| Douche | 2 | 0,2 |
| Urinoir à robinet de chasse | 3 | 0,3 |
| Baignoire domestique | 4 | 0,4 |
| Robinet de jardin ou de garage | 5 | 0,5 |
| Évier non domestique DN 20 | 8 | 0,8 |
| Baignoire non domestique | 8 | 0,8 |
| WC à robinet de chasse DN 20 | 15 | 1,5 |
Le débit de calcul (figure B.1)
La figure B.1 donne une courbe par « plus gros appareil » (2, 3, 4, 5, 8 ou 15 LU). Chaque courbe part du débit de cet appareil seul, puis toutes se rejoignent vers 300 LU ; au-delà, une seule droite. L'outil reprend la figure relevée graphiquement, à environ 5 % près.
Débit de calcul d'un tronçon
QD : débit de calcul (L/s) · LU : charge totale du tronçon · s : plus gros appareil (LU) · k = ln(1,7 / (0,1 s)) / ln(300 / s) · au-delà de 300 LU : QD = 1,7 × (LU / 300)^0,6
Le diamètre, par la vitesse
Les tableaux de la norme reposent sur 2 m/s dans les conduites collectives, les colonnes et les conduites d'étage. L'outil retient pour chaque tronçon le plus petit tube du catalogue qui reste sous cette vitesse ; vous pouvez imposer un diamètre supérieur tronçon par tronçon.
Vitesse d'écoulement
v : vitesse (m/s) · Q : débit de calcul (m³/s) · S : section intérieure du tube (m²) · v ≤ 2 m/s
Pertes de charge et pression résiduelle
Les pertes linéaires suivent Darcy-Weisbach, avec le coefficient de frottement de Colebrook-White (rugosité du matériau, température de l'eau). Les coudes, tés, vannes et clapets s'ajoutent par leurs coefficients ζ. La pression de départ est celle que garantit le distributeur au compteur.
Pertes de charge singulières
ΔP : perte de charge (Pa) · ζ : coefficient de singularité (coude 90° ≈ 1,0 · té en dérivation ≈ 1,5 · clapet ≈ 3,0) · ρ : masse volumique de l'eau (kg/m³) · v : vitesse (m/s)
Pression jusqu'au point le plus défavorisé
Pcompteur : pression disponible au compteur (bar, donnée du distributeur) · ΣΔP : pertes cumulées depuis le compteur (bar) · ΔH : hauteur à franchir (m) — 10,197 m d'eau = 1 bar · Prés ≥ 1 bar (NBN EN 806-3)
Exemple : immeuble de quatre logements
Rez et trois étages, chaque logement avec évier, baignoire, lavabo, WC à réservoir et lave-linge (10 LU). Colonne en multicouche, eau à 10 °C, pression disponible de 3 bar au compteur (valeur d'exemple, à demander au distributeur).
| Tronçon | LU | QD (L/s) | Tube | v (m/s) | P sortie (bar) |
|---|---|---|---|---|---|
| Compteur → pied de colonne | 40 | 0,87 | Ø32×3 (int. 26) | 1,63 | 2,9 |
| Colonne, rez → 1er | 30 | 0,79 | Ø32×3 (int. 26) | 1,48 | 2,58 |
| Colonne, 1er → 2e | 20 | 0,69 | Ø32×3 (int. 26) | 1,29 | 2,26 |
| Colonne, 2e → 3e | 10 | 0,54 | Ø26×3 (int. 20) | 1,73 | 1,91 |
| Logement rez | 10 | 0,54 | Ø26×3 (int. 20) | 1,73 | 2,69 |
| Logement 1er | 10 | 0,54 | Ø26×3 (int. 20) | 1,73 | 2,37 |
| Logement 2e | 10 | 0,54 | Ø26×3 (int. 20) | 1,73 | 2,05 |
| Logement 3e | 10 | 0,54 | Ø26×3 (int. 20) | 1,73 | 1,7 |
Au pied de la colonne, 40 LU donnent 0,87 L/s de débit de calcul, au lieu de 4 L/s si tout coulait en même temps. La pression la plus basse reste au-dessus de 1 bar.
Pression du distributeur, surpresseur et protections
La pression disponible au compteur se demande au distributeur d'eau : l'outil ne suppose aucune valeur. Si elle ne suffit pas pour garder 1 bar en écoulement au point le plus défavorisé, augmentez d'abord le diamètre des tronçons les plus chargés (la perte varie à peu près comme D−5). En dernier recours, prévoyez un surpresseur : Belgaqua impose alors l'accord écrit préalable du distributeur. À l'inverse, au-delà de 5 bar au repos aux points de puisage, un réducteur de pression s'impose.
Les résultats reprennent la liste des protections de Belgaqua pour les appareils saisis, à commencer par le clapet anti-retour de type EA à l'entrée de l'installation. En Flandre, la keuring vérifie l'installation avant sa mise en service ; en Wallonie, le CertIBEau est exigé pour tout nouveau raccordement.
Comment ce calcul est vérifié
Le moteur et le socle de données de la NBN EN 806-3 sont couverts par 52 tests automatisés, rejoués à chaque modification. Chaque contrôle compare le calcul à une source extérieure, jamais à ses propres sorties.
- Les unités de charge sont celles de la norme. Les quinze appareils sont comparés ligne par ligne au tableau 2 publié en anglais par Silva-Afonso et Pimentel-Rodrigues. Le débit de calcul reste à moins de 5 % de vingt points lus sur la figure B.1.
- Vérité analytique en régime laminaire. Darcy-Weisbach y coïncide avec la loi de Hagen-Poiseuille, une équivalence exacte, et la vitesse rendue redonne le débit sur toute la plage de diamètres.
- Colebrook-White résolue à rebours. Le frottement calculé, réinjecté dans l'équation d'origine, s'en écarte de 0,48 % en médiane et 1,85 % au plus. Une seconde méthode de calcul du site confirme ces valeurs à moins de 2 %.
- Le réseau se comporte comme il le doit. Les appareils se cumulent de l'aval vers l'amont, le débit ne croît jamais vers l'aval, et la pression suit le bilan pertes et hauteur. L'exemple de l'immeuble est recalculé à chaque test.
- Saisies dégradées et anciens calculs. Longueur vide, tronçon sans appareil ou pression non saisie ne produisent aucune valeur aberrante. Un réseau enregistré avec l'ancienne version française se recalcule après conversion des appareils.
Références
- NBN EN 806-3:2006 — Spécifications techniques relatives aux installations d'eau destinée à la consommation humaine à l'intérieur des bâtiments, partie 3 : dimensionnement. Unités de charge, figure B.1, vitesses et pressions. Fiche Buildwise.
- Westermann, « Bemessung der Trinkwasserinstallation — Vereinfachtes Verfahren nach DIN EN 806-3 » : reproduction de la figure B.1, des vitesses et des pressions. Document (PDF, allemand) ; A. Silva-Afonso, C. Pimentel-Rodrigues, IAHS World Congress on Housing, 2010 : tableau 2 en anglais. Article (PDF).
- B. Bleys (CSTC), « Dimensionnement des conduites d'eau dans les installations sanitaires », CSTC-Contact 2020/6. Article (PDF).
- Belgaqua, répertoire 2025 — Prescriptions techniques, installations intérieures (protections NBN EN 1717, feuille de travail 01-008-001 pour la surpression). Répertoire (PDF).
- C. F. Colebrook, « Turbulent flow in pipes, with particular reference to the transition region between the smooth and rough pipe laws », Journal of the Institution of Civil Engineers, vol. 11, 1939 — équation du coefficient de frottement.
- P. K. Swamee et A. K. Jain, « Explicit equations for pipe-flow problems », Journal of the Hydraulics Division (ASCE), vol. 102, 1976 — forme explicite employée pour Colebrook-White, valable pour Re ≥ 5 000.
- Réseaux ramifiés en régime permanent. L'outil dimensionne une arborescence alimentée par un seul compteur. Pour une boucle d'eau chaude, dont le débit répond à un bilan de pertes thermiques, utilisez Bouclage ECS (réseau bouclé).
- Débit lu sur la figure B.1, installations normales seulement. La figure est relevée graphiquement, à environ 5 % près. Elle ne vaut ni pour un soutirage continu de plus de 15 minutes, ni pour un réseau d'incendie. La méthode détaillée de la DIN 1988-300, citée par Buildwise pour les grands bâtiments, n'est pas appliquée.
- Diamètre automatique par la seule vitesse de 2 m/s. Les longueurs maximales que la norme impose aux petits diamètres ne sont pas vérifiées ici : pour une antenne de logement, contrôlez-la avec l'outil Réseau hydraulique — individuel.
- La pression disponible est une saisie. Sans elle, l'outil calcule les pertes mais pas la pression résiduelle. Celle-ci est donnée en sortie de tronçon : la perte de la robinetterie terminale et les besoins d'un mitigeur thermostatique restent à vérifier sur leur fiche technique.
- Coefficients de singularité usuels. Les ζ proposés sont des valeurs courantes ; pour un compteur, un clapet EA, un filtre ou un réducteur, reprenez la perte annoncée par le fabricant.
Questions fréquentes
Pour aller plus loin