Structure · Béton armé

Calcul de dalle béton armé et poinçonnement (EC2)

1  Géométrie

m
m
cm

Préconisation : Lx/35 (2 sens), Lx/25 (1 sens)

2  Charges surfaciques

kN/m²
kN/m²

G additionnelle : revêtements, cloisons fixes, chapes… · Q : NBN EN 1991-1-1 et son ANB

G totale6,50 kN/m²
Q choisie2,00 kN/m²
Combinaison ELU—

pu = 1,35 G + 1,50 Q (NBN EN 1990 + ANB, éq. 6.10)

3  Matériaux & exposition

Classes d'environnement de la NBN B 15-001

4  Poinçonnement (optionnel)

Outil de pré-dimensionnement — dalle pleine articulée sur 4 appuis, NBN EN 1992-1-1 et son ANB. Coefficients de plaque (méthode dite de Pigeaud) en 2 sens, bande de 1 m en 1 sens. Dalles continues ou alvéolaires : étude par un bureau d'études.

Vue schéma

Vérification globale

—taux max

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NBN EN 1992-1-1 · ANB

Calcul d'une dalle pleine en béton armé selon la NBN EN 1992-1-1 et son annexe nationale belge (ANB) : épaisseur, sens de portée, section d'acier en cm²/m, treillis soudé correspondant et vérification du poinçonnement (§6.4).

Mis à jour le

Tout comprendre sur la dalle béton armé

La dalle pleine constitue l'élément horizontal le plus répandu en bâtiment : planchers d'étage, dalles de toiture, paliers. Son dimensionnement à l'Eurocode 2 repose sur la flexion d'une bande de 1 m de large, complétée par la vérification du poinçonnement lorsque la dalle reçoit un appui ponctuel (poteau, tête de pieu). En Belgique, l'Eurocode 2 s'applique avec son annexe nationale (ANB), qui fixe notamment le coefficient αcc = 0,85 en flexion, les espacements maximaux des barres et les enrobages par classe d'environnement.

1 sens ou 2 sens ?

Le rapport α = Lx/Ly (avec Lx ≤ Ly) détermine le comportement. Au-dessus de 0,40, les deux directions participent : on utilise alors les coefficients de plaque μx et μy (méthode de calcul dite de Pigeaud) et chaque nappe est calculée avec son propre moment. En dessous, la grande portée ne reprend que des moments négligeables : on calcule la flexion sur une bande de 1 m dans le sens Lx et on dispose simplement des aciers de répartition dans le sens Ly. L'Eurocode 2 en exige 20 % de la section principale (§9.3.1.1(2)) ; le calculateur en retient 25 %. Concrètement, une dalle de 4,5 × 6 m (α = 0,75) porte en 2 sens, tandis qu'un couloir de 2 × 8 m (α = 0,25) porte en 1 sens.

Quelle épaisseur de dalle choisir ?

L'épaisseur conditionne à la fois la résistance en flexion, la maîtrise de la flèche et le poids propre (25·h kN/m², qui alourdit lui-même la charge permanente G). En pré-dimensionnement d'une dalle articulée sur ses appuis, l'élancement forfaitaire h ≈ Lx/25 (1 sens) ou h ≈ Lx/35 (2 sens) donne l'ordre de grandeur. C'est un usage de conception, plus souple que les rapports portée/hauteur utile du tableau 7.4N de l'Eurocode 2 (§7.4.2), que l'ANB reprend sans changement. Les épaisseurs ci-dessous sont arrondies au centimètre supérieur, et le poids propre en découle directement.

Petite portée Lxh en 1 sens (Lx/25)Poids propreh en 2 sens (Lx/35)Poids propre
3,00 m12 cm3,00 kN/m²9 cm2,25 kN/m²
3,50 m14 cm3,50 kN/m²10 cm2,50 kN/m²
4,00 m16 cm4,00 kN/m²12 cm3,00 kN/m²
4,50 m18 cm4,50 kN/m²13 cm3,25 kN/m²
5,00 m20 cm5,00 kN/m²15 cm3,75 kN/m²
5,50 m22 cm5,50 kN/m²16 cm4,00 kN/m²
6,00 m24 cm6,00 kN/m²18 cm4,50 kN/m²

Ces valeurs structurelles sont des minima indicatifs. Entre appartements, l'isolation acoustique demande souvent davantage de masse ; la tenue au feu, elle, se vérifie séparément selon la NBN EN 1992-1-2 et son ANB, qui imposent une épaisseur minimale de dalle et une distance des armatures au parement croissantes avec la durée REI visée. C'est souvent l'une de ces exigences, et non la flexion, qui fixe l'épaisseur finale.

Quel treillis soudé pour la section calculée ?

Le calcul livre une section d'acier par mètre de largeur, en cm²/m. Sur le chantier, cette section s'achète souvent en panneaux de treillis soudé : il suffit de retenir le premier panneau dont la nappe porteuse couvre la section demandée. Les panneaux ci-dessous sont désignés par leur géométrie (mailles en mm × diamètres des fils), car les noms commerciaux varient d'un fabricant à l'autre. Leurs sections sont recalculées depuis cette géométrie — n fils de diamètre Ø par mètre — et non recopiées d'un catalogue : vérifiez la gamme disponible chez votre négociant.

Panneau (mailles × fils)Nappe porteuseSection porteuseSection transversaleMasse
150 × 300 — Ø 6 × Ø 7Ø 6 mm / 150 mm1,88 cm²/m1,28 cm²/m2,49 kg/m²
150 × 300 — Ø 7 × Ø 7Ø 7 mm / 150 mm2,57 cm²/m1,28 cm²/m3,02 kg/m²
150 × 150 — Ø 7 × Ø 7Ø 7 mm / 150 mm2,57 cm²/m2,57 cm²/m4,03 kg/m²
100 × 300 — Ø 7 × Ø 7Ø 7 mm / 100 mm3,85 cm²/m1,28 cm²/m4,03 kg/m²
100 × 300 — Ø 8 × Ø 8Ø 8 mm / 100 mm5,03 cm²/m1,68 cm²/m5,26 kg/m²

Les panneaux à fils transversaux espacés de 300 mm sont dissymétriques : leur nappe transversale plafonne autour de 1,3 cm²/m. Ces fils conviennent comme répartition d'une dalle portant en 1 sens dès que 2,5 h atteint 300 mm (h ≥ 12 cm), mais pas comme nappe principale : en zone de moment maximal, l'ANB limite son espacement à 1,5 h et 250 mm. Sur une dalle portant en 2 sens, contrôlez donc chaque direction séparément ou croisez deux nappes. Au-delà de cette liste, ou en renfort local (chapeaux sur appuis, zone de poinçonnement), on passe aux barres HA.

Quel enrobage selon la classe d'environnement ?

L'enrobage cnom protège l'acier de la corrosion. En Belgique, il se choisit d'après la classe d'environnement de la NBN B 15-001, qui correspond aux classes d'exposition XC, XD et XS de la NBN EN 206. Le calculateur applique l'ANB : cnom = max(Ø ; cmin,dur ; 10 mm) + 10 mm, avec cmin,dur en classe structurale S4. Chaque classe impose aussi une classe de résistance minimale au béton armé, que le calculateur contrôle. Valeurs ci-dessous pour des barres Ø 10.

ClasseMilieuExpositioncmin,dur (S4)cnom retenuBéton minimal
EIEnvironnement intérieur secXC115 mm25 mmC16/20
EE1Extérieur ou intérieur humide, sans gelXC2, XC325 mm35 mmC20/25
EE2Gel, sans contact avec la pluieXC2, XC325 mm35 mmC25/30
EE3Gel et contact avec la pluieXC430 mm40 mmC30/37
EE4Gel et sels de déverglaçageXD3, XS345 mm55 mmC35/45
ES1Air marin (jusqu'à 3 km de la côte), sans gelXD2, XS240 mm50 mmC30/37
ES2Air marin (jusqu'à 3 km de la côte), avec gelXD1, XS135 mm45 mmC30/37
ES3Eau de mer, éléments immergésXD2, XS240 mm50 mmC35/45
ES4Eau de mer, marées et éclaboussuresXD3, XS345 mm55 mmC35/45

L'enrobage se paie deux fois : il consomme de l'épaisseur utile (d = h − cnom − Ø/2) et réduit donc le bras de levier. Sur une dalle de 20 cm ferraillée en HA 10, passer de l'intérieur (EI) à l'air marin avec gel (ES2) fait tomber d de 17,0 à 15,0 cm — 12 % de bras de levier en moins, à compenser en acier. L'ANB admet de descendre d'une classe structurale pour une face de dalle, sous conditions de mise en œuvre ; le calculateur ne le fait pas.

Dalle isolée ou dalle continue ?

Le calcul mené ici est celui d'une dalle articulée sur ses appuis : elle est libre de tourner sur ses bords, et le moment maximal se situe en travée. C'est le cas d'une dalle isolée, et c'est l'hypothèse la plus défavorable en travée. Dès qu'une dalle se prolonge sur plusieurs travées, la continuité change la donne : le moment de travée diminue, mais un moment négatif apparaît sur les appuis intermédiaires, qui réclame des chapeaux — des aciers disposés en partie haute, au droit des appuis. Ce basculement relève d'une redistribution des moments à conduire à part.

Pourquoi vérifier le poinçonnement ?

Sur un poteau ponctuel, l'effort tranchant se concentre sur une petite surface. Si la dalle n'est pas suffisamment épaisse ou ferraillée, le mécanisme de rupture caractéristique est un cône d'arrachement (rupture fragile sans préavis). L'Eurocode 2 (§6.4) impose donc deux vérifications : sur un contour de contrôle u1 placé à 2·d du nu de l'appui, et au nu du poteau lui-même. C'est la vérification dimensionnante des planchers-dalles (dalles sans retombées de poutres), mais elle concerne aussi toute dalle recevant un poteau, une tête de pieu ou une charge concentrée importante.

Comment calculer une dalle béton armé selon l'Eurocode 2 ?

Le calcul d'une dalle pleine à la NBN EN 1992-1-1 (Eurocode 2) et à son ANB se résume à cinq questions, traitées dans l'ordre. Pour rendre chaque étape concrète, on suit un exemple fil rouge : une dalle de séjour de 4,5 × 6 m, épaisse de 20 cm, en béton C25/30, avec 1,5 kN/m² de revêtements et cloisons, à l'intérieur d'un logement (les valeurs par défaut du calculateur ci-dessus).

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Quelle charge la dalle doit-elle porter ?

On additionne d'abord tout ce qui pèse en permanence (charge G) : le béton lui-même (25·h kN/m², soit 5 kN/m² pour 20 cm) plus la chape, les revêtements et les cloisons. On ajoute ensuite ce que l'usage apporte (charge Q), fixé par la NBN EN 1991-1-1 et son ANB : 2,0 kN/m² dans un logement, 4,0 kN/m² sur un balcon, 3,0 kN/m² dans des bureaux, 5,0 kN/m² dans un commerce. Chaque charge est majorée par un coefficient de sécurité, ce qui donne la combinaison à l'état limite ultime (ELU), équation 6.10 de la NBN EN 1990 retenue par l'ANB :

pu = 1,35 × G + 1,5 × Q

Exemple : G = 5 + 1,5 = 6,5 kN/m² et Q = 2,0 kN/m², donc pu = 1,35 × 6,5 + 1,5 × 2,0 ≈ 11,8 kN/m². Chaque mètre carré de dalle doit être capable de porter l'équivalent d'environ 1,2 tonne.

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Dans quel sens la dalle porte-t-elle ?

Une dalle presque carrée s'appuie efficacement sur ses 4 côtés : elle fléchit dans les deux directions (2 sens). Une dalle très allongée, un couloir par exemple, se comporte comme une série de poutres côte à côte qui enjambent la petite largeur : seul le sens court travaille (1 sens). Le calculateur fixe la frontière sur le rapport des portées :

α =
LxLy
≥ 0,40 → dalle portant en 2 sens

Exemple : α = 4,5 / 6 = 0,75 → la dalle porte en 2 sens. Un couloir de 2 × 8 m (α = 0,25) porterait en 1 sens.

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Quel effort de flexion en résulte-t-il ?

Sous la charge, la dalle se cintre : l'intensité de cette flexion se mesure par le moment fléchissant M (en kN·m par mètre de largeur), maximal à mi-portée. Retenez surtout que la portée compte au carré : passer de 4 à 5 m de portée augmente la flexion de plus de 50 %. En 1 sens, on calcule la bande de 1 m comme une simple poutre posée sur deux appuis :

1 sens : Mx =
pu × Lx²8

En 2 sens, la charge se répartit entre les deux directions. Le calculateur emploie les coefficients de la plaque rectangulaire articulée sur ses 4 côtés (méthode de calcul dite de Pigeaud, sous sa forme approchée) : μx réduit le moment du sens court, et le sens long reprend une fraction μy de ce moment.

2 sens : μx =
18 × (1 + 2,4 α³)
; Mx = μx × pu × Lx² ; My = μy × Mx

avec μy = α³ × (1,9 − 0,9 α), jamais pris inférieur à 0,25 par prudence. Exemple : μx ≈ 0,062 et μy ≈ 0,52, d'où Mx ≈ 0,062 × 11,8 × 4,5² ≈ 14,8 kN·m/m dans le sens court et My ≈ 7,7 kN·m/m dans le sens long : le sens court encaisse la plus grosse part, c'est lui qui reçoit la nappe principale (posée en premier lit, au plus bas).

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Combien d'acier faut-il ?

Dans une dalle fléchie, le béton travaille en compression en partie haute et l'acier reprend la traction en partie basse. Tout se joue sur la hauteur utile d : la distance entre la face comprimée et le centre des barres, soit d = h − cnom − Ø/2 (l'enrobage cnom dépend de la classe d'environnement : 25 mm à l'intérieur en EI, jusqu'à 55 mm en EE4 ou ES4 pour des HA 10). Trois calculs s'enchaînent : le moment réduit μu (qui vérifie que le béton n'est pas saturé en compression), le bras de levier z, puis la section d'acier :

μu =
MEdb × d² × fcd
; z = d × (1 − 0,4 αu) ; As =
MEdz × fyd

Les résistances de calcul intègrent les sécurités de l'ANB : fcd = 0,85 × fck/1,5 pour le béton en flexion (14,2 MPa pour un C25/30, le coefficient αcc valant 0,85 en Belgique), fyd = fyk/1,15 pour l'acier. Si μu dépasse 0,372, le béton est trop sollicité : il faut épaissir la dalle ou monter en classe de béton. Enfin, l'Eurocode 2 impose un ferraillage minimal, même si le calcul en demande moins, pour éviter une rupture brutale dès la première fissure :

As,min = max ( 0,26 ×
fctmfyk
× b × d ; 0,0013 × b × d )

Reste l'espacement : l'ANB limite celui des armatures principales à 1,5 h, sans dépasser 250 mm, dans les zones de moment maximal — c'est le cas de la mi-portée d'une dalle sur appuis simples. Exemple : avec d = 17,0 cm, le moment de 14,8 kN·m/m ne demande que 2,04 cm²/m d'acier, mais le minimum réglementaire vaut ici 2,27 cm²/m : c'est lui qui commande la section. 3 HA 10 par mètre suffiraient en section, mais seraient espacés de 33 cm : le calculateur propose donc 4 HA 10 par mètre (3,14 cm²/m), espacés de 25 cm. En treillis soudé, un panneau 150 × 300 — Ø 7 × Ø 7 (2,57 cm²/m) couvre le sens porteur.

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Un poteau risque-t-il de transpercer la dalle ?

Quand la dalle repose sur un appui ponctuel (poteau, tête de pieu), tout l'effort se concentre sur quelques centaines de cm², comme un talon aiguille sur un parquet. C'est le poinçonnement (EC2 §6.4). On vérifie d'abord la contrainte sur un périmètre élargi u1 tracé à 2d autour du poteau, là où le cône de rupture ressortirait en sous-face. Pour un poteau intérieur, u1 = 2(a + b) + 4πd ; en rive ou en angle, le contour s'arrête au bord libre de la dalle et devient nettement plus court. Le coefficient β de l'ANB majore l'effort si la charge arrive de travers : 1,15 pour un poteau intérieur, 1,40 en rive, 1,50 en angle.

vEd =
β × VEdu1 × d
≤ vRd,c = CRd,c × k × (100 × ρl × fck)1/3 ≥ vmin

En clair : à gauche, la contrainte réellement appliquée vEd ; à droite, ce que la dalle supporte sans armatures spécifiques, vRd,c. Cette résistance augmente avec la qualité du béton (fck), le taux d'acier tendu qui coud la fissure (ρl, moyenne des deux directions, plafonnée à 2 %) et l'effet d'échelle k = 1 + √(200/d) ≤ 2 : les dalles minces résistent proportionnellement mieux. Au nu du poteau, une seconde vérification protège les bielles de béton comprimé :

Au nu du poteau (périmètre u0)

vEd,0 =
β × VEdu0 × d
≤ vRd,max = 0,5 × ν × fcd

u0 : périmètre du poteau (intérieur) ou périmètre réduit en rive et en angle · ν = 0,6 × (1 − fck/250) · fcd = fck/1,5 (αcc = 1,00 pour les bielles, ANB)

Si vEd dépasse vRd,c, deux parades : épaissir la dalle localement (chapiteau) ou disposer des armatures de poinçonnement (cadres, étriers, goujons) selon l'EC2 §6.4.5. Si vEd,0 dépasse vRd,max, aucune armature ne suffit : il faut épaissir la dalle, agrandir le poteau ou monter en classe de béton.

Comment ce calcul est vérifié

Le moteur de cette page est couvert par une suite de 63 tests automatisés. Ils ne le comparent jamais à ses propres sorties : chaque contrôle le mesure contre une référence qui lui est extérieure.

  • Coefficients de portée comparés à la solution exacte de la plaque. Les coefficients μx et μy sont comparés à la série de Navier, solution analytique de la plaque rectangulaire simplement appuyée. Cette référence retrouve à 0,03 % la valeur publiée par Timoshenko pour une plaque carrée. Le moteur s'en écarte au plus de 1,45 %, à α = 0,40, et de moins de 0,41 % dès α = 0,50. Le plancher μy ≥ 0,25 ajoute de l'acier au sens long, il n'en retire jamais.
  • Paramètres belges repris ligne à ligne. Les coefficients de l'ANB (γc = 1,5, γs = 1,15, αcc = 0,85 en flexion et 1,00 pour les bielles), les β de poinçonnement, les espacements maximaux et les charges d'exploitation sont contrôlés sur les documents publiés par Febelcem et par Buildwise. Les enrobages sont recalculés depuis le tableau des Dossiers du CSTC, classe par classe.
  • Équilibre de la section refait indépendamment du moteur. L'équation du bloc comprimé est résolue dans le test, avec fcd = 0,85 × fck/1,5. La relation inverse est vérifiée : le moment reconstruit à partir de la section d'acier trouvée redonne exactement le moment de départ.
  • Poinçonnement réécrit à partir de l'Eurocode 2. Les contours u1 et u0 sont recalculés par la géométrie pour les poteaux intérieurs, de rive et d'angle. La résistance du béton seul et le plafond au nu du poteau sont réécrits dans le test avec les valeurs de l'ANB, et le moteur les restitue exactement.
  • Tableaux générés par le moteur, saisies dégradées et anciens calculs. L'abaque des épaisseurs, le tableau des treillis et celui des enrobages sortent du calcul et sont revérifiés. Une portée nulle ou une épaisseur consommée par l'enrobage ne donne jamais de NaN. Un calcul enregistré en classe XC2 se recharge en EE2, la classe belge correspondante la plus sévère.

Références

  • NBN EN 1992-1-1:2005 + A1:2015 et NBN EN 1992-1-1-ANB:2010 — « Eurocode 2 : calcul des structures en béton — Partie 1-1 : règles générales et règles pour les bâtiments », NBN. Tableau 3.1 (résistances du béton), §3.1.6 (αcc), §4.4.1 (enrobage), §6.4 (poinçonnement), §7.4.2 (élancement), §9.3.1.1 (dispositions constructives des dalles).
  • Febelcem, « Condensé de l'Eurocode 2 — calcul selon les annexes nationales belges (ANB) », rev0 du 04/05/2017, transposition au contexte belge par le Pr J.-F. Cap (UCLouvain). Source des paramètres de l'ANB repris ici : αcc, poinçonnement (§6.4.4 et §6.4.5(3)), espacements des dalles (§9.3.1.1(3)), enrobages.
  • Febelcem, « Comment calculer avec l'Eurocode 2 ? », rev0 du 04/05/2017 — espacement maximal des armatures de dalle (§ 3.9.5).
  • NBN EN 1991-1-1:2002 et NBN EN 1991-1-1-ANB:2005 — charges d'exploitation des bâtiments ; valeurs belges lues dans la fiche Eurocode EN 1991-1-1 du CSTC et de la NBN (décembre 2015), dont escaliers 3 kN/m² et balcons 4 kN/m². L'annexe A de la norme donne le poids volumique du béton armé (25 kN/m³).
  • NBN EN 206:2013+A1:2016 et NBN B 15-001:2018 — classes d'environnement et classes de résistance minimales : « Spécifier les bétons » (Buildwise, 2018) ; enrobages cmin,dur et correspondance avec les classes d'exposition : Les Dossiers du CSTC n° 3/2007, cahier 2 (tableau 3).
  • NBN EN 1992-1-2:2005 et NBN EN 1992-1-2-ANB:2010 — « Eurocode 2 — Partie 1-2 : calcul du comportement au feu ». C'est ce texte, et non la flexion, qui fixe l'épaisseur minimale de dalle et la distance des armatures au parement pour une durée REI donnée.
  • S. Timoshenko et S. Woinowsky-Krieger, Theory of Plates and Shells, 2e édition, McGraw-Hill, 1959 — solution de référence de la plaque rectangulaire simplement appuyée, utilisée ici pour caler la vérification des coefficients de portée.

Questions Fréquentes (FAQ)

En pré-dimensionnement d'une dalle pleine articulée sur ses appuis, on retient h ≈ Lx/25 lorsqu'elle porte en 1 sens et h ≈ Lx/35 lorsqu'elle porte en 2 sens, Lx désignant toujours la petite portée. Pour les portées courantes de logement, cela donne 16 cm à 4 m et 20 cm à 5 m en 1 sens, 12 cm et 15 cm en 2 sens. Ces valeurs sont des minima structurels. Entre appartements, l'isolation acoustique et la tenue au feu (NBN EN 1992-1-2 et son ANB) imposent souvent davantage : c'est fréquemment l'une de ces exigences, et non la flexion, qui fixe l'épaisseur finale.

Le calculateur applique les coefficients de plaque des dalles portant en 2 sens dès que le rapport des portées α = Lx/Ly atteint 0,40 (avec Lx ≤ Ly). Les deux directions participent alors à la flexion et chaque nappe est dimensionnée avec son propre moment, via les coefficients μx et μy. En dessous de 0,40, la dalle est calculée en 1 sens, sur une bande de 1 m dans la direction de la petite portée ; la grande portée ne reçoit que des aciers de répartition. L'Eurocode 2 (§5.3.1(5)) admet d'ailleurs de traiter en 1 sens une dalle sur 4 appuis dont le rapport Ly/Lx dépasse 2. Concrètement, une dalle de 4,5 × 6 m (α = 0,75) porte en 2 sens, tandis qu'un couloir de 2 × 8 m (α = 0,25) porte en 1 sens.

Le choix se fait sur la section d'acier par mètre (cm²/m) calculée dans chaque direction : on retient le premier panneau dont la nappe porteuse couvre cette section. Des panneaux de géométrie courante offrent 1,88 cm²/m (fils Ø 6 tous les 150 mm), 2,57 cm²/m (fils Ø 7 tous les 150 mm), 3,85 cm²/m (fils Ø 7 tous les 100 mm), 5,03 cm²/m (fils Ø 8 tous les 100 mm). Les désignations commerciales varient selon le fabricant : comparez la géométrie et la section, pas le nom. Attention au sens de pose : les panneaux à fils transversaux espacés de 300 mm sont dissymétriques, leur nappe transversale ne vaut que 1,28 cm²/m environ en fils Ø 7. Ces fils peuvent servir de répartition dans une dalle portant en 1 sens, mais pas de nappe principale : l'ANB limite alors l'espacement à 1,5 h et 250 mm à mi-portée. Sur une dalle portant en 2 sens, vérifiez chaque direction ou croisez deux nappes.

On compare la contrainte vEd = β·VEd / (u1·d) à la résistance vRd,c sur un contour de contrôle u1 situé à 2·d du nu de l'appui ponctuel (EC2 §6.4 et ANB). Pour un poteau intérieur de côtés a et b, u1 = 2(a + b) + 4π·d ; pour un poteau de rive au nu du bord, u1 = a + 2b + 2π·d (a le long du bord) ; pour un poteau d'angle, u1 = a + b + π·d. Le coefficient β de l'ANB majore l'effort : 1,15 à l'intérieur, 1,40 en rive, 1,50 en angle. Au nu du poteau, l'ANB plafonne en outre la contrainte à vRd,max = 0,5·ν·fcd, avec αcc = 1,00. Si seul vRd,c est dépassé, des armatures de poinçonnement (cadres, étriers, goujons, EC2 §6.4.5) ou un chapiteau conviennent. Si vRd,max est dépassé, il faut épaissir la dalle, agrandir le poteau ou monter en classe de béton.

Le poids propre d'une dalle pleine vaut 25 × h en kN/m², le poids volumique conventionnel du béton armé étant de 25 kN/m³ — soit environ 25 kg par mètre carré et par centimètre d'épaisseur. Une dalle de 15 cm pèse ainsi 3,75 kN/m² (environ 380 kg/m²), une dalle de 18 cm 4,50 kN/m² (environ 460 kg/m²) et une dalle de 20 cm 5,00 kN/m² (environ 510 kg/m²). Ce poids fait partie de la charge permanente G, à laquelle s'ajoutent chape, revêtements et cloisons. Le calculateur le recalcule automatiquement dès que vous modifiez l'épaisseur.

L'annexe nationale belge de la NBN EN 1992-1-1 (§9.3.1.1(3)) limite l'espacement des armatures principales d'une dalle à 2,5 h sans dépasser 400 mm. Dans les zones de moment maximal ou de charges concentrées, la limite tombe à 1,5 h et 250 mm. La nappe inférieure d'une dalle sur appuis simples est dimensionnée à mi-portée : le calculateur applique donc la seconde règle, soit 180 mm pour une dalle de 12 cm et 250 mm dès 17 cm. Pour les armatures secondaires (répartition), les limites sont 3 h et 450 mm, ramenées à 2,5 h et 400 mm dans les mêmes zones. Le calculateur ajoute des barres quand l'espacement, et non la section, commande.

En Belgique, l'enrobage dépend de la classe d'environnement de la NBN B 15-001 : EI à l'intérieur, EE1 à EE4 à l'extérieur selon le gel, la pluie et les sels, ES1 à ES4 en milieu marin. Le calculateur applique l'ANB : cnom = max(Ø ; cmin,dur ; 10 mm) + 10 mm, cmin,dur en classe structurale S4. Pour des barres Ø 10, cela donne 25 mm en EI, 35 mm en EE1 et EE2, 40 mm en EE3 et 55 mm en EE4. L'enrobage se paie en bras de levier : la hauteur utile vaut d = h − cnom − Ø/2. Sur une dalle de 20 cm ferraillée en HA 10, passer de EI à ES2 (air marin, avec gel) fait tomber d de 17,0 à 15,0 cm, soit 12 % de bras de levier en moins.